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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 202 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 202

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 757

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BENEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401436

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une association demandant l'annulation du refus implicite du maire de Goudargues de dresser un procès-verbal pour des infractions urbanistiques (changement de destination et constructions sans autorisation en zone A) commises par un exploitant agricole. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et la commune, faute de preuve que le procès-verbal dressé ultérieurement concernait les mêmes faits. Il a également rejeté les fins de non-recevoir, jugeant que l'association justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour constater les infractions en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, et lui a enjoint de dresser un procès-verbal dans un délai de quinze jours.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301533

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 27 février 2023 par lequel le maire de Jonquerettes refusait à M. B un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article 19.A du plan local d'urbanisme était illégal, car cette disposition était postérieure à la décision annulée et ne pouvait être opposée en application de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504198

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin avait retiré son certificat de résident à M. B, ressortissant algérien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder le retrait du certificat de résident sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que la situation de M. B relevait exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la décision refusant un délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour sur le territoire français ont également été annulées. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance du champ d'application de la loi, le préfet ayant appliqué à tort le CESEDA au lieu de l'accord franco-algérien.

Avocat : BEN MALEK

2 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504104

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le renouvellement de son assignation à résidence pour 45 jours par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que l'administration ne justifiait d'aucune diligence particulière pour mettre en œuvre l'éloignement, rendant la mesure disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exigent que l'assignation soit nécessaire et proportionnée à l'objectif d'éloignement.

Avocat : BENHAMIDA

1 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500838

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre du 19 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. S'agissant du refus de titre de séjour pour raisons de santé, le tribunal a jugé que les certificats médicaux produits ne permettaient pas d'établir que le défaut de prise en charge aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que M. A ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par conséquent, la décision ne méconnaît pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BENHAMIDA DJAMILA

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501597

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.

Avocat : BENTAHAR

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504648

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet du Bas-Rhin. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA

1 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403140

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B I et de sa famille contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur le défaut de preuve de l'identité et des liens familiaux, était légale. Il a estimé que les documents d'état civil produits, notamment un jugement supplétif, n'étaient pas suffisamment probants pour établir ces liens, en application de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée.

Avocat : BENVENISTE

30 juin 2025• 10ème chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412026

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un refus d’entrée sur le territoire français pris par la police aux frontières du port de Marseille. Par un jugement du 15 avril 2025, le tribunal a déjà annulé cette décision et condamné l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Constatant que les conclusions de la requête avaient ainsi été tranchées, le président de la 3ème chambre a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

Avocat : CABINET BENNOUNA ET MENZEL

30 juin 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301218

Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par la Sarl Les Capucines d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Possession refusant un permis de construire, a annulé cette décision. Le tribunal a retenu l’incompétence de l’auteur de l’acte, la commune n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués. Il a également jugé que la décision de refus, intervenue après l’expiration du délai d’instruction de cinq mois, constituait un retrait illégal d’un permis de construire tacite, faute de procédure contradictoire préalable. Cette solution s’appuie sur les articles R. 612-6 du code de justice administrative, L. 424-2 et R. 423-23 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : BENOITON

30 juin 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402589

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait l'inadaptation de son logement à son handicap, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 114 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la demande d'annulation de la décision du 12 mars 2024 a été rejetée.

Avocat : BENABU

30 juin 2025• Magistrat Mme POUGET
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501747

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rappelé que, pour les ressortissants marocains, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne peut être invoqué pour une activité salariée, ce point étant régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Toutefois, le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l'espèce, le tribunal a jugé que la stabilité de l'emploi de Mme B depuis juillet 2021 ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour, rejetant ainsi sa demande.

Avocat : BEN AYED

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302853

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Rochefort-du-Gard à lui verser 35 000 euros en réparation d’un préjudice financier. Elle estimait que l’arrêté de péril pris par le maire l’avait contrainte à vendre son immeuble à la commune à un prix inférieur à sa valeur réelle. Le tribunal a d’abord retenu sa compétence pour connaître de cette action en responsabilité fondée sur l’illégalité fautive de l’arrêté de péril. Sur le fond, il a jugé que Mme B ne démontrait pas la réalité de son préjudice, faute de preuve suffisante que le bien aurait pu être vendu au prix de 95 000 euros. La requête a donc été rejetée et Mme B condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

30 juin 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503033

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les requêtes de Mme B A, ressortissante algérienne, contestant les décisions du préfet des Yvelines du 25 et 28 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante ne pouvait se prévaloir des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, faute de justifier d'une entrée régulière en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENBANI

30 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508792

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant ivoirien, contestant son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine prise par le préfet le 10 mai 2025, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, la violation des articles L.730-1 et L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence, sans faire droit à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : BEN-SAADI SALOME

27 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408473

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de la présence régulière de toute sa famille en France, de sa scolarité continue depuis 2005 et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine, la décision portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Avocat : BENTAHAR

27 juin 2025• 5ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404084

Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et ses cinq enfants. Le tribunal constate que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite à M. B, malgré sa demande en ce sens, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication des motifs rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

27 juin 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305101

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante soutenait que le préfet avait commis une erreur de droit et de fait en exigeant un contrat de travail à durée indéterminée et une rémunération minimale, alors qu'elle disposait d'une promesse d'embauche et d'une demande d'autorisation de travail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés, sans préciser les textes exacts appliqués pour le rejet. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BRAME BENJAMIN

26 juin 2025• 9ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400199

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de Saône-et-Loire d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Viré pour une maison individuelle, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le préfet soutenait que le maire aurait dû surseoir à statuer en application de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, le projet étant de nature à compromettre l’exécution du futur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a rejeté la demande du préfet, jugeant que le projet n’était pas de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l’exécution du futur PLUi, et que le classement de la parcelle en zone agricole stricte n’était pas opportun.

Avocat : LE MEIGNEN BENOÎT

26 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404214

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 juin 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de vice de procédure et d’erreur de droit, en se fondant sur l’avis du collège de médecins de l’OFII du 7 décembre 2023, qui concluait que l’état de santé de l’intéressé ne faisait pas obstacle à un retour dans son pays d’origine où un traitement approprié était disponible. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales au regard des dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BENDER EMILIE

26 juin 2025• 1ère chambre