48 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 621
Avec résumé IA
Avocat : BELLOTTI
La société Kadri Signal demande l'annulation d'un marché public et des dommages-intérêts pour éviction irrégulière devant le Tribunal Administratif de Montpellier. Le tribunal rejette la requête, estimant que la société ne démontre pas que la note contestée dans l'évaluation de son offre était erronée ou qu'elle avait une chance sérieuse de remporter le contrat. La décision s'appuie sur les règles de procédure contentieuse administrative et les principes gouvernant l'évaluation des offres dans les marchés publics.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Kadri Signal visant à annuler un marché public de dématérialisation des arrêtés municipaux de Béziers et à obtenir des dommages-intérêts. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours n'ayant pas été formé dans le délai de deux mois suivant la publicité de l'attribution du contrat. Elle a également estimé que la société ne démontrait pas que l'irrégularité alléguée dans la notation de son offre aurait modifié le classement final. Les dispositions du code de la commande publique relatives aux délais de recours ont été appliquées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, rejette les requêtes de deux bénéficiaires contestant la régularisation de leurs droits à la prime d'activité et à l'allocation de logement social. Le juge administratif retient que les requérants, vivant en concubinage, ont manqué à leur obligation de déclarer ce changement de situation familiale, ce qui a entraîné un calcul erroné de leurs prestations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 842-1, L. 842-3 et R. 846-5) et du code de la construction et de l'habitation (articles L. 821-1, R. 822-2 et R. 822-3) relatives aux conditions de ressources et de composition du foyer.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension présentée par M. A... contre le refus de la commune de Béziers de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a pris un arrêté interruptif de travaux le 10 octobre 2025, privant d’objet les conclusions du requérant. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 480-1 et suivants du code de l’urbanisme relatifs aux infractions et aux mesures de police administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de la Ligue des droits de l'homme visant à annuler l'arrêté du maire de Béziers interdisant la circulation des mineurs de moins de treize ans non accompagnés, de 23h à 6h, dans les quartiers prioritaires, du 22 avril au 30 septembre. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour édicter cette mesure sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, au titre de ses pouvoirs de police municipale visant à assurer la sécurité publique. Il a estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir des mineurs, compte tenu des risques de troubles à l'ordre public et de la nécessité de protéger les enfants. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la présomption d'innocence, du principe de personnalité des peines et de la discrimination.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’éducation nationale refusant sa nomination comme professeur de sport stagiaire, a rejeté sa requête. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a jugé que l’administration n’était pas en situation de compétence liée et pouvait légalement apprécier, dans l’intérêt du service, les garanties du lauréat pour exercer les fonctions, sans commettre d’erreur de droit au regard de l’article 8 du décret n°85-720 du 10 juillet 1985. La solution retenue confirme le large pouvoir d’appréciation de l’administration lors de la nomination des lauréats de concours de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 6 126,30 euros notifié par la CAF de l'Hérault. Le tribunal a constaté que les indus avaient été annulés par la CAF suite à une erreur de saisie informatique, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires de la requérante. Concernant le refus de communication d'un rapport de contrôle, le tribunal a jugé qu'aucun document de ce type n'existait, l'indu résultant d'une erreur technique et non d'un contrôle. La requête a été intégralement rejetée, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre le refus de la commission de l'académie de Montpellier de l'autoriser à instruire sa fille en famille pour l'année 2025-2026. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation d'itinérance suffisamment caractérisée pour empêcher la scolarisation de l'enfant, et n'établissant pas de préjudice grave et immédiat. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, la commission ayant valablement motivé son refus au regard des articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E... contestant les décisions implicites de la CAF de l'Hérault et du Conseil départemental de l'Hérault confirmant des indus de prime d'activité, d'allocation de logement, de revenu de solidarité active et d'aides exceptionnelles. La requérante soutenait notamment l'illégalité de la prise en compte de certaines sommes et sa situation de précarité, mais le tribunal a estimé ces moyens infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes de remise gracieuse et d'injonction. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la construction et de l'habitation, le code de la sécurité sociale, et les décrets n° 2020-1746 et n° 2020-519.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, agent contractuel de la commune de Béziers, contestant le non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au profit de l'adjoint au maire étant valable. Il a jugé que la décision de non-renouvellement, n'étant pas une mesure disciplinaire, n'avait pas à être motivée ni précédée d'une procédure contradictoire. Enfin, le tribunal a estimé que l'administration n'était pas tenue de convoquer l'agent à un entretien préalable, la durée totale des contrats n'étant pas supérieure à trois ans.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Béziers radiant Mme A des cadres pour abandon de poste. Le juge a constaté que la requête au fond en annulation était tardive, car introduite après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification régulière de l’arrêté. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision n’ont pas été examinées. Cette solution est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme B, qui contestait les décisions de la CAF de l’Hérault refusant ou limitant la remise gracieuse d’indu de prime d’activité et d’aides au logement. La requérante invoquait sa situation de précarité et une erreur de déclaration non intentionnelle. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la bonne foi ne pouvait être retenue en raison de manquements répétés aux obligations déclaratives et que la preuve d’une précarité suffisante n’était pas apportée. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale relatives aux remises de dettes.