3 498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 498
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 467
Avec résumé IA
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA
Avocat : SCP BENABENT
Avocat : BENICHOU
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Avocat : CABINET BENOIT
Avocat : BEN MALEK
Avocat : BEN-SAADI
Avocat : BEN HAMIDANE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus était fondé sur les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la menace pour l'ordre public, et non sur l'article L. 432-1-1 invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Avocat : BENITEZ
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante bangladaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, notamment via une évaluation de vulnérabilité. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 522-2 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), estimant que la procédure avait été régulière. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : BEN YAHMED
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'aucun défaut d'examen de sa situation n'était établi. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'évaluation de vulnérabilité, faute de preuve que l'agent n'était pas formé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-2 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment via une évaluation de vulnérabilité. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'évaluation, faute de preuve que l'agent n'était pas formé, et a jugé que la requérante avait été informée dans une langue qu'elle comprenait, conformément aux articles L. 522-2 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière justifiant la suspension, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 7 600 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 11 décembre 2013. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 11 juin 2014, faute de proposition de logement, causant des troubles dans les conditions d'existence du requérant et de sa famille. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La somme allouée indemnise le préjudice subi sur la période de carence.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D... B..., ressortissant égyptien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d'un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a été saisi par M. B., ressortissant tunisien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l'Eure du 7 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. Le tribunal a constaté que le préfet avait abrogé ces décisions par un arrêté du 15 décembre 2025, avant toute exécution. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B. au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEN ABDERRAZAK
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a été saisi par M. B., ressortissant tunisien, pour contester une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence prises par le préfet de l’Eure le 7 décembre 2025. En cours d’instance, le préfet a abrogé ces deux décisions par un arrêté du 15 décembre 2025, avant toute exécution. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B. au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé les requêtes de la SARL Méga Pneus contestant deux titres de perception émis par l'OFII pour un montant total de 145 621 euros, correspondant à la contribution spéciale pour emploi de travailleurs étrangers non autorisés (article L. 8253-1 du code du travail) et à la contribution forfaitaire pour frais d'éloignement (article L. 822-2 du CESEDA). La société soutenait notamment que l'infraction n'était pas constituée, son gérant ayant été relaxé par le juge pénal pour absence de lien de subordination. Le tribunal a fait droit à la demande, annulant les titres de perception et déchargeant la société de l'obligation de payer, en se fondant sur l'autorité de la chose jugée au pénal qui s'impose à l'administration.
Avocat : SELARL B&J BENDJADOR
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France (CRRV) du 6 août 2025, qui refusait la délivrance d’un visa de long séjour à M. A... et Mme B... en qualité d’ascendants à charge. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 412-1 et L. 423-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Avocat : BENVENISTE