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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 251 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 251

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 907

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BELEffacer tout
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500782

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 10 février 2025 fixant le pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, condamné pour violence en état d'ivresse, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LABELLE

11 mars 2025• URGENCES JU
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303064

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait sa résidence de longue durée à Mayotte, un pacte civil de solidarité avec une ressortissante française, et des liens familiaux. Le tribunal a estimé que les preuves fournies, notamment le contrat de bail et les quittances de loyer, étaient dépourvues de valeur probante et ne démontraient pas une communauté de vie effective avec sa compagne. En conséquence, l'arrêté préfectoral n'a pas été jugé entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 mars 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303032

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que M. A... ne justifiait pas de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte depuis 2000, ni de l'intensité des liens familiaux avec ses enfants, malgré son mariage et la présence de sa conjointe titulaire d'un titre de séjour. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas été jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 mars 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406776

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, victime d’une chute sur la voie publique de Rivesaltes le 26 mars 2019 due à une plaque métallique déchaussée. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a considéré cette mesure utile pour évaluer les préjudices corporels imputables à l’accident. En revanche, la demande de soumettre un pré-rapport aux parties a été rejetée, aucune disposition légale ou principe général n’imposant une telle obligation. L’expertise, confiée à une chirurgienne orthopédiste, devra notamment déterminer la consolidation, les incapacités et les divers préjudices subis.

Avocat : DAMIANO ISABELLE

7 mars 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402640

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 7 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de fait, de l'erreur de droit, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : BELLA ETOUNDI

7 mars 2025• 12ème chambre, éloignement
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500787

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi de trois requêtes distinctes (n° 2500787, 2500788 et 2500789) par Mme E A, M. D A et M. F A, demandant l'annulation des arrêtés du 15 février 2025 par lesquels le préfet de l'Oise les a assignés à résidence pour 45 jours. Les requérants invoquaient notamment une motivation insuffisante, une méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant l'assistance d'un interprète, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les arrêtés étaient suffisamment motivés, que la procédure d'interprétariat était régulière, et que les mesures d'assignation à résidence ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu de l'objectif de préparation de l'exécution des mesures d'

Avocat : CABINET ABEL

4 mars 2025• Reconduite à la frontière
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE00328

Avocat : SELARL REIBELL ASSOCIES

4 mars 2025• 4ème Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304563

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'allocation personnelle au logement de 4 087,68 euros mis à sa charge par la CAF de l'Hérault. La requérante soutenait notamment l'absence d'assermentation de l'agent contrôleur et contestait la qualification de vie maritale avec M. B. Le tribunal a jugé que l'agent était bien agréé et assermenté, et que la CAF avait correctement apprécié la situation familiale et les revenus de Mme A. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : BELLOTTI

3 mars 2025• Magistrat CRAMPE
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306523

Le Tribunal administratif de Montpellier annule la décision du 9 janvier 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a refusé à Mme B la remise totale d'un indu de prime d'activité de 680,28 euros. Statuant en plein contentieux de l'aide sociale, le tribunal estime que la bonne foi de la requérante est établie et que sa situation de précarité, caractérisée par des ressources insuffisantes face à ses charges, justifie l'octroi de cette remise. Il enjoint à la CAF de reverser à Mme B les sommes déjà recouvrées, soit 473,31 euros, dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.

Avocat : BELLOTTI

3 mars 2025• Magistrat CRAMPE
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500753

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 janvier 2025 l'assignant à résidence sur l'agglomération nantaise pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, jugeant que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'imposait pas à l'administration d'organiser un entretien préalable, et que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) constituent une procédure spéciale dérogeant à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence au regard des textes applicables, notamment le CESEDA.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

28 février 2025• - Etrangers - 15 jours
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300878

Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 novembre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de 12 points consécutif à trois infractions commises le 22 janvier 2022. Le tribunal estime que les infractions, commises à 03h30 et 03h40, ne sont pas simultanées, ce qui écarte l'application de la limitation de cumul de retraits de points prévue aux articles L. 223-2 et R. 223-2 du code de la route. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : GEBELIN-NAACKE

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204675

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressée concernant l'histoire de France et les institutions, ainsi que sur l'absence de ressources suffisantes et stables, en application des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SCP PAMPONNEAU - TERRIE - PERROUIN - BELLEN ROTGER

28 février 2025• 5ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301448

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C contestant les retraits de points consécutifs à quatre infractions et la décision d'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation (48 SI) avait été retirée par le ministre de l'intérieur, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Le tribunal a ainsi rejeté la requête de M. C, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CABINET ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301579

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B contestant le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 12 janvier 2021 et à la décision d'invalidation "48 SI", ces décisions ayant été retirées par l'administration. Il a également jugé irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 11 février 2021, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles L. 223-3 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GEBELIN-NAACKE

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307062

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 3 juillet 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'accord franco-algérien de 1968 ou du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions dirigées contre une prétendue interdiction de retour ont été déclarées irrecevables, cette mesure n'étant pas contenue dans l'arrêté.

Avocat : BELLAL

27 février 2025• 4ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400133

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait la cessation du versement de la majoration de traitement de 40 % (indemnité de vie chère) suite à son placement en congé de longue maladie. La décision du 5 décembre 2023 du directeur du centre pénitentiaire de Ducos a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit, car le bénéfice de cette majoration est lié à l'exercice effectif des fonctions en outre-mer. Le tribunal a également écarté les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire, de discrimination et de rupture d'égalité, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la rémunération des fonctionnaires en outre-mer.

Avocat : BEL

27 février 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203869

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier de Roubaix de retirer ou d’abroger la sanction de révocation qui lui avait été infligée le 12 novembre 2021. Mme A soutenait que cette sanction était illégale, notamment en raison d’un défaut de motivation, d’une absence de communication de l’avis du conseil de discipline, d’une erreur d’appréciation des faits et d’un caractère disproportionné. En cours d’instance, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 27 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans se prononcer sur le fond du litige.

Avocat : DELOBEL-BRICHE

27 février 2025• 4ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400071

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait le refus de sa demande de détaxe de carburant pour l'année 2022. La décision du 21 décembre 2023 du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique était motivée par le dépôt tardif de sa demande, après la date limite du 30 septembre 2023. Mme B n'a pas apporté la preuve d'un dépôt avant cette échéance, et les pièces justificatives produites ultérieurement étaient postérieures à la date limite. Le tribunal a donc écarté le moyen de la requérante et rejeté l'ensemble de ses conclusions, sans se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400142

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, orthophoniste, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une "subvention territoriale Covid-19". La juridiction a jugé que la profession d'orthophoniste, bien que dépourvue d'ordre professionnel, constitue une profession réglementée au sens du code de la santé publique, ce qui l'exclut du dispositif d'aide prévu par la délibération n° 20-77-2 du 9 avril 2020. Le moyen tiré de l'erreur de qualification juridique des faits a donc été écarté, et les conclusions indemnitaires et accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400139

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, infirmière libérale, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une détaxe de carburant pour 2022. La requérante soutenait avoir déposé son dossier avant la date limite du 30 septembre 2023, mais n'a pas apporté de preuve suffisante face aux allégations de l'administration. Le tribunal a écarté ce moyen, constatant que la demande avait été présentée tardivement le 18 décembre 2023 et que les pièces justificatives étaient postérieures à la date limite. La solution retenue est fondée sur la délibération de l'assemblée de Martinique n° 17-534-1 des 19 et 20 décembre 2017.

Avocat : FRADIN DE BELLABRE

27 février 2025• 1ère Chambre