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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 022 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 022

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 121

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BAUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402957

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal a estimé que la décision implicite, qui s'appropriait les motifs de la décision consulaire, était fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa. Il a considéré que l'administration avait valablement pu refuser le visa malgré la possession d'une autorisation de travail, en application des articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : BAUTES

19 septembre 2025• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402605

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient le refus de visa de long séjour opposé à leur fille, ressortissante ivoirienne, en qualité d'enfant de Français. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission de recours n'était pas entachée d'un défaut de motivation, les requérants n'ayant pas demandé la communication des motifs. Il a également estimé que le lien de filiation n'était pas établi de manière probante, faute de production d'un acte de naissance conforme, et que les conditions de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GUILBAUD

19 septembre 2025• 8ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506139

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision du 4 septembre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. B, ressortissant palestinien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'une erreur de fait, car la demande d'asile de M. B a été déposée dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, intervenue le 4 juin 2025. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUILBAUD

19 septembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505739

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant son transfert à Malte et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait respecté le délai de saisine des autorités maltaises prévu à l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation de l'intéressé et que les éléments fournis ne démontraient pas de défaillances systémiques à Malte justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement.

Avocat : THEBAULT

19 septembre 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216681

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de la ministre des armées rejetant la demande de protection fonctionnelle de M. et Mme H, présentée pour eux-mêmes et leurs six enfants. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois, sans astreinte.

Avocat : GUILBAUD

18 septembre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508503

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 18 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu se fonder sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser le titre en raison de la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé. Il a également jugé que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'illégalité et ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BAUDET

17 septembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301932

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prime "MaPrimeRénov’" par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a accordé la prime de 2 000 euros sollicitée et en a effectué le versement. Le tribunal constate que la décision attaquée a été retirée et que les conclusions indemnitaires sont devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les frais d’instance sont rejetés. Cette ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAYARD-THIBAULT

17 septembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515083

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le ministre de l'intérieur avait convoqué les requérants pour délivrer le visa de long séjour sollicité et un laissez-passer pour l'enfant. Cette décision rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis provisoirement M. C à l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État le versement d'une somme à son avocate sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GUILBAUD

17 septembre 2025
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501764

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 suspendant pour deux semaines l'agrément d'un centre de contrôle technique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la sanction étant temporaire et brève (du 1er au 14 septembre 2025) et déjà exécutée à la date de l'ordonnance. En conséquence, la requête de la société ACQL a été rejetée, y compris ses conclusions au titre des frais d'instance.

Avocat : SELARL CHAGNAUD CHABAUD & ASSOCIÉS

16 septembre 2025
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506158

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 prononçant l’expulsion de M. A, ressortissant albanais, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d’urgence, bien que présumée en matière d’expulsion, n’était pas remplie en l’espèce, et qu’aucun doute sérieux n’existait sur la légalité de la décision, compte tenu des condamnations pénales de l’intéressé pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : BAUDET

16 septembre 2025
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500018

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la compagnie française maritime de Tahiti (CFMT) comme irrecevable pour tardiveté. La société demandait l'annulation du refus du ministre de l'agriculture et des ressources marines du 16 août 2024 de l'autoriser à immerger le navire Taporo VII. Le tribunal a jugé que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'était pas respecté, la requête ayant été enregistrée le 9 janvier 2025 alors que la décision de rejet du recours gracieux datait du 16 août 2024.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304120

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel, qui demandait l’annulation du refus implicite de la rectrice de l’académie de Montpellier de lui verser une indemnité de fin de contrat et des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, l’indemnité ayant déjà été versée avant l’introduction de la requête. Les conclusions indemnitaires ont également été déclarées irrecevables, faute de recours préalable, et, en tout état de cause, non fondées en l’absence de préjudice moral établi. La décision s’appuie sur les articles L. 554-3 du code général de la fonction publique et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAUTES

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511019

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit à l'hébergement d'urgence d'une mère et de sa fille de quatre ans, sans abri et en situation de détresse sociale avérée. Le juge des référés a estimé que la carence de l'État, qui n'avait pas proposé d'hébergement malgré de multiples appels au "115", constituait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de leur proposer un hébergement d'urgence sous 24 heures, sans astreinte, en application des articles L. 345-2-2 et L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : GREBAUT

15 septembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500428

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 lui refusant un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet, après avoir examiné la situation globale de la requérante, avait légalement pu lui refuser le titre de séjour faute de visa long séjour, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 422-1, L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAUDARD MELANIE

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500429

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 17 mai 2024 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé n'avait pas subi une atteinte disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Avocat : BAUDARD MELANIE

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500427

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de l'Hérault du 27 mai 2024 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, ressortissant marocain marié à une compatriote résidant régulièrement en France et père d'un enfant de trois ans, relevait des dispositions relatives au regroupement familial. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Avocat : BAUDARD MELANIE

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304111

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 23 mars 2023 refusant son titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur la menace pour l'ordre public, au regard des condamnations pénales de M. A..., pour refuser le titre de séjour en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAUTES

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504397

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et un signalement Schengen, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 21 juillet 2025. Le tribunal a notamment jugé que les conclusions contre l'assignation à résidence étaient tardives et que le signalement Schengen ne constituait pas une décision susceptible de recours. Sur le fond, il a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, que M. C ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France ni d'une vie privée et familiale suffisamment caractérisée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il n'établissait pas de risques personnels en cas de retour en Haïti. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

5 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408856

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à M. D..., conjoint de ressortissante française. En cours d’instance, le visa a été délivré le 14 août 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : GUILBAUD

5 septembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505673

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme E, ressortissants tunisiens, contestant les arrêtés préfectoraux du 12 et 13 août 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé ses décisions sur les 2° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'absence de titre de séjour et du travail sans autorisation des requérants. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que les arrêtés étaient suffisamment motivés et proportionnés à la situation des intéressés.

Avocat : THEBAULT

5 septembre 2025• Eloignement urgent