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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 498

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 445

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BENEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501204

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 613-1, L. 613-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BENBANI KHADIJA

28 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500099

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 21 novembre 2024 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Concernant le retrait du titre de séjour, il a jugé que les faits d'usage de faux commis par M. D pour obtenir une autorisation de travail justifiaient ce retrait sur le fondement de l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'une condamnation pénale préalable soit nécessaire. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, le tribunal estimant que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BEN HAMIDANE

28 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205122

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait les cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti au titre des années 2014 à 2018 pour une activité occulte de récupération de métaux. Le tribunal a jugé que la procédure d'évaluation d'office était régulière, M. A n'ayant pas déclaré son activité ni déposé de déclarations fiscales, et que le débat oral et contradictoire avait eu lieu. La proposition de rectification a été considérée comme suffisamment motivée. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée, ainsi que la demande de frais de justice.

Avocat : BEN SALEM

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208373

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2019 et des pénalités correspondantes. Le tribunal a jugé que la procédure d'évaluation d'office était régulière, l'activité occulte étant caractérisée pour la période en litige, et que le défaut de motivation de la décision implicite de rejet de leur réclamation était inopérant. Il a également estimé que la charge de la preuve incombait aux requérants, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des rectifications. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 73, L. 68, L. 169 du livre des procédures fiscales et L. 193 du même code.

Avocat : BEN SALEM

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211570

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... demandant l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 12 juillet 2022, qui confirmait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le motif d'ajournement fondé sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et l'absence de ressources stables et suffisantes n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BEN HASSINE

25 juillet 2025• 5ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2200323

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par la société Viamedis d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation de titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Briey pour un montant total de 27 973,43 euros, ainsi qu’à la décharge de l’obligation de payer cette somme, révélée par une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a rejeté les conclusions tendant à la décharge de l’obligation de payer comme portées devant une juridiction incompétente, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, au motif que la créance non fiscale d’un établissement public de santé relève de la compétence du juge judiciaire. Sur le fond, la requête a été rejetée, la société n’apportant pas d’éléments suffisants pour justifier l’annulation des titres exécutoires restant en litige.

Avocat : SELAS ALAIN BENSOUSSAN

25 juillet 2025• 5e chambre
CEDécision• Autres

Conseil d'État — N° 503768

Avocat : BENSOUSSAN-COHEN

24 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:503768.20250724• 5ème et 6ème chambres réunies
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02306

Avocat : BOUHABEN

24 juillet 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501493

Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens, rendue par le juge des référés, fait droit à la demande de l’expert judiciaire d’étendre les opérations d’expertise à M. et Mme B, propriétaires d’une parcelle voisine nécessaire aux investigations. La solution retenue se fonde sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d’étendre l’expertise à des personnes autres que les parties initiales lorsque cela présente un caractère utile à la mission. Le juge rejette les conclusions de la commune d’Ault relatives aux frais de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif que les dépens n’ont pas encore été mis à la charge des époux D et qu’ils ne sont pas la partie perdante.

Avocat : SELARL BENOIT LEGRU

24 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507312

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante camerounaise, afin d’obtenir une injonction pour déposer sa demande de renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait l’urgence liée à un risque de perte d’emploi et l’impossibilité d’accéder à la plateforme ANEF pour des raisons techniques. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante n’ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, et que le dysfonctionnement allégué résultait de sa propre négligence. La décision s’appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant l’obligation de l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais rappelle que le requérant doit démontrer l’urgence et l’utilité de la mesure.

Avocat : BELEBENIE

24 juillet 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500511

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 6 janvier 2025 prononçant son expulsion. Le tribunal a jugé que la procédure d'expulsion, régie par les articles L. 632-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclut l'application de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que les condamnations répétées et aggravées de M. A pour trafic de stupéfiants caractérisaient une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion, sans méconnaître l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GRIMAL GATIN BENOIT

24 juillet 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205740

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A C, aumônier militaire, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 27 673,90 euros pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants permettant de présumer l'existence d'agissements de harcèlement moral au sens de l'article L. 4123-10-2 du code de la défense. Il a considéré que les décisions contestées (limitation de contrat, mutation, procédure disciplinaire) relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas constitutives de harcèlement. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : INGELAERE BENJAMIN

24 juillet 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305056

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de Mme I, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, puis juge que le préfet a fait une exacte application de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il estime que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la requête est rejetée dans son intégralité.

Avocat : BENHAMIDA

24 juillet 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305228

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'exerçant pas son pouvoir de régularisation, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit exclusivement le séjour des Algériens, rendant inapplicable l'article L. 435-1 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA

23 juillet 2025• 2ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY03066

Avocat : BEN HADJ YOUNES

23 juillet 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206735

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) annule la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant le recours de Mme C contre le refus de naturalisation du préfet de la Côte d'Or. Le tribunal a jugé que le motif retenu par le ministre, selon lequel Mme C aidait au séjour irrégulier de son conjoint, était infondé car aucun élément n'établissait l'irrégularité de la situation de ce dernier. Cette erreur manifeste d'appréciation a conduit à l'annulation de la décision, sur le fondement des articles 21-15, 21-16 et 21-26 du code civil, ainsi que de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de six mois.

Avocat : BEN HADJ YOUNES

23 juillet 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201665

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Amtrust International Underwriters, assureur dommage-ouvrage, afin d'obtenir le remboursement par les constructeurs et leur assureur commun (SMABTP) des sommes versées pour réparer des désordres affectant un centre aquatique. Le tribunal a examiné la recevabilité de l'action directe dirigée contre la SMABTP. Il a rappelé que cette action, fondée sur l'article L. 124-3 du code des assurances, tend à l'exécution d'une obligation contractuelle de droit privé et relève donc de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions de la requête dirigées contre la SMABTP comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : VERNIERES BENOÎT

22 juillet 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501076

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Mayotte refusant à la société de Dialyse Ylang Ylang l'autorisation d'exercer une activité de dialyse à Petite-Terre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que l'existence d'un besoin de santé publique ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à un intérêt public justifiant une suspension, d'autant qu'une offre de soins existait déjà sur le territoire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENOITON

21 juillet 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501075

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Mayotte refusant à la société de Dialyse Ylang Ylang l’autorisation d’exercer une activité d’hémodialyse en unité d’autodialyse sur le bassin de Petite Terre. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car la société n’a pas démontré une atteinte grave et immédiate à un intérêt public ou à ses intérêts, l’offre de soins existante sur le territoire permettant déjà la prise en charge des patients dialysés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : BENOITON

21 juillet 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304105

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 1er septembre 2023 par lequel le maire de Cabrières avait mis en demeure M. B d'interrompre ses travaux. Le tribunal a jugé que le maire n'était pas en situation de compétence liée, car les travaux n'étaient pas réalisés sans autorisation mais étaient simplement non conformes à une déclaration préalable, ce qui lui laissait un pouvoir d'appréciation. En outre, l'arrêté a été pris en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

18 juillet 2025• 1ère Chambre