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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

223 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

223

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 432

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BELLEEffacer tout
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201231

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SARL Etablissements Fournier, qui contestait la remise en cause du crédit d'impôt innovation (CII) pour les années 2016 et 2017. La société, spécialisée dans la construction de remorques, soutenait que ses développements constituaient des prototypes éligibles au CII. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement estimé que les produits en cause étaient des produits finis personnalisés, destinés à être mis directement sur le marché, et non des prototypes ou installations pilotes au sens du k du II de l'article 244 quater B du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction d'impôt et de remboursement de créance.

Avocat : CABINET FIDAL BELLERIVE SUR ALLIER

26 septembre 2025• Chambre 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402740

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour l’enfant mineur A... F..., confié par kafala à Mme E.... Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré d’un risque de détournement de l’objet du visa était entaché d’une erreur d’appréciation, et que la décision méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP PAMPONNEAU - TERRIE - PERROUIN - BELLEN ROTGER

23 septembre 2025• 11ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504081

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'absence de vérification de son droit au séjour, et l'atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée et que le requérant ne justifiait pas d'une vie familiale stable et ancienne en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LABELLE

10 septembre 2025• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503406

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, était saisi par M. C, ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de la Seine-Maritime à enregistrer sa demande de titre de séjour et à lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait délivré au requérant une attestation de prolongation d'instruction valable, rendant ainsi ses demandes principales sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais d'instance. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LABELLE

31 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509148

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 4 avril 2025 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a accordé le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme C et de ses cinq enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que potentiellement remplie, n'était pas suffisante pour justifier la suspension, et qu'aucun moyen soulevé par la requérante n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : HUGUES ISABELLE

21 juillet 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209791

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Sabrina, qui contestait l'arrêté du 25 février 2021 déclarant d'utilité publique un projet de centre municipal d'animation et de logements à Marseille, ainsi que l'arrêté de cessibilité du 10 février 2022. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté de 2021 en raison de leur tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance du dossier d'enquête publique et le bilan coût-avantage négatif, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et le code de justice administrative.

Avocat : LE BELLER

17 juillet 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200890

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme E et M. B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Marignane pour des travaux et un changement de destination d'une construction existante. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen relatif à un vice de procédure, faute pour les requérants d'invoquer une disposition imposant la consultation d'un service spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête, les autres moyens n'ayant pas été examinés dans l'extrait fourni. Les textes appliqués sont les articles R. 423-50 du code de l'urbanisme et les dispositions relatives à la délégation de signature.

Avocat : LE BELLER

15 juillet 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403728

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 novembre 2023 renouvelant son assignation à résidence pour six mois. La requérante contestait notamment l’insuffisance de motivation, l’absence d’impossibilité de quitter le territoire, et l’inadaptation du périmètre d’assignation à son lieu de résidence parisien. Le tribunal a annulé l’arrêté au motif que le préfet n’a pas justifié de l’impossibilité matérielle ou juridique pour Mme A de quitter le territoire français, condition prévue à l’article L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision s’appuie également sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : GUILLOU ISABELLE

4 juillet 2025• 2ème chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200699

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 et 2015. Ces impositions résultaient de l'application de l'article 168 du code général des impôts, en raison d'une disproportion marquée entre son train de vie et ses revenus déclarés. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement évalué la valeur locative de sa résidence principale, en se fondant sur les éléments déclarés et des termes de comparaison pertinents. Il a également estimé que M. A n'apportait pas la preuve que ses revenus réels, y compris ceux issus de la vente d'actions et d'un rachat de plan d'épargne, permettaient d'expliquer son train de vie.

Avocat : CABINET FIDAL BELLERIVE SUR ALLIER

20 juin 2025• Chambre 1
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402889

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. BG, directeur d'un établissement scolaire privé, et plusieurs autres requérants, d'une demande d'annulation de la décision du 9 septembre 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux lui a infligé une interdiction d'exercer des fonctions de direction pour une durée de trois ans. Les requérants invoquent de nombreux moyens, notamment des irrégularités de procédure (manquement à l'impartialité, composition irrégulière du conseil académique de l'éducation nationale, non-respect des droits de la défense) et des vices affectant le rapport d'inspection. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse des moyens soulevés s'inscrit dans le cadre des principes généraux de la procédure disciplinaire et des articles L. 234-2 et R. 234-37 du code de l'éducation.

