4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 803
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 268
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... D... B... et de sa famille, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale, opposé par l'autorité consulaire française à Kinshasa. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration avait valablement retenu l'existence d'une tentative frauduleuse pour obtenir les visas, en application de l'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du même code et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, considérant que la requérante était responsable de la situation qu'elle invoquait en raison du délai tardif de sa demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OBENG-KOFI
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale supprimant le dossier de renouvellement d'une carte de séjour "vie privée et familiale". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, notamment car la suppression du dossier, intervenue après l'expiration d'un délai de conservation, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par la voie du référé-suspension. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : BENANE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante sollicitait en réalité un changement de fondement de son titre (de "étudiant" vers "recherche d'emploi"), situation pour laquelle l'urgence n'est pas présumée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en annulation de la société requérante, la décision attaquée ayant été retirée et rendue sans objet. Il a néanmoins condamné la Caisse des dépôts et consignations à verser à la société une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET PAVET - BENOIST - DUPUY - RENOU - LECORNUE (SCP)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation de la délibération de la Métropole de Lyon relative au réaménagement de l'avenue des Frères Lumière. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les parties de la délibération approuvant et autorisant la signature de la convention de maîtrise d'ouvrage, car leur légalité ne peut être contestée par des tiers que dans le cadre d'un recours direct contre le contrat lui-même, conformément à la jurisprudence administrative. Les autres dispositions de la délibération ont été considérées comme des actes préparatoires insusceptibles de recours contentieux.
Avocat : BENABDESSADOK
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 mai 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C..., un demandeur d'asile érythréen. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne comportait pas d'éléments sur la vulnérabilité de l'intéressé, en méconnaissance de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également retenu que l'OFII n'avait pas mis M. C... en mesure de présenter ses observations écrites préalablement, violant ainsi les articles L. 551-16 et D. 551-18 du CESEDA. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter du 25 mai 2023, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait initialement l'annulation du rejet par le ministre de l'intérieur de sa demande de francisation de son prénom. La procédure est close sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Avocat : OBENG-KOFI
Avocat : BENDER EMILIE
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait le refus du consul général de France à Dakar de transcrire son acte de naissance sénégalais sur les registres de l'état civil français. Le tribunal a jugé que ce litige, relatif au fonctionnement des services de l'état civil, relève exclusivement de la compétence de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et le décret n°2008-521 du 2 juin 2008.
Avocat : MBENGUE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. B..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision est prise car l'intéressé a, postérieurement à l'introduction de sa requête, obtenu un titre de séjour, rendant son recours sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser à M. B... la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : BENKHELOUF
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la commune de Beaulieu-sur-Dordogne de son recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral autorisant une installation de traitement de déchets dangereux. La juridiction a rejeté la demande de la société Limatex de condamner la commune à payer une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater un désistement.
Avocat : BENADJEMIA DALILA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre la décision de clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de la demande de carte de résident et au respect de la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, il a suspendu l'exécution de la décision attaquée et enjoint au préfet d'enregistrer la demande de carte de résident, en s'appuyant sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine ayant clôturé sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la décision de clôture, motivée par l'absence d'un document obligatoire dans le dossier, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Cette ordonnance fait suite à la délivrance, postérieure à l'introduction du recours, des visas de long séjour initialement refusés par l'autorité consulaire de Téhéran, ce qui a rendu la demande sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas sollicité l'aide juridictionnelle.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les recours de M. B... contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 3 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre un arrêté du 6 février 2026 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français soulevée à l'encontre de l'assignation à résidence. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice.
Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction principale visant à obliger le conseil départemental des Hauts-de-Seine à reprendre la prise en charge des requérantes au titre de la protection de l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas remplie, compte tenu du jugement du juge pour enfants ayant ordonné la mainlevée du placement. En revanche, la juridiction a admis les requérantes au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BENVENUTO
**Sujet principal** : Demande d'injonctions en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour obtenir une convocation au dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé provisoire avec autorisation de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : 1. **Non-lieu à statuer** sur la demande de récépissé, car la préfecture a déjà délivré un récépissé de six mois avec autorisation de travail à la requérante avant l'ordonnance. 2. **Rejet** de la demande d'injonction de convocation, car le juge estime que la requérante a déjà pu déposer une demande complète de renouvellement (via la plateforme ANEF) qui est en cours d'instruction, rendant la mesure inutile. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté).
Avocat : BEN MOUSSA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de regroupement familial opposé à Mme B... Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (notamment au titre du CESDHLF, de la CIDE ou de l'accord franco-algérien) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. L'ordonnance est rendue en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : BENTAHAR