580 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
580
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 121
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Parentis-en-Born. Le tribunal a jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, avaient bien un intérêt à agir, mais que leurs moyens contestant la régularité de l'arrêté (notamment au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU) n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation.
Avocat : SCP CASADEBAIG & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant suisse, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2025 déclarant caduc son droit au séjour, lui ordonnant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre ces mesures et que celles-ci étaient légalement fondées sur les articles L. 233-1, L. 251-1 et L. 252-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ayant établi que l'intéressé ne satisfaisait plus aux conditions de son droit au séjour. Le tribunal a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BAISECOURT
Avocat : BAILLEUX
Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir dirigée contre une prétendue décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le demandeur a effectué une démarche en ligne, laquelle est toujours en attente d'examen, et que le délai de quatre mois pour qu'un silence vaut rejet n'est pas encore applicable. Par conséquent, la requête est jugée manifestement irrecevable, car elle attaque une décision qui n'existe pas, sur le fondement des articles R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BAISECOURT
**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de demande de naturalisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision ministérielle d'ajourner la demande de naturalisation de M. C... pour deux ans. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation. Il estime que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste en tenant compte d'une composition pénale récente et d'une période de séjour irrégulier.
Avocat : BAILLY-COLLIARD
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet concernant l'affectation et la rémunération d'un agent public. La juridiction estime que le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de rejet, née le 27 mars 2025, a expiré avant l'introduction de la requête le 26 août 2025, en application des articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : KEBAILI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des malfaçons sur un logement de fonction rénové dans le cadre d'un marché public. La commune de Villenave d'Ornon, attributaire du marché, sollicitait cette mesure pour caractériser les désordres et évaluer les travaux nécessaires après l'échec des démarches amiable auprès de l'entreprise, placée en liquidation judiciaire. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile en vue d'un futur litige sur l'exécution du marché ou d'une action indemnitaire.
Avocat : SCP LE BAIL
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. E... visant à annuler un arrêté de transfert vers la Croatie et un arrêté d'assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces mesures et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et l'absence de menace à l'ordre public, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour pluriannuel. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a ensuite rejeté sa demande subsidiaire de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit en l'espèce.
Avocat : BAISECOURT
Avocat : SCP CASADEBAIG ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur une action en garantie décennale introduite par la commune de Chaource contre les entreprises ayant participé à la construction d'une école maternelle. La juridiction a rejeté la demande principale de la commune, qui sollicitait la condamnation solidaire des sociétés Collin Etanchéité, C. Colomes/F. Nomdedeu Architectes et Dekra Industrial au paiement de dommages-intérêts pour divers désordres. Le tribunal a jugé que la commune n'apportait pas la preuve que les désordres allégués, notamment concernant la toiture, constituaient des dommages de nature décennale au sens des articles 1792 et suivants du code civil.
Avocat : SCP SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les recours en annulation et en injonction formés contre le refus de visas de long séjour. Cette solution est retenue car les visas ont finalement été délivrés par l'autorité consulaire, ce qui rend les demandes sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour leurs frais.
Avocat : BAILLY-COLLIARD
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer, car la délivrance ultérieure d'une carte de séjour pluriannuelle par le préfet de police avait abrogé la décision contestée, privant la requête de son objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BAISECOURT
Avocat : BAILLEUX
Avocat : CABAILLOT
Avocat : BAILLY-COLLIARD JULIE
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme C... visant à évaluer la qualité de sa prise en charge pour une cécité. La requérante sollicitait une nouvelle expertise, contestant celle déjà réalisée par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI). Le juge a estimé que la demande n’était pas utile, faute d’éléments nouveaux remettant en cause l’objectivité ou les conclusions de l’expertise antérieure, conformément à l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les frais de justice ont été laissés à la charge de la requérante.
Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Avocat : JURISOPHIA SAVOIE - BUREAU D'AIX LES BAINS