29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 555
Avec résumé IA
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH
Avocat : BABOU
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du préfet de la Corrèze du 25 novembre 2025 assignant à résidence M. A... dans le département de la Corrèze. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant le lieu d'assignation en Corrèze, alors que l'intéressé résidait en Gironde avant sa détention et que l'administration ne justifiait pas de l'impossibilité de l'assigner dans ce département. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASTIE - BARAKE - POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : BAISECOURT
Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante camerounaise, contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, incluant ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut de motivation et aux vices de procédure concernant l'avis de l'OFII. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions contestées.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. B..., ressortissant roumain, à quitter le territoire français, au motif que les dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux décisions d'éloignement ne sont pas applicables aux citoyens de l'Union européenne. La situation de M. B... relève du livre II du CESEDA, notamment de l'article L. 251-1, ce qui rend la mesure d'éloignement prise à son encontre illégale. Par voie de conséquence, les décisions portant interdiction de retour et assignation à résidence sont également annulées.
Avocat : BATI-JURIS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS FSA RE, qui contestait un redressement fiscal relatif à des provisions pour frais futurs constituées en 2001 et reconduites, au titre de l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2019. La société invoquait le droit à l'oubli prévu à l'article 38 du code général des impôts pour corriger l'erreur affectant le bilan d'ouverture du premier exercice non prescrit. Le tribunal a jugé que les provisions en litige, qui n'avaient pas été remises en cause lors de contrôles antérieurs, ne pouvaient être regardées comme une erreur ou omission au sens de ces dispositions, et que la doctrine administrative invoquée ne permettait pas de remettre en cause leur caractère non déductible. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BAUTIAN
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie familiale en France avec son époux et sa fille. Le tribunal a estimé que Mme B... ne justifiait pas de sa résidence habituelle en France ni de la scolarisation actuelle de sa fille, et n'a pas démontré d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation de ses droits. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code précité.
Avocat : IBARA
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de police a retiré le certificat de résidence algérien de dix ans de M. A.... La solution retenue est fondée sur l'inapplicabilité aux ressortissants algériens de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit le retrait des titres de séjour pour les autres étrangers, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 fixant de manière complète les règles applicables. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de quinze jours et condamne l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : GABARD
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 20 mai 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : WERBA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 29 août 2024. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, alors que Mme B... était hébergée avec son fils handicapé dans un centre provisoire partagé avec trois autres familles. Le tribunal a jugé que la commission avait suffisamment motivé sa décision et que la situation d'hébergement temporaire, bien que précaire, ne caractérisait pas une urgence justifiant une reconnaissance prioritaire au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants ivoiriens, contestant les arrêtés du 6 mai 2025 par lesquels le préfet de Seine-et-Marne leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire et a fixé le pays de destination. Les requérants soutenaient notamment que le préfet n'avait pas examiné leur demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour), et que les décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a fait droit à leur demande en annulant les arrêtés, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas leur demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations dans un délai de deux mois et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : MBOMBO MULUMBA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants ivoiriens, contestant les arrêtés du préfet de Seine-et-Marne du 6 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas d'office leur demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, les requérants n'ayant pas sollicité une admission exceptionnelle au séjour. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SNC Bobigny Independance d’une demande de décharge de l’obligation de payer la taxe sur les locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage, consécutive à un permis de construire délivré en 2020. Par une ordonnance du 17 décembre 2025, le président de la 3ème chambre a constaté que l’administration avait prononcé le dégrèvement total de l’imposition le 30 juin 2025, rendant la requête sans objet sur le fond. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc été décidé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. L’Etat, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 1 000 euros à la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP ZURFLUH LEBATTEUX SIZAIRE & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SNC Bobigny Independance d’une demande de décharge de la taxe sur la création de locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage, assise sur un permis de construire délivré en 2020. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a prononcé le dégrèvement total de l’imposition litigieuse. Par ordonnance du 17 décembre 2025, le président de la 3ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge, devenues sans objet. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État, partie perdante, a été condamné à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un refus de visa de long séjour. Le requérant avait formé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, laquelle a implicitement rejeté sa demande le 22 mars 2025. Saisi le 31 juillet 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, le tribunal a constaté la tardiveté de la requête sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que des articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GHOUNBAJ
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite d’une demande de naturalisation prise par le préfet d’Indre-et-Loire, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ de l’article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions ministérielles après recours préalable obligatoire. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le Tribunal Administratif d’Orléans. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction.
Avocat : YELA KOUMBA
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 août 2025 du ministre de l'intérieur mettant M. B... à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de rémunération et de la qualité de fonctionnaire invoquée par le requérant, en disponibilité d'office pour raison de santé depuis 2019, résultait de l'atteinte de la limite d'âge et non de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : SCP INTER-BARREAUX CHOFFRUT-BRENER
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant l'interdiction d'acquérir ou de détenir des armes (catégories A, B et C) et son inscription au fichier FINIADA. La demande d'annulation de l'arrêté initial du 8 mars 2021 a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours étant expiré. Concernant le refus d'abroger cet arrêté (décision du 12 octobre 2022), le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, en application des articles L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure et L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. Aucune circonstance nouvelle justifiant l'abrogation n'ayant été démontrée, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : BARON COSSE ANDRE