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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 498

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 655

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BENEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408473

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de la présence régulière de toute sa famille en France, de sa scolarité continue depuis 2005 et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine, la décision portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Avocat : BENTAHAR

27 juin 2025• 5ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404084

Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et ses cinq enfants. Le tribunal constate que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite à M. B, malgré sa demande en ce sens, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication des motifs rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

27 juin 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305101

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante soutenait que le préfet avait commis une erreur de droit et de fait en exigeant un contrat de travail à durée indéterminée et une rémunération minimale, alors qu'elle disposait d'une promesse d'embauche et d'une demande d'autorisation de travail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés, sans préciser les textes exacts appliqués pour le rejet. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BRAME BENJAMIN

26 juin 2025• 9ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400199

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de Saône-et-Loire d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Viré pour une maison individuelle, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le préfet soutenait que le maire aurait dû surseoir à statuer en application de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, le projet étant de nature à compromettre l’exécution du futur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a rejeté la demande du préfet, jugeant que le projet n’était pas de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l’exécution du futur PLUi, et que le classement de la parcelle en zone agricole stricte n’était pas opportun.

Avocat : LE MEIGNEN BENOÎT

26 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404214

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 juin 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de vice de procédure et d’erreur de droit, en se fondant sur l’avis du collège de médecins de l’OFII du 7 décembre 2023, qui concluait que l’état de santé de l’intéressé ne faisait pas obstacle à un retour dans son pays d’origine où un traitement approprié était disponible. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales au regard des dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BENDER EMILIE

26 juin 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501714

Refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, constate que la décision implicite de refus initiale a été remplacée par un arrêté préfectoral du 6 mai 2025. La requête en suspension est donc devenue sans objet, car elle ne vise plus la décision en vigueur. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans examiner les moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH).

Avocat : BEN-SAADI

26 juin 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303728

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A et de la SCI Turques contestant l'arrêté du maire de Cabrières du 15 mai 2023, qui s'opposait à leur déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté précisait les considérations de droit et de fait, notamment la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque de feu de forêt. Sur le fond, le tribunal a considéré que le projet, situé en zone constructible mais affecté par un aléa très fort, justifiait le refus pour des motifs de sécurité publique, conformément à l'article R. 111-2. La requête a été rejetée dans son ensemble, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

24 juin 2025• 1ère Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500417

Avocat : SCP BENABENT

23 juin 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500417.20250623• 6ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508547

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 9 mai 2025 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL BENGONO

20 juin 2025• - Etrangers - 15 jours
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502922

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (motivation, examen particulier, contradictoire) et interne (violation de l'article L. 731-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH, et erreur manifeste d'appréciation). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.

Avocat : BEN MAJED

20 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501935

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 3 septembre 2023 et l'annulation de son assignation à résidence du 27 mai 2025. Le juge a estimé que la naissance de son enfant en 2025 ne constituait pas un changement de circonstances rendant l'OQTF inexécutable. Il a également jugé que l'arrêté d'assignation à résidence était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

20 juin 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300849

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme A, propriétaire, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Dionisy pour les désordres causés à sa propriété par les racines d'arbres situés sur le domaine public communal. La commune a soulevé une exception de prescription pour les désordres affectant le mur de clôture, ainsi qu'une contestation du lien de causalité et de la réalité des préjudices. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître de l'ouvrage public, mais a jugé que les dommages, n'étant pas accidentels, nécessitaient la démonstration d'un préjudice anormal et spécial, ce que Mme A n'a pas établi. La requête a été rejetée, et la demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

20 juin 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501989

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 31 mai 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de dix-huit mois et une assignation à résidence. Le juge a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français devenue définitive, estimant que la naissance de l'enfant français du requérant ne constituait pas un changement de circonstances faisant obstacle à l'exécution de cette mesure. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

20 juin 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY00051

Avocat : GERIN BENOIT

19 juin 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401122

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A, ressortissante mongole. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressée en France depuis plus de quinze ans, de sa vie familiale établie avec son concubin titulaire d'un titre de séjour et leurs quatre enfants nés en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA

19 juin 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417375

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que M. A, en situation de privation involontaire d'emploi, ne pouvait se prévaloir de la prorogation d'un an de son autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-33 du code du travail, cette disposition ne s'appliquant pas aux certificats de résidence délivrés sur le fondement de l'accord franco-algérien. La décision a été prise en application des stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles R. 5221-32 et R. 5221-33 du code du travail.

Avocat : BENACHOUR CHEVALIER

19 juin 2025• 3ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500985

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a annulé l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales refusait un titre de séjour "étudiant" à M. C, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la réorientation universitaire de l'étudiant, après une première année non concluante, ne remettait pas en cause le caractère réel et sérieux de ses études, compte tenu de ses troubles d'apprentissage et de ses résultats encourageants.

Avocat : BEN MOUSSA

18 juin 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203322

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution d’un crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR) d’un montant de 21 116 euros. Le requérant soutenait que ses rémunérations perçues en 2018 n’étaient pas exceptionnelles, car celles de 2019 étaient supérieures, mais le tribunal a jugé que les conditions de l’article 60 de la loi de finances pour 2017 n’étaient pas remplies. En effet, le bénéfice de la restitution prévue au 4° du F du II de cet article est subordonné à la perception de rémunérations de la même société en 2019, ce qui n’était pas le cas en l’espèce, M. B ayant perçu ses revenus de 2019 d’une société distincte. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CBA-CABINET BENAYOUN ASSOCIES

18 juin 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305392

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 28 avril 2023 par lequel le maire de Villeurbanne avait refusé à la SCI Eden un permis de construire pour le changement de destination de logements en commerce. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement refuser le permis au motif d'un dossier incomplet sans avoir préalablement invité le pétitionnaire à le compléter, en application de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : SELARL BENOIT FAVRE

17 juin 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503600

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Ariège du 14 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur d'appréciation. Se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la juridiction a validé la légalité des décisions préfectorales. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BENHAMIDA

17 juin 2025• Reconduite à la frontière