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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 925 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 925

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 112

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BELEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303104

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet de Mayotte du 24 mai 2023 refusant un titre de séjour à une ressortissante comorienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la résidence continue de l'intéressée depuis l'âge de neuf ans, de sa scolarité ininterrompue et de son intégration familiale. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 mars 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303101

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mai 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que M. A... ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille française, ni établir une communauté de vie avec elle, écartant ainsi les moyens tirés des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a annulé l'obligation de quitter le territoire comme étant illégale par voie de conséquence du refus de séjour, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 mars 2025• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303422

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, faute de preuves de résidence effective avec son enfant ou de contribution à son entretien. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de statuer par ordonnance sur les requêtes manifestement infondées.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

19 mars 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303064

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait sa résidence de longue durée à Mayotte, un pacte civil de solidarité avec une ressortissante française, et des liens familiaux. Le tribunal a estimé que les preuves fournies, notamment le contrat de bail et les quittances de loyer, étaient dépourvues de valeur probante et ne démontraient pas une communauté de vie effective avec sa compagne. En conséquence, l'arrêté préfectoral n'a pas été jugé entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 mars 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303032

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que M. A... ne justifiait pas de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte depuis 2000, ni de l'intensité des liens familiaux avec ses enfants, malgré son mariage et la présence de sa conjointe titulaire d'un titre de séjour. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas été jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 mars 2025• 2ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300878

Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 novembre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de 12 points consécutif à trois infractions commises le 22 janvier 2022. Le tribunal estime que les infractions, commises à 03h30 et 03h40, ne sont pas simultanées, ce qui écarte l'application de la limitation de cumul de retraits de points prévue aux articles L. 223-2 et R. 223-2 du code de la route. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : GEBELIN-NAACKE

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500753

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 janvier 2025 l'assignant à résidence sur l'agglomération nantaise pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, jugeant que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'imposait pas à l'administration d'organiser un entretien préalable, et que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) constituent une procédure spéciale dérogeant à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence au regard des textes applicables, notamment le CESEDA.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

28 février 2025• - Etrangers - 15 jours
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301579

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B contestant le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 12 janvier 2021 et à la décision d'invalidation "48 SI", ces décisions ayant été retirées par l'administration. Il a également jugé irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 11 février 2021, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles L. 223-3 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GEBELIN-NAACKE

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204675

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressée concernant l'histoire de France et les institutions, ainsi que sur l'absence de ressources suffisantes et stables, en application des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SCP PAMPONNEAU - TERRIE - PERROUIN - BELLEN ROTGER

28 février 2025• 5ème Chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500137

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a ordonné la radiation de la requête n° 2500137 présentée par la société Carenantilles, qui demandait une provision de 80 000 euros. Cette requête a été requalifiée en mémoire complémentaire de la requête n° 2500115, déjà enregistrée, et versée à ce dossier. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, sans examen au fond de la demande provisionnelle.

Avocat : TRILLAT MAGERAND BELTRAMINI

28 février 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301448

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C contestant les retraits de points consécutifs à quatre infractions et la décision d'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation (48 SI) avait été retirée par le ministre de l'intérieur, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Le tribunal a ainsi rejeté la requête de M. C, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CABINET ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307062

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 3 juillet 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'accord franco-algérien de 1968 ou du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions dirigées contre une prétendue interdiction de retour ont été déclarées irrecevables, cette mesure n'étant pas contenue dans l'arrêté.

Avocat : BELLAL

27 février 2025• 4ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400142

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, orthophoniste, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une "subvention territoriale Covid-19". La juridiction a jugé que la profession d'orthophoniste, bien que dépourvue d'ordre professionnel, constitue une profession réglementée au sens du code de la santé publique, ce qui l'exclut du dispositif d'aide prévu par la délibération n° 20-77-2 du 9 avril 2020. Le moyen tiré de l'erreur de qualification juridique des faits a donc été écarté, et les conclusions indemnitaires et accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203858

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir le retrait ou l’abrogation de la décision du 12 novembre 2021 du centre hospitalier de Roubaix prononçant sa révocation. La requérante invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’absence de communication de l’avis du conseil de discipline, l’inexactitude matérielle des faits et le caractère disproportionné de la sanction. En cours d’instance, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 27 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans se prononcer sur le fond du litige.

Avocat : DELOBEL-BRICHE

27 février 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501534

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par M. C, agent contractuel de la DGA, d’une demande de suspension de sa décision de suspension pour quatre mois. Le juge a d’abord retenu la compétence du tribunal de Versailles, au motif que l’agent était, au moment des faits, élève à l’ENSTA Paris, située dans l’Essonne. Sur le fond, il a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’empêchement de suivre des modules de formation ne constituant pas une urgence suffisante au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHEBEL

27 février 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403902

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision du 8 novembre 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé le regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet, bien qu’en droit de rejeter la demande pour insuffisance de ressources, dispose d’un pouvoir d’appréciation et ne peut méconnaître l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Compte tenu de l’état de santé critique de M. A (notamment la maladie de Parkinson) nécessitant la présence constante de son épouse, le refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : BELOTTI

27 février 2025• 3ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400139

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une détaxe de carburant pour 2022. La requérante soutenait avoir déposé son dossier avant la date limite du 30 septembre 2023, mais n'a pas apporté de preuve suffisante face aux allégations de l'administration. Le tribunal a écarté ce moyen, constatant que la demande avait été présentée tardivement le 18 décembre 2023 et que les pièces justificatives étaient postérieures à la date limite. La solution retenue est fondée sur la délibération de l'assemblée de Martinique n° 17-534-1 des 19 et 20 décembre 2017.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400133

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait la cessation du versement de la majoration de traitement de 40 % (indemnité de vie chère) suite à son placement en congé de longue maladie. La décision du 5 décembre 2023 du directeur du centre pénitentiaire de Ducos a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit, car le bénéfice de cette majoration est lié à l'exercice effectif des fonctions en outre-mer. Le tribunal a également écarté les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire, de discrimination et de rupture d'égalité, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la rémunération des fonctionnaires en outre-mer.

Avocat : BEL

27 février 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400072

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Institut supérieur de sécurité routière, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une détaxe de carburant pour l’année 2022. La société soutenait avoir déposé sa demande avant la date limite du 30 septembre 2023, mais le tribunal a jugé qu’elle n’apportait pas la preuve d’un dépôt antérieur au 18 décembre 2023, date de réception effective. La solution retenue est fondée sur la délibération n° 17-534-1 de l’assemblée de Martinique, qui fixe les conditions du mécanisme de détaxe, et sur le code général des collectivités territoriales.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400071

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait le refus de sa demande de détaxe de carburant pour l'année 2022. La décision du 21 décembre 2023 du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique était motivée par le dépôt tardif de sa demande, après la date limite du 30 septembre 2023. Mme B n'a pas apporté la preuve d'un dépôt avant cette échéance, et les pièces justificatives produites ultérieurement étaient postérieures à la date limite. Le tribunal a donc écarté le moyen de la requérante et rejeté l'ensemble de ses conclusions, sans se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre