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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 783 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 783

Décisions totales

383 581

Ordonnances

301 907

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BALEffacer tout
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2300097

Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête des consorts B, qui demandaient l'annulation du refus implicite du préfet de mandater d'office une somme de 726 390,95 euros due par la collectivité de Saint-Martin en exécution de décisions de justice. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête tardive en application du principe de sécurité juridique. Il a estimé que les requérants avaient eu connaissance de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur leur demande du 22 mars 2022, et qu'ils n'avaient introduit leur recours que le 5 juin 2023, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. La requête a donc été déclarée irrecevable.

Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES

15 mai 2025• 2ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502054

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le juge a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en ce qu'elle visait le règlement (UE) n° 604/2013 et précisait que l'Espagne avait accepté de prendre en charge l'intéressé. Les moyens soulevés, tirés d'une insuffisance de motivation, d'une erreur de droit, d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté de transfert fondé sur le règlement Dublin III.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DERBALI

14 mai 2025• URGENCES JU
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502861

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du 26 mars 2025 par laquelle l'OFII avait prononcé la cessation des conditions matérielles d'accueil d'une famille de demandeurs d'asile. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour l'administration d'avoir mis les requérants en mesure de présenter leurs observations écrites préalablement. Le tribunal a également relevé que la vulnérabilité des intéressés n'avait pas été prise en compte, en violation des textes précités et de la directive 2013/33/UE. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir sans délai le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 28 février 2025.

Avocat : CHEBBALE

14 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504836

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de Mme G, ressortissante algérienne, contestant les décisions du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire) et des défaillances systémiques en Italie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient légales et proportionnées. En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux a été rejetée.

Avocat : BALLU

14 mai 2025• Reconduite à la frontière
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498015

Avocat : BALAT

13 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498015.20250513• 8ème chambre jugeant seule
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01546

Avocat : CHEBBALE

13 mai 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401513

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société SAVIMA pour obtenir le remboursement d’une somme de 47 034,26 euros, correspondant à un titre de recettes annulé par le Conseil d’État le 1er juin 2023. La société a informé le tribunal que cette somme lui avait été versée le 30 décembre 2024, rendant sans objet sa demande principale. Le juge a toutefois condamné le centre hospitalier de Capesterre Belle Eau à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES

13 mai 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401514

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS ALU COULEUR d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Capesterre Belle-Eau au remboursement d'une somme de 7 845,07 euros, correspondant à la partie annulée d'un titre de recettes par le Conseil d'État. La somme ayant été versée par le centre hospitalier en cours d'instance, la société requérante a maintenu sa demande au titre des frais de justice. Le juge a fait droit à cette demande et condamné le centre hospitalier à verser 1 000 euros à la SAS ALU COULEUR sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES

13 mai 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500554

Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait d'enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge rappelle que, si l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, la condition d'urgence n'est pas présumée pour une première demande et doit être justifiée par des circonstances particulières. En l'espèce, le requérant n'établit pas de situation d'urgence, ne démontrant ni une insertion professionnelle actuelle ni une contribution effective à l'entretien de son enfant, et sa demande de rendez-vous est récente. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute d'urgence caractérisée.

Avocat : BALIMA

13 mai 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404055

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, en se fondant notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BALG

13 mai 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503027

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B D, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, estimant que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHEBBALE

12 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500540

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Guyane de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, malgré la présence de son fils bénéficiaire de la protection subsidiaire. La décision rappelle que, pour une première demande, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par des éléments concrets. L'intéressé a néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BALIMA

12 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205908

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, la décision étant signée par une autorité disposant d'une délégation et comportant les motifs de droit et de fait requis par l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle du requérant pour ajourner sa demande, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BALOUKA

12 mai 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207703

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu. La contestation portant sur la compétence du signataire des actes de poursuite, relevant de leur régularité formelle, a été jugée irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également estimé que M. B n'avait pas intérêt à agir sur le fond, les saisies ayant été infructueuses.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

9 mai 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306415

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de remise gracieuse de Mme C concernant deux indus d'aide au logement (1 524,94 €) et de prime d'activité (699,45 €). Constatant la bonne foi de la requérante et sa situation de précarité (salaire mensuel de 554,30 € et charges locatives de 294,84 €), le tribunal a accordé une remise partielle. Il a réduit l'indu d'aide au logement à 500 € et celui de prime d'activité à 300 €, en application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

9 mai 2025• Juge unique 8
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409556

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 7 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente et que le requérant ne pouvait se prévaloir de la qualité de demandeur d'asile à la date de l'arrêté, sa demande de réexamen étant postérieure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BALDE

9 mai 2025• OQTF 6 semaines - 12ème chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204279

Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'instance de Mme A..., qui contestait la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et met fin à la procédure.

Avocat : TOUBALE

7 mai 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405537

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG) l’affectant au centre hospitalier d’Arras en gériatrie. La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par ordonnance du 7 mai 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Avocat : BALME LEYGUES

7 mai 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109939

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2015. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale de l'option pour le régime des sociétés de personnes de la SAS DK Factory et sur le rattachement d'une facture à l'exercice 2015. Le tribunal a jugé que l'option était valide et que la condition de détention du capital par un dirigeant était remplie, et que la totalité de la facture devait être rattachée à l'exercice 2015. La décision s'appuie sur les articles 239 bis AB du code général des impôts et 46 terdecies DA de l'annexe III du même code.

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

6 mai 2025• 7ème chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503085

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 septembre 2024 mettant fin à la prise en charge hôtelière d’une famille albanaise en hébergement d’urgence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la famille ayant refusé une proposition d’hébergement alternative et une ordonnance d’expulsion ayant déjà été prononcée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés tirés de la méconnaissance du code de l’action sociale et des familles et de la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : CHEBBALE

6 mai 2025