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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 251 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 251

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 068

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BELEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512344

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 7 mars 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de délivrer une carte de résident à M. A..., ressortissant nigérian parent d'enfants réfugiés. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant dans une situation irrégulière et précaire, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer provisoirement une carte de résident dans un délai de quinze jours.

Avocat : BELOTTI

24 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517352

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'autorité consulaire française à Yaoundé du 24 septembre 2025 refusant un visa de long séjour étudiant à M. D..., ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas un préjudice grave et immédiat du fait du report de son projet d'études. La solution retenue écarte également l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, les moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur d'appréciation sur les ressources, violation du droit à l'éducation) n'étant pas fondés. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BELLA ETOUNDI

24 octobre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302966

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A... contestant la décision du 29 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a retiré cette décision et restitué quatre points au capital du permis, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Concernant les retraits de points sous-jacents, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle, mais que le requérant n'a pas démontré que cette formalité n'avait pas été respectée. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON ET GREBILLE-ROMAND

23 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01000

Avocat : BELLIART

23 octobre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505393

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A... pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 19 novembre 2024, qui l'avait reconnue prioritaire pour une place en hébergement d'urgence. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir que cette décision avait été abrogée le 9 septembre 2025, après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions de Mme A... étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : BELIGON

22 octobre 2025• JU Chambre Sociale
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302599

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 589,67 euros et d'allocation de logement sociale (ALS) de 576 euros. La juridiction a jugé que la requérante, étudiante ayant déménagé dans le Morbihan, ne pouvait se prévaloir de la dérogation accordée par le département du Finistère, seul le département de résidence étant compétent. En l'absence de demande de dérogation auprès du département du Morbihan, les indus étaient fondés sur les articles L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles et L. 831-1 du code de la construction et de l'habitation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.

Avocat : CABINET BELLEC-LANDE STÉPHANIE

22 octobre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517779

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine ayant convoqué l'intéressé pour enregistrer sa demande, M. A... s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET KATIA BELLON

22 octobre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501940

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l'intérieur du 12 décembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 4 juin et 16 août 2021, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, jugeant cette notification sans incidence sur la légalité des retraits eux-mêmes. Enfin, il a rejeté le moyen tiré du défaut de réalité des infractions, estimant que la réalité est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou une condamnation définitive, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

22 octobre 2025• JU1
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2312292

Le Tribunal administratif de Marseille annule le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte de résident à M. B..., ressortissant camerounais. Le tribunal juge que M. B..., en tant que père d’un enfant mineur non marié bénéficiant du statut de réfugié par sa mère, a droit de plein droit à cette carte en application des articles L. 424-1, L. 424-3 et L. 523-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai d’un mois, sans astreinte.

Avocat : BELOTTI

22 octobre 2025• 3ème Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX00446

Avocat : BELLIARD

21 octobre 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504024

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Gard refusant à M. B..., ressortissant tunisien, la délivrance d'une carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence, car le requérant, privé de tout document de séjour et d'autorisation de travail suite à la clôture de sa demande de renouvellement, subit une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et personnelle. La solution retenue est la suspension de cette décision implicite, assortie d'une injonction faite au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BELAÏCHE

21 octobre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204612

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 18 janvier 2022 par lequel le maire de Marseille avait refusé à Mme A... un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article 12 UP du PLUi était infondé, la voie d'accès présentant des caractéristiques suffisantes pour la sécurité et le passage des véhicules de secours. Il a également estimé que le projet n'était pas incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) multisites, dont les objectifs ont une valeur d'orientation. La décision s'appuie sur les articles L. 151-1 et suivants du code de l'urbanisme ainsi que sur le règlement du PLUi.

Avocat : LE BELLER

21 octobre 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505703

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. A..., ressortissant turc, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... justifiait être le père d'un enfant français mineur et contribuer à son entretien, ce qui lui ouvrait droit à un titre de séjour de plein droit. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français était illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions relatives au pays de destination et à l'interdiction de retour.

Avocat : ABEL

20 octobre 2025• 5ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211378

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., personnel de direction de l'éducation nationale, qui contestait son affectation en qualité de proviseur adjoint au lycée Blaise Pascal à Segré-en-Anjou Bleu, prise par arrêté du ministre de l'éducation nationale du 4 août 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de sanction disciplinaire déguisée, en se fondant notamment sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et sur le code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

20 octobre 2025• 10ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400348

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour « salarié » à M. B..., ressortissant sénégalais. Le préfet s’était fondé sur la menace pour l’ordre public que constituerait l’intéressé en raison d’une usurpation d’identité lors de son embauche. Le tribunal a jugé que ce seul fait ne suffisait pas à caractériser une menace pour l’ordre public, en méconnaissance de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

17 octobre 2025• 5ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504126

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... E... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 29 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation et une méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le droit de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure avait été régulièrement suivie et que les garanties prévues par les textes applicables (règlements UE n° 603/2013 et n° 604/2013, code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) avaient été respectées. En conséquence, la décision de transfert a été jugée légale et la requête rejetée.

Avocat : BELAÏCHE

17 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501728

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de La Réunion le 10 octobre 2025. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’un droit au séjour dérivé de l’article 18 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 441-8 limitant la portée des titres de séjour délivrés à Mayotte.

Avocat : BELLIARD

17 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304366

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mai 2023 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié par lettre recommandée présentée le 19 mai 2023 et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", a été considéré comme régulièrement notifié à cette date, et la requête enregistrée le 13 novembre 2023 dépassait le délai de recours de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304367

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante comorienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la fraude invoquée par le préfet à l'encontre de la reconnaissance de paternité des enfants français de la requérante n'était pas caractérisée, et que l'administration ne pouvait donc écarter cet acte de droit privé. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400724

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision verbale du 17 avril 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal a retenu le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, le préfet n’ayant pas justifié de l’identité de l’agent ni d’une délégation de signature. En conséquence, il a enjoint au préfet d’enregistrer la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de délivrer un récépissé dans un délai d’un mois. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : BELLIARD

16 octobre 2025• 1ère chambre