176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
176
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 755
Avec résumé IA
Avocat : BARDOUL
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'attribuer la licence "grande pêche" du lot n°11 du bassin de la Loire à M. A. La juridiction a jugé que la procédure de consultation de la commission de bassin pour la pêche professionnelle en eau douce était viciée, car l'avis des membres a été recueilli par courriel sans garantir un débat collégial, en méconnaissance des articles R. 435-8 et R. 435-15 du code de l'environnement et de l'arrêté du 31 mars 2005. La solution retenue est l'annulation pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : SELARL PALLIER - BARDOUL - SIEBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune de Pornic d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de constater et déterminer les causes de multiples désordres affectant les travaux de réhabilitation d’un immeuble et de construction d’un ensemble immobilier, apparus pendant la garantie de parfait achèvement. La commune a sollicité que la mission de l’expert soit étendue à un nouveau désordre et qu’elle inclue un avis sur les responsabilités, tout en se désistant à l’égard de la société DL Atlantique, dont les désordres avaient été repris. Le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant une expertise, confiant à l’expert la mission de constater les désordres, d’en déterminer l’origine et les causes, d’évaluer les travaux nécessaires, et de donner un avis sur les responsabilités encourues, sans préjudice du partage de responsabilité entre constructeurs. La décision a également pris acte du désistement partiel de la commune et rejeté les demandes de mise hors de cause de la société Shipelec et de la société Sandra Troffigué Architecte, cette dernière voyant
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du 105, avenue d'Italie, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Paris à la société Seine et Collines pour la surélévation et l'extension d'un bâtiment avec création d'un atelier de maroquinerie. Le tribunal a d'abord jugé que le syndicat requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car il n'a pas démontré que le projet était de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 6 février 2024 par laquelle le directeur général du CHU de Nantes avait placé M. A en disponibilité d'office du 23 décembre 2022 au 5 mars 2023 et retiré sa décision antérieure lui accordant un demi-traitement. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu les dispositions des articles L. 514-4 et L. 822-7 du code général de la fonction publique, ainsi que les articles 30, 35 et 36 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, en ne proposant pas un poste adapté à M. A avant de le placer en disponibilité d'office. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction au CHU de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C, agent du CHU de Nantes, pour contester le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a examiné la légalité de la décision du 23 avril 2021, notamment sous l'angle de la compétence de l'auteur de l'acte, de la régularité de la procédure et de l'erreur d'appréciation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a envisagé une substitution de base légale, en appliquant l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 plutôt que l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, compte tenu de la date de diagnostic de la pathologie.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D et Mme C contestant le refus du maire de Dompierre-sur-Yon de leur délivrer un permis de construire pour un garage, une véranda et la surélévation d’une toiture. Le refus était fondé sur l’arrêté préfectoral du 25 octobre 1973 interdisant toute construction nouvelle dans le périmètre de protection immédiate d’une retenue d’eau. Le tribunal a annulé l’arrêté municipal, jugeant que cette servitude d’utilité publique n’avait pas été annexée au plan local d’urbanisme ni publiée sur le portail national de l’urbanisme, et ne pouvait donc être opposée aux demandes d’autorisation d’occupation du sol en application des articles L. 151-43 et L. 152-7 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vieillevigne. Celle-ci sollicitait une expertise préventive sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative avant des travaux de construction d'une crèche. Le juge a estimé la mesure utile pour constater l'état des immeubles voisins appartenant à Mme A, susceptibles d'être affectés par les travaux. La mission de l'expert a été fixée pour constater les lieux avant, pendant et après le chantier. En revanche, la demande de la commune visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée.
**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Vieillevigne. Celle-ci sollicitait une expertise préventive afin de constater l'état des immeubles voisins avant le début des travaux de construction d'une crèche, susceptibles de provoquer des désordres. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné un expert pour réaliser ces constatations. En revanche, la demande de la commune visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Vieillevigne d'ordonner une expertise préventive sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La mesure vise à constater l'état des immeubles voisins appartenant à M. D avant le début des travaux de construction d'une crèche, afin de prévenir d'éventuels dommages. Le juge retient que la requête présente le caractère d'utilité exigé par les textes, compte tenu de la nature et de l'importance des travaux projetés. En revanche, la demande de la commune tendant à imposer à l'expert l'établissement d'un pré-rapport est rejetée, de même que ses conclusions relatives aux dépens, ces points relevant de la compétence du président de la juridiction.