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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

29 919

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 755

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BAEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502015

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé malgré une référence erronée à l'accord franco-algérien. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BALDE

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304491

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes des syndicats de copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » contestant les arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, imposaient des restrictions provisoires des usages de l’eau en raison de la sécheresse, notamment l’interdiction de remplir les piscines privées. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que les mesures étaient proportionnées à l’état de crise de la ressource en eau.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET MARTY BENEDETTI-BALMIGERE BREUIL

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507775

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision du 12 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII de Rennes a refusé d’accorder les conditions matérielles d’accueil à Mme E..., ressortissante congolaise ayant présenté une demande de réexamen d’asile. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l’article 20 de la directive 2013/33/UE et l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’avoir été précédé d’un examen individualisé de la situation de vulnérabilité de l’intéressée, notamment au regard de son état de santé et des violences subies. Il enjoint à l’OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai de sept jours sous astreinte de cent euros par jour de retard.

Avocat : BABIN

16 décembre 2025• Eloignement urgent
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106336

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Brasserie Esprit XV, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Bourgoin-Jallieu du 6 août 2021 interdisant le stationnement et l'occupation dans la zone du chantier de la tribune sud du stade Pierre Rajon. Le tribunal a jugé que la société requérante ne bénéficiait plus d'aucune autorisation d'occupation du domaine public depuis le 1er août 2021, et que l'arrêté contesté n'était donc pas de nature à affecter l'exercice de son activité. En conséquence, la société a été considérée comme dépourvue d'intérêt à agir, rendant sa requête irrecevable. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET URBAN CONSEIL

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507681

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme et M. C... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint Clair du Rhône à la SCCV Saint Clair Condrieu pour un immeuble de 41 logements. Les requérants contestaient notamment le nombre de places de stationnement pour vélos et voitures, ainsi que des nuisances de voisinage. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car les requérants n'ont pas notifié leur recours contentieux à la commune dans les quinze jours suivant son dépôt, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et ce malgré une demande de régularisation.

Avocat : SELARL D'AVOCATS GUILLOTIN - LE BASTARD & ASSOCIES

16 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310550

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources suffisantes et stables de M. A..., malgré l'augmentation de son chiffre d'affaires, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La décision du préfet de police du 23 janvier 2023 a été regardée comme s'étant substituée à celle du ministre.

Avocat : IBARA

16 décembre 2025• 3ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502152

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que M. B., entré en France à 46 ans, célibataire et sans enfant à charge, ne justifiait pas d'une insertion personnelle ou professionnelle suffisamment ancienne et stable pour bénéficier d'un droit au séjour.

Avocat : BALIMA

16 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500589

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui contestait un refus de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, le préfet a délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire, rendant les conclusions en annulation et en injonction sans objet. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : BALIMA

16 décembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514694

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 19 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant la décision fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

16 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507114

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A... B..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, a rejeté sa requête comme irrecevable. Le juge a constaté que les conclusions en annulation étaient tardives, le délai de recours contentieux n'ayant pu être interrompu par une demande d'aide juridictionnelle, conformément aux articles L. 921-1, L. 921-2 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de l'ensemble des demandes, sans examen au fond des moyens soulevés.

Avocat : BAKARY AFISSOU

16 décembre 2025• Magistrat M.HOLZER
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500228

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D... contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS le 22 janvier 2024. Le juge a estimé que la consultation des fichiers de données personnelles lors de l'enquête administrative était régulière, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a également considéré que le CNAPS avait procédé à une appréciation globale des éléments, sans erreur de droit ou d'appréciation, en se fondant sur le comportement incompatible avec l'exercice des fonctions de sécurité privée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500303

**Contravention de grande voirie – Domaine public maritime – Tribunal administratif de la Polynésie française** Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’un recours de plein contentieux contre Mme A... E... pour des constructions non autorisées (abri, dalles béton, deck, toiture, murets, ponton, portique) sur le domaine public maritime et fluvial, entravant la libre circulation des piétons et perturbant l’écosystème. La requérante a été condamnée à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et au paiement de 2 625 549 F CFP au titre des frais de réparation et d’établissement du procès-verbal. La demande de sursis à statuer de Mme E... a été rejetée, l’administration n’étant pas tenue d’attendre une éventuelle régularisation. La décision se fonde sur les articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, relatifs aux contraventions de grande voirie.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

