29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 406
Avec résumé IA
Avocat : BAUDARD
Avocat : CHAMBARET
Avocat : BALG
Avocat : SCP GAFNER RAYNAUD - BARDON
Avocat : BALFET CAMILLE
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH
Avocat : BALAT
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, il a été constaté que l’intéressé s’est vu délivrer une carte de résident valable jusqu’en 2033, rendant ses conclusions sans objet. Par ordonnance, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction, et a rejeté la demande de frais de justice. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête des époux A... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2012 à 2018, consécutifs à la détention non déclarée de comptes en Belgique. Le tribunal a jugé que l'application du délai spécial de reprise de dix ans (article L. 169 du livre des procédures fiscales) n'était pas contraire à la libre circulation des capitaux, l'administration ne disposant pas d'informations suffisantes pour utiliser le délai de droit commun. Il a également écarté les moyens relatifs au prélèvement forfaitaire unique, au crédit d'impôt de modernisation du recouvrement, et à la majoration pour manquement délibéré, confirmant ainsi la légalité des impositions supplémentaires et des pénalités.
Avocat : SELARL VAUBAN
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la présidente du conseil départemental de l'Oise avait révoqué Mme A..., agent public. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense, ainsi qu'une erreur de droit et une disproportion de la sanction. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sollicitée.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 29 novembre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que cette décision, motivée par l’appréciation du droit au séjour et non par le caractère incomplet du dossier, constituait une décision faisant grief, recevable en excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BAOUZ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant yéménite, afin d’obtenir une injonction à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour le convoquer et enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a rappelé que l’administration a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, notamment en cas de dysfonctionnement de la plateforme numérique ANEF. La condition d’urgence est présumée remplie s’agissant d’une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est que le juge peut enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous, sous réserve que le requérant établisse l’impossibilité d’accomplir les formalités en ligne.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant ukrainien, contestant un arrêté préfectoral du 18 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans, et assignation à résidence. Le tribunal a notamment jugé que la décision d’éloignement était justifiée par la menace à l’ordre public que constituait le comportement de l’intéressé, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des articles L.612-2, L.612-3, L.612-6 et L.612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et de surveillance administrative.
Avocat : SAMBA
Avocat : BARTHOLOME
Avocat : MBARGA
Avocat : BAHLER
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 26 décembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité des informations de l'OFPRA, estimant que leur communication aux agents du ministère chargés de l'asile était légale. Il a également jugé que les conditions de l'entretien et l'examen du caractère manifestement infondé de la demande n'étaient pas entachés d'irrégularité. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 531-15 et L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BATHEM
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur du 26 décembre 2025 lui refusant l’entrée en France au titre de l’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la confidentialité des informations détenues par l’OFPRA avait été respectée et que les conditions de l’entretien n’avaient pas porté atteinte aux droits du requérant. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ni le principe de non-refoulement prévu par la convention de Genève et l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée comme superfétatoire.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet du Val-de-Marne d’une demande de suspension de la délibération du 17 décembre 2024 de l’établissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre, relative aux modalités d’organisation du temps de travail. Le préfet estimait que cette délibération maintenait des réductions de temps de travail pour des sujétions ne remplissant pas les conditions légales, en contradiction avec un précédent jugement d’annulation. L’établissement public a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, formé dix mois après la délibération. Le tribunal a examiné les moyens au fond, notamment au regard des dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi par Mme D... d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance du 13 octobre 2025, qui enjoignait au rectorat de Créteil de réexaminer la situation de son enfant handicapé afin de lui attribuer une aide humaine individualisée. Constatant que le recteur avait finalement procédé à l'affectation d'un accompagnant pour l'enfant à compter du 1er décembre 2025, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'astreinte formée sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
Avocat : BAYOU