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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 945

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAEffacer tout
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302799

Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme D, venant aux droits de M. A, décédé en cours d'instance. Le requérant, ancien directeur muté, imputait au centre hospitalier de Soissons un harcèlement moral et une mutation illégale. Le tribunal juge que l'établissement n'est pas l'auteur de la décision de mutation et que les éléments fournis ne permettent pas de présumer un harcèlement moral. Les conclusions indemnitaires et d'annulation sont donc rejetées, sur le fondement des articles L. 133-2 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BACQUET-BREHANT

12 juin 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404194

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 009,59 euros pour la période de juillet 2020 à décembre 2022. Le tribunal constate que la décision initiale de la CAF du Bas-Rhin du 6 juin 2023 a été substituée par la décision explicite de la Collectivité européenne d'Alsace du 29 juillet 2024, rendant irrecevable le recours contre la première. Sur le fond, le juge écarte le moyen de prescription, car une amende administrative pour fraude a été prononcée contre M. C, portant le délai de prescription à cinq ans en application de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BARANOWSKA ANGELIKA

12 juin 2025• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502892

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet du Bas-Rhin visant à obtenir l'expulsion de M. A d'un logement géré par l'association ARSEA. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, M. A faisant état de pressions et de conditions d'hébergement potentiellement indignes, et que la mesure sollicitée n'était pas justifiée par une urgence suffisante au regard de la situation personnelle de l'occupant. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.

Avocat : CHEBBALE

12 juin 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201569

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SCI CB Corsica, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement en Corse de 152 998 euros au titre de l’exercice 2020. La société invoquait l’éligibilité de ses investissements dans des meublés de tourisme, en application de l’article 244 quater E du code général des impôts et de l’article 57 de la loi n° 2019-1479. Le tribunal a jugé que les logements n’étaient pas achevés au 31 décembre 2020, faute de raccordement au réseau électrique, condition nécessaire pour bénéficier des mesures transitoires. Les moyens tirés de l’incompétence du signataire de la décision de rejet et de l’irrégularité de sa notification ont été écartés comme inopérants.

Avocat : BARBOLOSI

12 juin 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302160

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, qui estimait que Bordeaux Métropole avait manqué à sa promesse de l'affecter sur un poste de responsable avec fonctions d'encadrement, pour lequel elle avait été recrutée par mutation, en la nommant finalement sur un poste de chargé de mission sans pouvoir hiérarchique. Le tribunal a reconnu la faute de l'administration, considérant que l'engagement ferme pris envers l'agent n'avait pas été respecté en raison de la suppression et du redéploiement du poste promis. En réparation du préjudice moral direct subi, la collectivité a été condamnée à verser 4 000 euros à Mme A. En revanche, la demande d'indemnisation pour préjudice financier a été rejetée, les frais invoqués n'étant pas jugés en lien direct avec la faute commise.

Avocat : BALTAZAR

12 juin 2025• 4ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401705

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné le recours de Mme B contre une décision de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin confirmant un indu de prime d'activité de 1 765,72 euros. Après une remise partielle accordée par la caisse, le litige a été réduit à un solde de 441,43 euros. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 842-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, jugeant que l'indu était justifié car Mme B n'avait pas déclaré sa situation de concubinage, ce qui modifiait la composition de son foyer et, par conséquent, ses droits à la prestation.

Avocat : SABATAKAKIS

12 juin 2025• Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302251

Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Bormes-les-Mimosas pour une chute survenue le 16 avril 2022 dans un fossé d'évacuation des eaux pluviales. Le tribunal estime que la matérialité des faits est établie, mais que la responsabilité de la commune ne peut être engagée, car l'ouvrage public (trottoir et fossé) était normalement entretenu, comme en attestent les barrières de protection et l'absence d'anomalie excédant les difficultés normales pour un usager prudent. En conséquence, les demandes indemnitaires de Mme B et de la CPAM des Hauts-de-Seine sont rejetées, et Mme B est condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

12 juin 2025• 3ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503802

Contentieux de la tarification sanitaire et sociale. Le Tribunal Administratif de Paris se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles. La solution est fondée sur l’article R. 312-10-1 du code de justice administrative, qui désigne le tribunal du ressort de l’établissement concerné (clinique chirurgicale du Val d’Or, située dans les Hauts-de-Seine).

Avocat : CABINET CORMIER, BADIN (SELARL)

11 juin 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207674

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme C, agissant pour elle-même et pour sa fille mineure B, afin d’engager la responsabilité du centre hospitalier de Fourmies pour un retard fautif de diagnostic d’appendicite aiguë en décembre 2019, ayant entraîné des complications obstétricales. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital, non contestée, et a appliqué un taux de perte de chance de 23 % pour évaluer les préjudices. Il a condamné l’établissement à verser des indemnités à Mme C pour ses préjudices personnels et à la CPAM du Hainaut pour ses débours, tout en rejetant la demande de provision pour l’enfant B, dont l’état n’était pas consolidé. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et sur les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : BARON

11 juin 2025• 6ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407536

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’expertise formée par M. et Mme E sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient faire constater les désordres liés à la présence de gravats amiantés après un incendie, mais le juge a estimé la mesure inutile. Il a relevé que les débris avaient été nettoyés dès le 15 octobre 2024 par Bordeaux Métropole et qu’un commissaire de justice avait constaté l’absence de toute trace résiduelle le 11 janvier 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BALLADE LARROUY

11 juin 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400966

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de remise de dettes pour des indus de prime d'activité. La requérante n’a pas donné suite à une demande de régularisation de sa requête, qui était insuffisamment motivée, malgré l’invitation du tribunal en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a prononcé le rejet de l’affaire sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code, faute de moyens assortis de précisions suffisantes.