Avocat : BELLEGARDE

20 juin 2025• CHAMBRE 3
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500465

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados d’abroger une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an, prises le 21 juillet 2024. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la décision d’obligation de quitter le territoire français avait été exécutée le 3 octobre 2024 avant l’introduction du recours, et qu’aucune demande d’abrogation de l’interdiction de retour n’avait été valablement formée. Cette solution s’appuie sur les règles de recevabilité du code de justice administrative, sans examen au fond des moyens tirés de la convention européenne des droits de l’homme ou du code de l’entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : LABELLE

13 juin 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501561

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur la demande du CROUS de Normandie, ordonne l'expulsion de M. E du logement qu'il occupe sans titre dans une résidence universitaire. La requête est jugée recevable malgré une erreur sur le prénom du défendeur et l'absence de production de l'arrêté de nomination de la directrice du CROUS. Le juge retient que la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse, l'occupant étant sans titre depuis la non-reconduction de son bail pour l'année 2024-2025 et cumulant une dette locative. L'urgence est caractérisée par le nombre important de demandes de logement non satisfaites (48% des 17 606 demandes), justifiant la libération des lieux pour assurer la continuité du service public du logement étudiant. La décision se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles L. 822-1 et suivants du code de l'éducation.

Avocat : LABELLE

6 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506230

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 25 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. C à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que le préfet ne pouvait légalement prendre une mesure d'éloignement à l'encontre de M. C, qui bénéficiait d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 29 janvier 2025 et dont la demande de titre, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas fait l'objet d'une décision explicite de rejet à la date de l'arrêté.

Avocat : SELARL CHRISTELLE & ISABELLE GRENIER

2 juin 2025• Reconduite à la frontière
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01430

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

27 mai 2025• 4ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401403

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental de la Manche pour une contravention de grande voirie reprochée à la SARL Herviou et associés, pour stationnement irrégulier d’un navire dans le port de Granville. La société contestait la régularité de la procédure et la matérialité des faits. Le tribunal a examiné la régularité de la notification du procès-verbal au regard de l’article L. 774-2 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement porte sur l’application des articles L. 5337-1 et R. 5333-9 du code des transports, ainsi que L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : JARRY ISABELLE

14 mai 2025• 2ème chambre JU
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309357

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’indemnisation de 10 000 euros chacun, en raison de l’absence de relogement de leur famille (comprenant quatre enfants, dont un souffrant de problèmes de santé) par le préfet des Yvelines. Cette carence persistait malgré une décision de la commission de médiation du 11 septembre 2020 reconnaissant leur demande comme prioritaire et urgente, et une injonction du tribunal du 12 juillet 2021 assortie d’une astreinte. Le tribunal a rejeté leurs conclusions indemnitaires, estimant que le préjudice invoqué n’était pas établi. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives au droit au logement opposable.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

13 mai 2025• Présidente Boukhéloua
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501660

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l'absence de délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales (articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA), et l'incompétence du signataire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, rejetant l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : LABELLE

15 avril 2025• URGENCES JU
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208308

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B C, surveillant pénitentiaire, contestant plusieurs arrêtés du garde des sceaux le suspendant de ses fonctions (juillet 2020, avril 2021, septembre 2021) et le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant notamment que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et ne méconnaissaient ni la présomption d'innocence ni les dispositions des articles 30 de la loi du 13 juillet 1983 et L. 531-1 à L. 531-4 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que la prolongation de la suspension avec réduction de rémunération n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de condamnation de l'État ont été rejetées.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

10 avril 2025• 8ème chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202158

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société OTC Moulins. Celle-ci contestait un titre exécutoire émis par l'Agence de services et de paiement pour récupérer un trop-perçu d’aide publique liée à l’activité partielle. Le tribunal a jugé que le titre était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également estimé que le retrait de l’aide était légal, car les conditions de son octroi n’avaient pas été respectées, conformément à l’article L. 242-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET FIDAL BELLERIVE SUR ALLIER

10 avril 2025• Chambre 2
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201542

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C A contestant l'arrêté de péril imminent du 24 octobre 2022 du maire de Saint-Cyr-la-Roche. Cet arrêté mettait en demeure le propriétaire de démolir un bâtiment dangereux. Le tribunal a jugé que la tardiveté alléguée de l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que, sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, l'autorité compétente n'était pas tenue d'engager une procédure contradictoire préalable en cas de danger imminent.

Avocat : FAURE-ROCHE ISABELLE

8 avril 2025• 2ème chambre