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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 202 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 202

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 117

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BENEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503592

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence habituelle en France depuis novembre 2018 et de l'intégration socio-professionnelle stable du requérant (CDI de vendeur depuis 2019). Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour d'un an mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : BEN HAMIDANE

12 janvier 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508710

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la violation des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BENSMAINE

12 janvier 2026• 7ème Chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505608

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., ressortissante congolaise, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d’Indre-et-Loire refusant la délivrance d’un titre de séjour « étranger malade » sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait légalement suivi l’avis du collège de médecins de l’OFII, lequel concluait que si l’état de santé de la requérante nécessitait une prise en charge, le défaut de soins n’entraînerait pas de conséquences d’une exceptionnelle gravité et qu’elle pouvait voyager sans risque vers son pays d’origine. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires, sans qu’il soit besoin de statuer sur l’erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA

12 janvier 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600048

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un arrêté municipal du 24 décembre 2025 infligeant une exclusion temporaire de trois jours à une brigadier-chef de police municipale. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, mais le juge a estimé qu’elle n’apportait aucun élément concret établissant une atteinte grave et immédiate à ses intérêts professionnels ou à sa santé. En l’absence d’urgence caractérisée, la condition posée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, justifiant le rejet de la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : DELBOURG BENJAMIN

12 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509177

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 29 juillet 2025 par lequel le préfet des Yvelines avait obligé Mme B..., ressortissante algérienne, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car elle entraînerait une rupture des liens entre la mère et sa fille de 10 mois, placée à l'aide sociale à l'enfance mais avec laquelle un lien mère-enfant fort et un droit de visite ont été établis. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé dans son ensemble. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B... une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : BENACHOUR CHEVALIER

12 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312859

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis lui retirant son titre de séjour. Le tribunal a constaté que le titre de séjour en litige était arrivé à expiration et a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. B... est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : BENITEZ

9 janvier 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411506

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence de la préfète de l’Essonne, en l’absence de délivrance d’un récépissé, n’avait pas fait naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, portant sur une décision inexistante, a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

9 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522322

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 juin 2025 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de résidence du requérant (depuis 2017), de son insertion professionnelle stable (CDI depuis 2018) et de sa vie familiale en France. En conséquence, la décision de refus de titre, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BENNOUNA & MENZEL

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523965

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 17 juillet 2025 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante malienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la résidence continue de l'intéressée en France depuis 2017, de son emploi stable depuis 2022 et de l'intensité de ses liens familiaux sur le territoire. La solution retenue est l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : BENTAHAR

9 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507582

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, demandant l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2025 du préfet des Alpes-Maritimes lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de sa vie privée et familiale, en application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BENDER EMILIE

9 janvier 2026• Magistrat Mme BOSSUET
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505224

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Toulon. M. B... demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à la suspension de son contrat d'alternance. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 18 mars 2026. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande au titre des frais de justice.

Avocat : BEN HAMIDANE

8 janvier 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2403054

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Marne. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation de la requérante avait fait l'objet d'un examen particulier au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les études de Mme A. n'étaient pas réelles et sérieuses, compte tenu de ses échecs répétés en master et de son incapacité médicale à suivre les cours. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BEN REHOUMA

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522091

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté d’expulsion pris par le préfet de la Loire-Atlantique à l’encontre de M. B..., ressortissant algérien condamné pour viol. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en matière d’expulsion, n’était pas remplie en l’espèce, l’intéressé étant toujours incarcéré et l’exécution de la mesure n’étant pas imminente. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENVENISTE

8 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510397

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant pris par le préfet du Bas-Rhin le 21 octobre 2025. Le juge a admis l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, et a relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de la décision préfectorale a été ordonnée.

Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA

8 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535107

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet de police d'instruire sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite faisant obstacle à toute injonction en l'absence de péril grave, la requête a été jugée irrecevable et rejetée.

Avocat : BENAROCH

7 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510710

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. G..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 12 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également accordé à M. G... le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA

7 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422271

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet née le 27 juin 2024 par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant égyptien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET BENNOUNA & MENZEL

7 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509153

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 30 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle concernant l'obligation de quitter le territoire français, en application des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-1 et L. 612-2 du CESEDA relatif au refus de délai de départ volontaire, ainsi que celui fondé sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme pour l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : BEN HAMIDANE

6 janvier 2026• 2ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518500

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a par ailleurs rejeté la demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : BEN MANSOUR

6 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509675

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une précédente ordonnance de référé et demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rappelé qu’il n’est pas compétent pour annuler une ordonnance de référé, cette voie relevant d’un recours en cassation devant le Conseil d’État, ni pour annuler une décision administrative, cette compétence appartenant au juge du fond. Enfin, la demande d’injonction de réexamen a été rejetée car elle ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL BENIKING

6 janvier 2026