16 décembre 2025• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500306

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française pour contravention de grande voirie à l'encontre de M. D..., qui a réalisé des aménagements (notamment un enrochement) sur le domaine public maritime à Moorea. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer de M. D..., qui invoquait une demande de régularisation en cours, et a jugé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal. Il a condamné M. D... à une amende, à la remise en état des lieux sous astreinte, et au paiement des frais de procès-verbal et des dommages-intérêts, sur le fondement de la délibération n°2004-34 du 12 février 2004 portant composition et administration du domaine public en Polynésie française.

Avocat : BARON

16 décembre 2025• JUGE UNIQUE
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301047

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., fonctionnaire territoriale, qui demandait la condamnation de la région Guadeloupe à lui verser 75 000 euros pour préjudice moral et l'injonction de reclassement et de reconstitution de carrière. La requérante soutenait que son état de santé et son ancienneté n'avaient pas été pris en compte lors de son affectation en 2012. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'injonction étaient irrecevables car présentées à titre principal. Sur le fond indemnitaire, il a estimé que la région avait respecté son obligation de reclassement en procédant à une adaptation de poste et à une nouvelle affectation conforme aux avis médicaux, conformément aux articles L. 826-1 et L. 826-3 du code général de la fonction publique.

Avocat : SEBAN ET ASSOCIES

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514724

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant burkinabais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a considéré que les modalités de contrôle (présentation quotidienne au commissariat et obligation de demeurer à domicile entre 11h et 13h) n'étaient pas disproportionnées, faute pour le requérant de justifier d'une activité professionnelle à la date de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SCP SEBBAR

16 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301131

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SAS Tarn Fibre contestant un titre de perception de 30 000 euros émis par le département du Tarn pour des pénalités contractuelles. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur du titre, l'absence de signature, et l'irrégularité de la procédure de mise en demeure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les mises en demeure étaient valables au regard des stipulations contractuelles et que les manquements aux obligations de transmission des rapports et comptes-rendus étaient établis. En conséquence, la demande d'annulation du titre de perception et de décharge de l'obligation de payer a été rejetée, et la SAS Tarn Fibre a été condamnée à verser les intérêts moratoires au taux légal à compter de la réception du titre.

Avocat : SEBAN & ASSOCIES

16 décembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305355

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société Tarn Fibre contestant un titre exécutoire de 573 000 euros émis par le département du Tarn pour des pénalités de retard. La société invoquait des vices de forme (défaut de signature, motivation insuffisante) et contestait le bien-fondé des pénalités, arguant de l'absence de base contractuelle. Le tribunal a écarté les moyens de forme et a jugé que l'autorité de chose jugée d'un précédent jugement, confirmé en appel, empêchait de remettre en cause le principe et le montant de la créance. La demande de la société a donc été rejetée, et celle du département tendant aux intérêts a été accueillie.

Avocat : SEBAN & ASSOCIES

16 décembre 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304072

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté les requêtes du Syndicat des copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » demandant l’annulation des arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, interdisaient le remplissage des piscines privées en période de sécheresse. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que la mesure n’était pas disproportionnée.

Avocat : CABINET MARTY BENEDETTI-BALMIGERE BREUIL

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405022

Le Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre) a rejeté la requête de Mme H... B... et de M. C... F... E... demandant l'annulation du refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La juridiction a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les moyens dirigés contre cette dernière. Le tribunal a estimé que la décision de la commission, qui s'appropriait les motifs du refus consulaire, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL PUYBAREAU AVOCAT

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405293

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Nord. Le tribunal a estimé que ces décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a considéré que rien ne faisait obstacle à la reconstitution de la cellule familiale en Algérie, pays d'origine de l'intéressée et de ses enfants, et que Mme B. ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle particulière en France.

Avocat : ABBAS

16 décembre 2025• 1ère Chambre