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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

346 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

346

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 410

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AZAREffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312960

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, acquéreur évincé, qui demandait l'annulation de la décision du 7 novembre 2023 par laquelle le maire de Thorigny-sur-Marne a préempté une parcelle. Le tribunal a jugé que la décision de préemption, fondée sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, était légale car elle poursuivait un intérêt général suffisant : la réalisation d'un aménagement de voirie et d'une mise en valeur paysagère de l'entrée de ville, visant à améliorer la sécurité et le confort de circulation. Les moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la caducité de la décision et de la méconnaissance des délais de préemption, ont été écartés.

Avocat : SELARL LAZARE AVOCATS

25 avril 2025• 4ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300592

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B, assistante familiale, d’une demande de condamnation du département du Gard à lui verser diverses sommes au titre de salaires et indemnités, en raison de l’interruption de ses contrats d’accueil d’enfants. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la requête, considérant que le département n’avait commis aucune faute dans le processus de recrutement et que la requérante ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain en lien avec la rupture des contrats. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code du travail, sans faire droit aux demandes principales, subsidiaires ou infiniment subsidiaires de Mme B.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

11 avril 2025• 3ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203952

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Villeneuve-Lez-Avignon le 16 décembre 2022. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de saisine sans délai du conseil de discipline, estimant que l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique n’impose pas un délai déterminé pour engager la procédure disciplinaire. Il juge également que les faits de harcèlement sexuel rapportés, suffisamment vraisemblables et graves, justifiaient légalement la suspension conservatoire dans l’intérêt du service. La demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 avril 2025• 2ème chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203895

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mmes C, A et Legourierec contestant l'arrêté du 20 mai 2022 du maire de Blanquefort leur délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Le tribunal a jugé que la construction préexistante sur le terrain, édifiée sans permis de construire, ne pouvait bénéficier de la prescription décennale de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme. En conséquence, le maire était fondé à exiger une demande d'autorisation portant sur l'ensemble du bâtiment pour régulariser la situation, et non sur les seuls travaux de rénovation et d'extension projetés. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur l'absence de régularisation préalable de la construction illégale.

Avocat : BALTAZAR

9 avril 2025• 2ème Chambre
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA04180

Avocat : DONAZAR

3 avril 2025• 1ère chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300446

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le maire de Moussac avait exercé le droit de préemption urbain sur un bien immobilier. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par les requérants. Le tribunal a retenu que la décision de préemption n'avait pas été notifiée au vendeur dans le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme, ce qui entache la décision d'illégalité. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 210-1 du même code.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

1 avril 2025• 1ère Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2106577

Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 9 juin 2021 par lequel le préfet de la Vendée avait ordonné la fermeture administrative pour quinze jours du débit de boissons "La Sirène". La juridiction a relevé d'office que le décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020, qui fondait la mesure de fermeture, n'était plus applicable à la date de l'arrêté attaqué, ayant été abrogé et remplacé par le décret n°2021-699 du 1er juin 2021. Ce nouveau décret n'interdisait plus l'accueil du public dans les restaurants et débits de boissons, mais en encadrait seulement les conditions. Par conséquent, l'arrêté préfectoral est annulé pour méconnaissance du champ d'application de la loi.

Avocat : BERAHYA LAZARUS

26 mars 2025• 5ème Chambre
CAA33Décision

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02384

Avocat : BALTAZAR

25 mars 2025• 5ème chambre (formation à 3)
CAA33Décision

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02383

Avocat : BALTAZAR

25 mars 2025• 5ème chambre (formation à 3)
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404516

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, est saisi par la société d’économie mixte pour le développement de la Lozère (SELO), concessionnaire de la station thermale de Bagnols-les-Bains, afin d’obtenir une provision de 59 907,08 €. Cette demande vise à réparer des désordres d’infiltrations affectant les cabines de soins, imputés à plusieurs entreprises et à leurs assureurs dans le cadre d’un marché public de maîtrise d’œuvre et de travaux. Le juge des référés rappelle que la SELO agit en tant que concessionnaire d’une délégation de service public, et non comme mandataire de la personne publique, ce qui implique que les litiges nés des marchés conclus pour son propre compte relèvent du droit privé. Par conséquent, le tribunal administratif se déclare incompétent pour connaître de ce litige, qui doit être porté devant le juge judiciaire.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

24 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405592

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, valide le refus de titre de séjour au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de l'absence d'éléments suffisants sur ses attaches personnelles et familiales en France, et rejette le moyen tiré de l'illégalité de la décision d'éloignement par voie de conséquence. La requête est rejetée dans son ensemble.

