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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 287 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 287

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 421

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BAUEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507319

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français, estimant que la décision mentionnait les motifs de droit et de faits applicables. Il a également examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien de 1968.

Avocat : BAUTES

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402921

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision de clôture de l’instruction de sa demande de titre de séjour, valant refus implicite. Par un mémoire du 9 octobre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 décembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée, et les dépens n’ont pas été évoqués.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BAUTES

4 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506186

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le recours de M. C..., majeur sous tutelle, a ordonné au préfet des Côtes-d’Armor de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er mars 2026. Le tribunal a constaté que la commission de médiation avait reconnu M. C... comme prioritaire et urgent le 12 juin 2025, et qu'aucune offre de logement ne lui avait été faite dans le délai légal de trois mois. Il a écarté l'argument du préfet selon lequel le dossier était incomplet, faute de preuve d'une demande de complément adressée à l'intéressé. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

Avocat : THEBAULT

3 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505640

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que l'intéressé ne justifiait pas d'une présence habituelle en France depuis au moins trois ans, condition requise par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission exceptionnelle. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été validées, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

3 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405748

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission, qui s'appropriait les motifs du refus consulaire, était suffisamment motivée. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure, d'un défaut d'examen et de la méconnaissance de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BAUTES

3 décembre 2025• 11ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302043

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A... visant à contester un refus de permis de construire et le rejet implicite de sa demande de certificat de permis tacite. La requête a été jugée tardive concernant l'arrêté de refus du 26 avril 2022, car la notification par lettre recommandée, présentée le 2 mai 2022, est réputée reçue à cette date, rendant le recours gracieux du 15 novembre 2022 et la requête du 18 avril 2023 irrecevables. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives au certificat de permis tacite, l'arrêté de refus étant devenu définitif. La décision s'appuie sur les articles R. 424-10 et R. 423-47 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300093

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SCI Chaton, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux loués à une société. Le tribunal a jugé que la circonstance que les biens soient inexploités par le locataire est sans incidence sur l'obligation du propriétaire de payer la taxe, et que la SCI ne peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts, faute d'exploitation personnelle des locaux. La solution retenue est le rejet de la requête, les arguments tirés du caractère industriel des biens ou du caractère confiscatoire de l'impôt ayant été écartés.

Avocat : BAUDRY

3 décembre 2025• 2ème chambre JU
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306786

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. D... et Mme C... demandant l'annulation des permis de construire et modificatif délivrés par le maire de Mérignac à M. B... pour l'extension d'une maison et la construction d'une nouvelle habitation avec piscine. Le tribunal a jugé que les requérants n'établissaient pas l'existence d'une division frauduleuse du terrain constitutive d'un lotissement, et que les incohérences alléguées dans le dossier de demande, notamment sur le dénivelé, ne suffisaient pas à démontrer une méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UM 20. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, fondée sur l'application du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306824

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l'annulation des permis de construire et modificatif accordés à M. C... pour l'extension d'une maison et la création d'une piscine et d'une nouvelle maison à Mérignac. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'ont pas démontré que le projet leur causerait une perte d'intimité ou des nuisances directes. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment sur les insuffisances du dossier de demande et le non-respect des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux stationnements, à la végétalisation et aux accès, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement de la zone UM 20 du PLU de Mérignac.

Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500234

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant Mme G... à la Polynésie française concernant l'emprise irrégulière d'une route territoriale sur sa propriété à Raiatea. Le tribunal a relevé d'office que l'ouvrage routier, incorporé au domaine public, avait entraîné l'extinction définitive du droit de propriété de la requérante, rendant la juridiction judiciaire seule compétente pour statuer sur la réparation du préjudice, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509157

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de la SARL Contrôle Technique Automobile 57 SW, qui contestait la décision du préfet de la Moselle suspendant son agrément pour cinq mois. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur de fait et une disproportion de la sanction. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec le code de la route.

Avocat : BAUER

2 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519545

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions consulaires du 15 septembre 2025 refusant la délivrance de visas de long séjour à deux mineurs érythréens au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants ne démontrant pas que le départ imminent de l’épouse du réunifiant pour la France les exposerait à une situation d’isolement ou de danger imminent en Égypte. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des refus, fondés sur l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GUILBAUD

2 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503002

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... D..., ressortissante mexicaine, contestant l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était opérant que contre la décision fixant le pays de destination, et non contre l'obligation de quitter le territoire. Enfin, le simple dépôt d'une demande de titre de séjour ne fait pas obstacle à une mesure d'éloignement, sauf droit au séjour de plein droit, ce qui n'était pas le cas en l'espèce au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAUTES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401124

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme Boundou, qui contestait la décision du 19 décembre 2023 du président du conseil départemental de la Gironde lui retirant son agrément d’assistante maternelle. La juridiction a écarté le moyen d’incompétence, le signataire de l’acte bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que le rapport d’évaluation n’était pas entaché de partialité et n’avait pas porté atteinte à la liberté de conscience de l’intéressée. Enfin, le tribunal a estimé que le retrait d’agrément était justifié, les manquements aux conditions d’accueil garantissant la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants étant établis, en application des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : BAUER

2 décembre 2025• 5ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 505305

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

2 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:505305.20251202• 2ème chambre jugeant seule
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501548

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 24 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse obligeait un ressortissant portugais à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que l'intéressé, présent en France depuis l'enfance, y avait ses attaches familiales (mère, frères, concubine française et enfants) et justifiait d'une insertion professionnelle récente, tandis que les faits délictueux reprochés, anciens et isolés, ne caractérisaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

2 décembre 2025• Réconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506066

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 19 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2008/115/CE.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

1 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501774

Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que les condamnations pénales du requérant (violences conjugales, dégradations, conduite en état alcoolique) constituaient une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

28 novembre 2025• Réconduite à la frontière
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507326

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la rectrice de l’académie de Rennes refusant d’affecter un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) à l’enfant C..., scolarisé en CM1 et atteint de troubles du spectre autistique. Le juge a considéré que l’urgence était caractérisée, l’absence d’accompagnement depuis la rentrée compromettant gravement la scolarisation et les apprentissages de l’enfant, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 112-2 du code de l’éducation. Il a enjoint à la rectrice de procéder à cette affectation dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : THEBAULT

28 novembre 2025
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA04981

Avocat : MARINE BAUDRY AVOCAT

28 novembre 2025• Juge des référés