21 970 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
21 970
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 590
Avec résumé IA
Avocat : PRADIER - DIBANDJO
Avocat : CABINET FLORENCE BARRAULT
Avocat : BAILLEUX
Avocat : ZBACZYNIAK
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'une requête en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à ordonner une expertise pour évaluer les préjudices d'un agent territorial atteint d'une maladie professionnelle. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant que l'expertise était une mesure utile en vue d'un éventuel litige indemnitaire principal contre la commune employeur. La mission de l'expert, précisément définie, vise à établir l'ensemble des préjudices extra-patrimoniaux, temporaires et permanents, subis par le requérant.
Avocat : SELARL BAZIN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... B..., une enseignante contractuelle, qui contestait le refus de reconduction de son contrat et de sa requalification en CDI. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, adressée à la Polynésie française, était irrecevable car l'État (via le vice-recteur) était seul compétent en la matière, et que le refus implicite de requalification était légal. Il a également déclaré irrecevable sa demande de déclaration d'illégalité d'une clause du cadre de gestion des agents, relevant que le juge administratif ne peut procéder à une telle déclaration d'illégalité dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal du 18 février 2022 opposé à sa déclaration préalable de division foncière. Le juge a estimé que le maire avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance de la desserte routière, un chemin rural trop étroit et inadapté pour garantir la sécurité et l'accès des services, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant, partie perdante, a été condamné à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais.
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État pour faute. Le tribunal a condamné l'État à verser 11 200 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAGUET
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile somalienne. La juridiction a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que la requérante avait obtenu une protection internationale dans un autre pays, malgré la présentation de faux documents et un parcours migratoire. Le tribunal a enjoint à l'OFII d'accorder le bénéfice de ces conditions dans un délai d'un mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du maire d'Apt refusant un permis d'aménager un lotissement. Le juge a estimé que la présence de canalisations d'eau potable sur le terrain, invoquée au titre de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (salubrité publique), ne justifiait pas légalement le refus. La décision retient que le projet, tel que présenté, ne démontrait pas un risque d'atteinte à la salubrité publique et qu'aucune servitude ou zone non aedificandi ne s'imposait.
Avocat : CABINET BAUDUCCO ROTA
**Sujet principal** : Recours en référé-suspension contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2025 (refus de titre de séjour et OQTF). Il estime que l'urgence est caractérisée et qu'un doute sérieux existe sur la légalité de la décision, notamment quant au respect du droit au respect de la vie privée et familiale. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la vie privée et familiale.
Avocat : BAUTES
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour était légalement justifiée.
Avocat : SELARL ALBAN COSTA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Les requérants, un père réfugié et sa fille majeure, n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 561-2 du CESEDA qui conditionne ce type de visa à la minorité ou à une dépendance financière, conditions non remplies ici. Le juge a également estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les allégations sur la vulnérabilité de la demanderesse.
Avocat : GUILBAUD
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de l'ARS Centre-Val de Loire refusant une autorisation d'activité de soins de médecine nucléaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la continuité de la prise en charge des patients. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, a été saisi par une clinique pour suspendre une autorisation d'activité de soins de médecine nucléaire accordée à un concurrent. Le juge constate le désistement pur et simple du requérant après l'engagement de la procédure contradictoire. Il donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans avoir à statuer sur le fond de la demande de suspension.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de suspension en référé d'un licenciement prononcé par l'ARCOM. Le juge a estimé que, malgré l'urgence caractérisée par la perte d'emploi, les moyens soulevés (notamment sur l'incompétence du signataire et le vice de procédure) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté d'expulsion. Le juge a considéré que l'urgence était établie, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était caractérisé en l'état de l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge ayant soulevé d'office la substitution de la base légale de l'article L. 631-1 à celle de l'article L. 631-3.
Avocat : BACHTLI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que le retard dans la délivrance du titre portait une atteinte grave et urgente à sa liberté d'aller et venir, justifiant une injonction sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au titre d'identité et de voyage.
Avocat : BALLU
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter des jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal examine la recevabilité et le fond des requêtes, notamment la prescription des créances, la responsabilité de l'État (avec ou sans faute), et le quantum du préjudice locatif allégué. Un moyen d'irrecevabilité a été relevé d'office concernant certains requérants. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles), et articles R. 611-7 et R. 613-1-1 du même code (procédure). La prescription quadriennale en matière de responsabilité de la puissance publique est également en jeu.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'annulation concernant le refus d'octroi du concours de la force publique pour l'exécution de jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal a examiné les conclusions des requérants visant à obtenir la condamnation de l'État à indemniser un préjudice lié à la dépossession de leur propriété et à annuler le refus implicite de concours de la force publique. Il a également relevé d'office une question d'irrecevabilité concernant certains requérants. Textes appliqués : Référence aux articles L. 761-1, R. 611-7 et R. 613-1-1 du code de justice administrative concernant les frais de procédure, les moyens relevés d'office et la communication de pièces.