Avocat : BERAHYA LAZARUS

20 mars 2025• 6ème Chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE00470

Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT;SELARL LAZARE AVOCATS;SCP COHEN HYEST

20 mars 2025• 5ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112906

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, contestant le refus de titre de séjour pour raison de santé pris par le préfet de Maine-et-Loire le 17 septembre 2021. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été accordée. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait suivi l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant que le défaut de prise en charge médicale n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que la requérante pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERAHYA LAZARUS

14 mars 2025• 5ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201672

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, agent territorial, qui contestait la décision du 9 mai 2022 de la présidente du conseil départemental de Vaucluse de ne pas lui reconnaître d'incapacité permanente partielle (IPP) après un accident de service. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur le rapport d'expertise médicale concluant à l'absence de séquelles fonctionnelles objectives indemnisables, conformément aux articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et 2 du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

13 mars 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402869

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B C contestant le refus du département de Vaucluse et de la CAF de Vaucluse de lui accorder le bénéfice rétroactif du revenu de solidarité active majoré (RSA majoré) et de réviser ses droits à l’aide personnalisée au logement (APL) suite à la mise en place d’une résidence alternée pour son fils en juillet 2023. Le requérant demandait également l’indemnisation d’un préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. C, considérant notamment que les moyens tirés de la violation de la convention internationale des droits de l’enfant et de la convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives au calcul des prestations sociales en cas de résidence alternée.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

11 mars 2025• Pôle contentieux sociaux
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217385

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société SLEA HEAD contre un arrêté du maire de Sannois du 23 juin 2022, qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de Mme B pour la construction d'un balcon et l'extension d'un garage. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la société requérante, en tant que voisine immédiate, justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a constaté que le dossier de déclaration préalable était incomplet, faute de plan de façade et de document d'insertion graphique, en méconnaissance de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme. En application de l'article L. 600-5-1 du même code, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice dans un délai de trois mois.

Avocat : LAZARE AVOCATS

3 mars 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407056

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de l'association Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Cette mesure vise à déterminer l'origine et l'étendue des désordres (affaissements, fissures) affectant ses immeubles à Narbonne, apparus en juin 2023 et potentiellement liés à des fuites du réseau d'eau potable. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile malgré l'existence d'un précédent rapport d'expertise de 2019. Il a également rejeté la demande de mise hors de cause de la communauté d'agglomération du Grand Narbonne, jugeant sa présence utile en tant qu'autorité délégante du service public d'eau.

Avocat : BALTAZAR

26 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207422

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le motif retenu, à savoir l'aide au séjour irrégulier de son épouse en France de 2012 à 2018, était fondé. Il a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur ce comportement, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BERAHYA LAZARUS

25 février 2025• 5ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200822

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 12 janvier 2022 de la directrice déléguée du centre hospitalier Paul Cabanis de Beaune-la-Rolande qui prononçait la rétrogradation et l'affectation à l'équipe de bio-nettoyage d'une aide-soignante. Le tribunal a jugé que cette sanction disciplinaire, fondée sur des faits non établis matériellement, était insuffisamment motivée, l'administration n'ayant pas produit de mémoire en défense pour justifier les griefs. Il a enjoint au directeur de l'hôpital de réintégrer juridiquement l'agent dans son grade et de reconstituer sa carrière, sous réserve des obstacles légaux, dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur l'article 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.

Avocat : SELARL SYLVIE MAZARDO

13 février 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208453

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCCV Cœur de Ville 78, qui demandait la condamnation de la commune de Sartrouville à lui verser une indemnité de 5 318 312 euros. La société se prévalait de fautes commises par la commune dans le cadre d’une promesse de vente portant sur des parcelles destinées à être cédées, notamment un défaut de désaffectation et un défaut de propriété. Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et a également écarté les moyens tirés de l’incompétence de la juridiction administrative et du défaut de qualité pour agir de la société requérante. La demande de la SCCV Cœur de Ville 78 a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 5 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL LAZARE AVOCATS

3 février 2025• 1ère chambre