29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 667
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, antérieurement à l’introduction de la requête, le préfet avait déjà remis à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 21 juin 2026. En conséquence, les conclusions de la requête étaient dépourvues d’objet dès leur introduction et ont été rejetées comme manifestement irrecevables, y compris les demandes d’aide juridictionnelle provisoire et de frais irrépétibles.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant colombien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait déjà remis à l’intéressé un récépissé valable du 15 décembre 2025 au 14 juin 2026, rendant les conclusions de la requête dépourvues d’objet dès leur introduction et donc manifestement irrecevables. En conséquence, l’ensemble des demandes, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais d’instance, a été rejeté.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d’assurer l’hébergement de M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 26 septembre 2024, dans un délai d’un mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le préfet n’ayant pas contesté l’absence de proposition d’hébergement dans le délai réglementaire de six semaines. Aucune astreinte n’a été prononcée, mais l’État a été condamné à verser 1 100 euros à l’avocate de M. B... au titre de l’aide juridictionnelle.
Avocat : BOULAHBAL
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler son exclusion définitive de l’institut de formation en soins infirmiers de Salon-de-Provence. Après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, la requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de cet article, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : SEBAN AUVERGNE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travailler. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le non-renouvellement du récépissé n'était pas manifestement illégal. La condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : BALLU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de l'association One Voice et de la LPO AuRA contre l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2022 complétant la réglementation de la chasse en Savoie pour la campagne 2022-2023, notamment pour le petit gibier de montagne. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, tirés de l'absence de participation du public et de la méconnaissance de la directive "Oiseaux" (2009/147/CE) et du code de l'environnement, n'étaient pas fondés. Il a également jugé irrecevable la demande d'annulation des plans de chasse individuels faute de recours administratif préalable obligatoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des associations requérantes.
Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l’association LPO AuRA d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 septembre 2022 autorisant la chasse du lagopède alpin dans l’Isère. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’arrêté attaqué n’avait pas à être précédé d’une consultation publique en application de l’article L. 123-19-6 du code de l’environnement, dès lors qu’il s’inscrivait dans le cadre d’un arrêté initial ayant déjà fait l’objet d’une participation du public. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive « Oiseaux » (2009/147/CE) et de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 420-1 du code de l’environnement, estimant que la chasse du lagopède alpin, espèce chassable, ne portait pas atteinte à son état de conservation.
Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de Mme A..., ressortissante pakistanaise, qui n’arrivait pas à déposer sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » en raison d’un dysfonctionnement technique de la plateforme numérique de l’administration. Le tribunal a rejeté sa demande d’injonction visant à faire cesser l’inégal accès au service public et la rupture de continuité du service, au motif que de telles mesures relèvent de l’organisation réglementaire du service et ne peuvent être ordonnées par le juge des référés sur ce fondement. En revanche, le tribunal a fait droit à la demande individuelle de Mme A... en enjoignant au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous sous quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : SAMBA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par Mme A... B..., a examiné la conformité aux droits et libertés constitutionnels du VI de l’article 44 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, modifiant le 5° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. La requérante soutenait que cette disposition portait atteinte au droit à un recours effectif, au principe d’égalité, à la protection de l’enfance, au droit à l’éducation et à la dignité humaine. Le tribunal a estimé que la disposition contestée était applicable au litige et n’avait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution. Il a jugé que la question présentait un caractère sérieux, justifiant sa transmission au Conseil d’État.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé suspension de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La juge des référés a estimé que la demande était irrecevable car la décision attaquée était inexistante, faute pour l'administration d'avoir délivré un récépissé attestant du dépôt d'une demande valable de renouvellement. En application des articles L. 521-1, L. 522-3 du code de justice administrative et R. 431-12, R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'absence de ce récépissé empêche le déclenchement du délai de quatre mois nécessaire à la naissance d'une décision implicite de rejet.
Avocat : SCP ETIENNE BATAILLE - ELÉONORE DEGROOTE
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante s’était déjà vu remettre, antérieurement à l’introduction de sa requête, une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant ses conclusions sans objet et manifestement irrecevables. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de la société EN.K tendant à la suspension de l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « Ilôt central » pour une durée de quinze jours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société n'apportant pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation financière ou à sa pérennité, les difficultés invoquées étant inhérentes à toute mesure de fermeture temporaire. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP TERTIAN - BAGNOLI
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A..., agent public suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal écarte l'exception d'irrecevabilité soulevée par la ministre de la Santé, mais juge que la loi du 5 août 2021, fondement de la suspension, est conforme à la Constitution et aux engagements européens. En conséquence, la responsabilité de l'État ne peut être engagée, et les conclusions indemnitaires sont rejetées. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également écartées.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., agent public suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de sa perte de rémunération. Le tribunal a jugé que la loi du 5 août 2021, fondement légal de la suspension, n'a pas méconnu les droits constitutionnels ou conventionnels invoqués (articles 6 et 17 de la DDHC, articles 8 et 14 de la CEDH). Par conséquent, la responsabilité de l'État n'est pas engagée, la suspension étant légalement justifiée. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B..., agent public suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de sa privation de rémunération. La juridiction a jugé que la loi n°2021-1040 du 5 août 2021, fondement légal de la suspension, n'a pas méconnu les droits constitutionnels ou conventionnels invoqués (articles 6 et 17 de la DDHC, articles 8 et 14 de la CEDH, article 56 du TFUE). En conséquence, le principe de responsabilité de l'État n'étant pas engagé, la demande indemnitaire a été rejetée.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de candidats aux élections municipales de 2026 à Fontenay-sous-Bois. Ceux-ci demandaient la communication de nombreux documents municipaux liés à un incident d'affranchissement de propagande électorale par La Poste, qu'ils estimaient fausser le débat électoral. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas d'atteinte grave et immédiate à l'égalité entre les candidats ou à la sincérité du scrutin, la commune n'ayant pas réglé les factures litigieuses. Par ailleurs, la demande a été jugée irrecevable faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), comme l'exige le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante ukrainienne, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet de cette demande est née le 2 août 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative fait obstacle à la mesure sollicitée, qui ne vise pas à prévenir un péril grave, et la requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : SAMBA
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Paris, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges liés aux décisions de police. Par ordonnance du 23 janvier 2026, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seule juridiction compétente.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens inopérants ou non assortis de précisions suffisantes. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de renouvellement de carte professionnelle d'agent privé de sécurité, s'est déclaré incompétent territorialement. En application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d'exercice de la profession. Constatant que le requérant exerçait son activité à Paris, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris.
Avocat : BACQUET-BREHANT