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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 582 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 582

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BELEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305196

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’éducation nationale refusant sa nomination comme professeur de sport stagiaire, a rejeté sa requête. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a jugé que l’administration n’était pas en situation de compétence liée et pouvait légalement apprécier, dans l’intérêt du service, les garanties du lauréat pour exercer les fonctions, sans commettre d’erreur de droit au regard de l’article 8 du décret n°85-720 du 10 juillet 1985. La solution retenue confirme le large pouvoir d’appréciation de l’administration lors de la nomination des lauréats de concours de la fonction publique.

Avocat : BELLOTTI

10 octobre 2025• 3ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101439

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la collectivité de Corse d’un recours en contravention de grande voirie contre les propriétaires du navire "U Pinese II", qui a coulé à deux reprises dans le vieux port de Bastia en août 2019, causant une pollution et une gêne à la navigation. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par M. B..., notamment l'incompétence du signataire de la requête et son absence de qualité de propriétaire, en retenant que la délégation de signature était régulière et que la vente du navire n'était pas établie. Sur le fond, le tribunal a constaté que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens des articles L. 2132-2 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, et a condamné solidairement MM. C... et B... au paiement d'une amende de 5ème classe ainsi qu'à l'enlèvement de l'épave.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BELLAGAMBA

10 octobre 2025• Magistrat statuant seul
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502184

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés a constaté que la requête, enregistrée le 6 octobre 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai de quarante-huit heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

9 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208338

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., agent non titulaire du centre hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux, contestant sa suspension provisoire de fonctions pour quatre mois à compter du 3 octobre 2022. Le tribunal a rejeté les moyens d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, rappelant que la suspension n’est pas une sanction disciplinaire et n’exige ni motivation ni communication préalable du dossier. Sur le fond, il a jugé que les griefs d’attouchements physiques rapportés par une collègue, étayés par un rapport circonstancié, présentaient un caractère de vraisemblance et de gravité suffisant pour justifier la mesure conservatoire. La requête a été rejetée, et la demande d’injonction est devenue sans objet suite à la réintégration de l’agent le 20 janvier 2023.

Avocat : BELLO

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504688

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du maire de Bézu Saint Eloi refusant de réaliser des travaux d’insonorisation d’un gymnase. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas de conséquences graves et imminentes liées à la location ponctuelle de la salle. Il a également jugé irrecevables les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la commune de réaliser des travaux ou d’interdire des activités, de telles mesures excédant le pouvoir du juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL

9 octobre 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404524

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve du dépôt de sa demande auprès de la préfecture, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.

Avocat : DELOBEL

9 octobre 2025
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE00210

Avocat : BELHEDI

9 octobre 2025• Juge des référés
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502168

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 4 octobre 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait Mme A..., ressortissante malgache, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour continu depuis 2015 à Mayotte, de la présence de ses enfants et de ses attaches familiales. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente du réexamen de sa situation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

8 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517614

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d’une situation d’urgence nécessitant une mesure de sauvegarde d’une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures, ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à ces libertés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : DAVID-BELLOUARD

7 octobre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516132

Refus de visa de court séjour – Tribunal administratif de Nantes – Ordonnance de référé suspension (art. L. 521-1 CJA). Le juge rejette la requête de M. A..., prêtre camerounais, qui contestait le refus consulaire de lui délivrer un visa pour participer à un concert d’opéra sacré. La condition d’urgence n’est pas caractérisée, car l’intéressé n’établit pas une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant que l’administration ait statué sur son recours préalable obligatoire (art. D. 312-3 CESEDA). La requête est rejetée sans instruction ni audience (art. L. 522-3 CJA).

Avocat : BELLA ETOUNDI

7 octobre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502059

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de communiquer à M. B..., ressortissant malgache, un rendez-vous sous huit jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l’urgence, l’intéressé étant en situation irrégulière malgré son insertion professionnelle et familiale, et a relevé l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré des tentatives répétées. La mesure a été jugée utile et non contestable. L’État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 octobre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406843

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES annule l'arrêté du 4 juillet 2024 par lequel le préfet des Yvelines a refusé la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que, bien que la requérante fût en situation irrégulière, le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, compte tenu de son hébergement et de sa prise en charge financière et médicale par sa fille de nationalité française depuis 2019. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien valable dix ans dans un délai de trois mois. La décision s'appuie notamment sur l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : ZABEL

7 octobre 2025• 4ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03317

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

7 octobre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407216

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 6 126,30 euros notifié par la CAF de l'Hérault. Le tribunal a constaté que les indus avaient été annulés par la CAF suite à une erreur de saisie informatique, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires de la requérante. Concernant le refus de communication d'un rapport de contrôle, le tribunal a jugé qu'aucun document de ce type n'existait, l'indu résultant d'une erreur technique et non d'un contrôle. La requête a été intégralement rejetée, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.

Avocat : BELLOTTI

7 octobre 2025• Magistrat HUCHOT
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502106

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait la modification d’une précédente ordonnance pour obtenir le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que le refus de renouvellement de ce titre, intervenu après le réexamen de sa situation, constituait un litige distinct de la mesure provisoire initiale ordonnée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande de modification fondée sur l’article L. 521-4 du même code a été jugée manifestement mal fondée et rejetée.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 octobre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300594

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a condamné le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe à indemniser les trois enfants de M. H... E... pour leur préjudice d’affection suite au décès de leur père, survenu lors de sa prise en charge en juillet 2011. La responsabilité de l’établissement a été engagée pour faute dans l’organisation et le fonctionnement du service, le patient ayant été oublié pendant plus de 21 heures, ce qui a conduit à son décès. Cette faute a été reconnue par un jugement correctionnel et un précédent jugement administratif définitif. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L.1142-1 du code de la santé publique pour retenir la responsabilité, et a accordé une indemnisation de 6 000 euros à chaque requérant, soit 18 000 euros au total, en raison d’une perte de chance de 30% d’éviter le décès.

Avocat : SELASU JEAN-YVES BELAYE

7 octobre 2025• 1ère Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502158

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était certes remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas grave et manifestement illégale. En effet, le requérant n'a pas apporté de preuves suffisantes de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte, ni de l'intensité de ses liens familiaux sur place. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

6 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527398

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de police du 18 juillet 2025 qui avait clos la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant russe. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments généraux du requérant sur l'irrégularité de son séjour et la perte de stabilité ne suffisant pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET BELIMY AVOCATS (AARPI)

6 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502165

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), faute d’éléments probants sur sa participation à l’entretien de son enfant ou sur l’ancienneté de son séjour. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée. Cette décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

6 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504464

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 16 septembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait interdit le retour sur le territoire français de M. A..., ressortissant algérien, pour une durée d'un an. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence en France de l'intéressé (près de six ans) et de la présence de son fils de neuf ans, souffrant de troubles autistiques, confié à sa sœur en tant que tiers digne de confiance. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs.

Avocat : LABELLE

6 octobre 2025• POLE URGENCES