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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 022 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 022

Décisions totales

383 581

Ordonnances

238 523

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BAUEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301923

Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de l’EARL des Marronniers, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 26 avril 2023 par lequel le préfet de la région Grand Est a refusé de lui délivrer une autorisation d’exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal estime que le préfet a fait une correcte application des articles L. 331-2, L. 331-3 et L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime, en donnant la priorité au preneur en place, M. A..., classé en rang 1 selon le schéma directeur régional des structures agricoles, face à la requérante classée en rang 2. La solution retenue est que le préfet n’a commis ni erreur de droit (il ne s’est pas cru en compétence liée) ni erreur d’appréciation, en l’absence de motif d’intérêt général justifiant une dérogation à l’ordre de priorité.

Avocat : DUBAUX

19 décembre 2025• Chambre 2
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304484

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l’association Clos et Village de Dampierre-en-Yvelines et autres, qui demandait l’annulation de la délibération du 31 mars 2023 par laquelle la commune de Dampierre-en-Yvelines a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’incompétence de l’autorité ayant pris la délibération manquait en fait, la commune étant restée compétente en application des dispositions transitoires des lois du 24 mars 2014 et du 15 février 2021. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l’absence de justification de la sente et des emplacements réservés, à l’erreur manifeste d’appréciation et à l’atteinte au droit de propriété, ont été écartés comme non fondés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LE BAUT

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307367

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B... et de la société Cernay Espaces verts visant à l'annulation de la délibération du 31 mars 2023 par laquelle la commune de Dampierre-en-Yvelines a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que la décision du préfet des Yvelines rejetant leur recours gracieux. Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone naturelle, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et des vices de procédure. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ne constituant pas un acte susceptible de recours. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal a rappelé le principe posé à l'article L. 105-1 du code de l'urbanisme, selon lequel les servitudes d'urbanisme n'ouvrent droit à indemnité qu'en cas d'atteinte à des droits acquis ou de modification de l'état antérieur des lieux causant un dommage direct, matériel et certain.

Avocat : LE BAUT

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506694

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 14 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté ayant été notifié le 16 août 2023 et le recours introduit seulement le 24 septembre 2025, soit bien au-delà du délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BAUR

18 décembre 2025• 6ème Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400611

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire opposé par le maire de Réalville. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 14 octobre 2025. Par ordonnance du 18 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Réalville tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : THIBAUD

18 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304979

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en excès de pouvoir, était saisi par M. C..., agent de l'AP-HP, contestant le refus de prise en charge de ses arrêts de travail du 10 au 24 mai 2022 au titre d'un accident de service, puis la décision du 28 août 2023 maintenant la date de guérison au 15 juin 2022. Le tribunal a constaté que la première décision du 16 mars 2023 avait été abrogée par celle du 28 août 2023, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le fond, il a rejeté la requête dirigée contre la décision du 28 août 2023, estimant que les moyens tirés d'un vice de procédure et de l'erreur d'appréciation sur la date de guérison n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.

Avocat : SCP VELIOT FENET-GARDE AMBAULT

18 décembre 2025• 6ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522459

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée remplie, malgré la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction, en raison de la précarité administrative découlant du défaut de renouvellement. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’ordonnance applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 423-1 et L. 423-3), ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : THIBAUD

18 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302456

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l'annulation de l'arrêté du 3 mai 2023 de la présidente du conseil départemental de Vaucluse définissant l'alignement de fait de la route départementale D177. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière et que l'arrêté relevait bien de la compétence du président du conseil départemental pour une route départementale, conformément à l'article L. 112-3 du code de la voirie routière.

Avocat : DEBAUSSART

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518725

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contre un arrêté du maire du Blanc-Mesnil la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. La requête, enregistrée le 21 octobre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 30 avril 2025. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.

Avocat : DE PUYBAUDET

18 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520392

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du 7 novembre 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois et une assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), estimant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement, en application des articles L. 612-3, L. 612-6 et L. 731-1 du CESEDA.

Avocat : BILLEBAULT

17 décembre 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403297

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours en excès de pouvoir formé par la société VB Collections contemporaines et plusieurs consorts contre l’arrêté du 4 avril 2024 par lequel le maire de Plan-d’Aups-Sainte-Baume a refusé un permis d’aménager pour un lotissement de 9 lots. Les requérants contestaient notamment les motifs tirés de l’insuffisance du réseau d’assainissement, du risque inondation et du risque incendie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que les risques d’inondation et d’incendie justifiaient légalement le refus, en application des articles R. 111-2 et L. 111-11 du code de l’urbanisme. La demande d’injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées, et une somme a été mise à la charge des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405726

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. C... contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d’appréciation en se fondant sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, motif non établi par le ministre de l’intérieur en défense. Il rejette toutefois le moyen tiré de l’inadéquation entre l’expérience professionnelle et l’emploi sollicité, considérant que la possession d’une autorisation de travail ne fait pas obstacle à un refus pour motif d’intérêt général. La décision est fondée sur les articles L. 312-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : BAUTES

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301924

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Faurie Trucks Montauban, qui contestait un ordre de recouvrement de 50 000 euros émis par l’Agence de services et de paiement (ASP) pour un trop-perçu d’aide « bonus écologique ». Le tribunal a jugé que la société n’avait pas respecté le délai de six mois suivant la date de facturation du véhicule pour déposer sa demande, conformément à l’article D. 251-13 du code de l’énergie. Il a écarté l’argument selon lequel la facture du 20 juin 2020 concernait un simple châssis, estimant que le véhicule était déjà complet à cette date. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe de loyauté des relations contractuelles a également été rejeté.

Avocat : THIBAUD NATHALIE

16 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503646

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études poursuivies n'étaient pas réelles et sérieuses, au regard de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : BAUTES

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507777

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 ordonnant son expulsion du territoire français. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la menace grave pour l’ordre public que représente la présence de l’intéressé faisant obstacle à la caractérisation d’une urgence justifiant la suspension. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à l’expulsion.

Avocat : BAUDET KIBGE AVOCATS ASSOCIÉS

15 décembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 504608

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

15 décembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:504608.20251215• 2ème et 7ème chambres réunies
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315274

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires 134-136 rue Perronet à Neuilly-sur-Seine, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Neuilly-sur-Seine de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux déposée par la SAS NEOS 1. Cette déclaration visait à changer la destination d'un local commercial en local d'intérêt collectif pour y accueillir une crèche. Le syndicat invoquait notamment l'incomplétude du dossier de déclaration préalable et la méconnaissance des articles R. 431-36 et A. 431-9 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de non-opposition.

Avocat : SCP D'AVOCATS BOUYEURE BAUDOUIN KALANTARIAN DAUMAS CHAMARD

12 décembre 2025• 6ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521505

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) du 26 juin 2025. Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour à Mme B... A..., ressortissante afghane, pour déposer une demande d'asile en France. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la délivrance d'un visa pour déposer une demande d'asile ne constitue pas un droit et que les risques invoqués par la requérante (précarité au Pakistan, crainte d'expulsion vers l'Afghanistan) ne sont pas directement causés par le refus de visa litigieux.

Avocat : GUILBAUD

12 décembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500712

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

11 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500712.20251211• 7ème chambre jugeant seule
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401677

Le Tribunal administratif de Montpellier annule la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet de l’Hérault a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant tchadien. La décision est annulée pour incompétence de son auteur, le courriel litigieux étant signé par un « agent AA » sans que le préfet n’ait permis d’en identifier le signataire. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : BAUTES

11 décembre 2025• 4ème chambre