29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 436
Avec résumé IA
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS INTERBARREAUX LEXCAP
Avocat : SELARL CABANES & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’administration d’exécuter une décision de la CDAPH prévoyant une aide humaine individuelle pour un élève handicapé. En cours d’instance, le rectorat a recruté une accompagnante et mis en place l’accompagnement à compter du 29 septembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : BAYOU
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... B... de deux requêtes visant à annuler le refus de l'administration d'exécuter une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à son enfant handicapé, et à enjoindre au rectorat de mettre en place cet accompagnement sous astreinte. Le recteur a fait valoir que l'accompagnement avait été intégralement mis en œuvre suite au recrutement de deux accompagnants. Constatant que l'accompagnement individualisé de l'élève était effectif depuis le 3 novembre 2025, le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : BAYOU
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant une carte professionnelle à M. B..., faute d'urgence établie. Le requérant invoquait sa situation précaire et l'inexécution d'un précédent jugement, mais n'a fourni aucune pièce justifiant une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dont les conditions cumulatives (urgence et doute sérieux) n'étaient pas remplies.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi par transmission du tribunal de Marseille, a été confronté à une requête de M. C... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le magistrat désigné a constaté que, bien que le requérant ait été transféré dans un centre de rétention situé dans le ressort de Nîmes, il avait depuis été libéré et assigné à résidence dans les Bouches-du-Rhône. En application des articles R. 922-4 et R. 922-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Marseille. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : BATAILLE
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Clinéa, gestionnaire du centre de convalescence et de rééducation du Lavarin, d’une requête en plein contentieux visant à réformer ou annuler un arrêté de l’agence régionale de santé Provence-Alpes Côte d’Azur du 7 novembre 2024 relatif au financement des activités de soins de suite et de réadaptation. Par un mémoire enregistré le 22 octobre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 février 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen, droit d'être entendu) étaient manifestement infondés, et que les moyens de légalité interne (erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, sans examen au fond.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’une requête en annulation de décisions de prolongation de sa suspension de fonctions par le centre hospitalier spécialisé de Thuir, ainsi que d’une demande indemnitaire. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le greffe a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, sous peine de désistement d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, Mme A... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 17 février 2026, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
Avocat : SCP LEVY-BALZARINI-SAGNES-SERRE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. D..., militaire blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD 40) lors d'une manifestation le 26 janvier 2019, afin d'engager la responsabilité de l'État. Le requérant invoquait principalement la responsabilité civile de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, et subsidiairement la responsabilité sans faute pour risques exceptionnels ou la faute lourde des forces de l'ordre. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le LBD 40 ne constitue pas une arme dangereuse justifiant un régime de responsabilité sans faute et que l'usage de l'arme était proportionné au contexte de maintien de l'ordre. Aucune faute lourde n'ayant été retenue, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS OBADIA & STASI
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a examiné une demande visant à constater l'inexécution d'une précédente injonction et à liquider une astreinte. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de constat d'inexécution et de liquidation de l'astreinte. Il a estimé que l'administration avait, par une décision informatisée prise dans le délai imparti, déféré à l'injonction de délivrer un titre de voyage, et que le délai supplémentaire nécessaire à sa fabrication matérielle ne constituait pas un manquement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : CABARET
La décision concerne l'annulation d'un refus d'autorisation de transformation d'un local commercial en meublé de tourisme à Paris. Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté municipal du 31 janvier 2024, considérant que le changement entre les sous-destinations « commerce de détail » et « hébergement touristique » ne relevait pas du régime de la déclaration préalable. La juridiction a appliqué les articles R. 151-27, R. 151-28 et R. 421-17 du code de l'urbanisme, qui distinguent destination et sous-destination, et a enjoint à l'administration de délivrer l'autorisation.
Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que la motivation était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant, ont également été rejetés.
Avocat : KABAMBA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 13 255,30 euros présentée par la société Clément et fils à l'encontre de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, la société ayant signé sans réserve le décompte général définitif du marché et ayant déjà perçu le solde correspondant. En conséquence, la société requérante a été condamnée à verser 2 500 euros à la métropole au titre des frais de justice.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant un permis de conduire pour solde de points nul, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il estime que le litige, portant sur une mesure individuelle de police, relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, soit le Tribunal administratif de Grenoble. Par conséquent, l’ordonnance renvoie le dossier à cette juridiction.
Avocat : SELARL BARD & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. C..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et l’absence d’examen de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et a confirmé le refus de l’OFII. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 55-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BACHELET
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal après une décision de la commission de médiation. Elle a condamné l'État à verser à la requérante une indemnité de 410 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : BAGUET
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un étudiant étranger contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que l'administration avait procédé à un examen sérieux et personnalisé de sa situation, notamment au regard de la réalité et de la cohérence de son cursus universitaire. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAMBA
Avocat : SCP D'AVOCATS BADUEL & GAUTIER
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants concernant le refus de la DASEN de l'Eure de mettre pleinement en œuvre une orientation scolaire en ULIS prescrite par la CDAPH. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leur recours au fond après le rejet de leur demande de suspension en référé. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BARON COSSE ANDRE