Avocat : BARRATIER ANNE CHRISTINE

11 juin 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401454

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe à verser à Mme A, infirmière, une provision de 15 895,96 euros. Cette somme correspond aux retenues sur son traitement depuis février 2024, consécutives à son placement d'office en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que l'obligation du CHU n'était pas sérieusement contestable, faute pour l'administration de justifier d'une maladie dûment constatée mettant l'agent dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, en méconnaissance des dispositions de l'article 14 du décret du 19 avril 1988 (codifié au code général de la fonction publique).

Avocat : HODEBAR-LOUIS

11 juin 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409479

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune de Pornic d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de constater et déterminer les causes de multiples désordres affectant les travaux de réhabilitation d’un immeuble et de construction d’un ensemble immobilier, apparus pendant la garantie de parfait achèvement. La commune a sollicité que la mission de l’expert soit étendue à un nouveau désordre et qu’elle inclue un avis sur les responsabilités, tout en se désistant à l’égard de la société DL Atlantique, dont les désordres avaient été repris. Le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant une expertise, confiant à l’expert la mission de constater les désordres, d’en déterminer l’origine et les causes, d’évaluer les travaux nécessaires, et de donner un avis sur les responsabilités encourues, sans préjudice du partage de responsabilité entre constructeurs. La décision a également pris acte du désistement partiel de la commune et rejeté les demandes de mise hors de cause de la société Shipelec et de la société Sandra Troffigué Architecte, cette dernière voyant

Avocat : SELARL PALLIER - BARDOUL - SIEBERT

11 juin 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301343

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, avocate, qui sollicitait réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité alléguée des décisions de refus d’aide juridictionnelle pour ses clients. Le tribunal a jugé que les décisions contestées constituent des actes d’administration judiciaire, dont la responsabilité de l’État ne peut être engagée qu’en cas de faute lourde, laquelle n’était pas établie en l’espèce. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : Maître Bastien Demars

10 juin 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501772

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de l'office public de l'habitat Habitat et Métropole visant à désigner un expert judiciaire. L'expert sera chargé d'identifier les causes et l'étendue des infiltrations d'eau affectant les toitures-terrasses de plusieurs immeubles à Firminy, suite à des travaux d'étanchéité réalisés par la société Oméga étanchéité, aujourd'hui en liquidation judiciaire. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure d'expertise utile. Il a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant.

Avocat : SELARL BARRE LE GLEUT

10 juin 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504657

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné les demandes de la société Sogefimur tendant à la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2018, 2019 et 2020. La société contestait la légalité des délibérations de la communauté urbaine Angers Loire Métropole fixant les taux de la taxe, invoquant une méconnaissance de l'article 1520 du code général des impôts et une disproportion entre le coût du service et les recettes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BAKER & MC KENZIE

10 juin 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109508

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Esterra, qui demandait la condamnation de la Métropole européenne de Lille à l’indemniser pour des préjudices liés à l’exécution d’un marché public de gestion de déchetteries, en raison de modifications unilatérales et de suspensions partielles durant la crise sanitaire. Le tribunal a considéré que la Métropole n’avait pas méconnu ses obligations contractuelles ou réglementaires, notamment au regard de l’ordonnance n° 2020-319 et des principes d’équilibre financier du contrat, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes indemnitaires et subsidiaires, ainsi que des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401254

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A C d’une demande de décharge partielle d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu pour 2018, relative à un bonus versé par son employeur. La requérante soutenait que ce bonus, versé en décembre 2018 suite à un changement de pratique de l’employeur, ne constituait pas un revenu exceptionnel exclu du crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). L’administration fiscale avait partiellement admis sa réclamation, mais maintenait un supplément d’imposition de 1 951 euros. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le bonus litigieux, bien que versé en décembre, correspondait à une période antérieure et constituait un revenu exceptionnel au sens des 14° et 15° du II de l’article 60 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, exclu du bénéfice du CIMR.

Avocat : BAROCHE GÉRARD

10 juin 2025• 2ème chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500014

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme C d’une demande indemnitaire de 2 279 525 francs pacifiques au titre de l’aide aux agents en stage de formation à l’extérieur. En cours d’instance, la Polynésie française a régularisé la situation en versant à l’intéressée une somme de 1 841 533 francs pacifiques, ce que Mme C n’a pas contesté. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné la Polynésie française à verser 75 000 francs pacifiques à Mme C au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

10 juin 2025• 1ère Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306507

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor pour condamner M. A, gérant de la compagnie maritime Sur Mer, pour des contraventions de grande voirie. Les faits reprochés concernent le non-respect des quotas de passagers, des créneaux horaires d'accostage et des ordres de la police portuaire sur l'île de Bréhat, en violation des arrêtés des 13 juillet et 11 août 2023. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité de ces arrêtés, jugés légaux par un jugement du même jour, et a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur du procès-verbal. La solution retenue est fondée sur les articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5337-2 du code des transports.

Avocat : SCP BARON WEEGER

10 juin 2025• 5ème Chambre