4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 803
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 115
Avec résumé IA
Avocat : BENICHOU
Avocat : COUSSY BENOÎT
Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour pour la fille de Mme A. La requérante invoquait l'urgence liée au risque d'excision et de mariage forcé de l'enfant en Guinée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de visa "mineur scolarisé" était détournée de son objet, aucun projet de scolarisation en France n'étant démontré. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENVENISTE
Avocat : DELBOURG BENJAMIN
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 31 octobre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que son activité professionnelle de directeur adjoint nécessitait impérativement l'usage de son véhicule, ni qu'il ne pouvait recourir à d'autres moyens de transport. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré de l'annulation des amendes forfaitaires.
Avocat : BENAITEAU
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, concerne la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa de long séjour au titre de l'asile opposés à Mme C B, M. D A et leur jeune fille, ressortissants afghans. Les requérants, anciens journalistes, invoquent l'urgence liée à leur situation de vulnérabilité et aux risques de persécutions en cas de retour en Afghanistan, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision pour défaut de motivation et erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a admis l'intervention du Syndicat national des journalistes et du Syndicat des avocats de France. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative sur demande justifiée par l'urgence et un doute sérieux quant à sa légalité.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet de la Sarthe de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de sa pathologie cardiaque, Mme A n'apportait pas la preuve qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié en Côte d'Ivoire, conformément à l'avis du collège de médecins de l'OFII. La décision attaquée a donc été jugée légale, et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son épouse française, condition nécessaire au renouvellement de son titre de séjour en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BEN YOUNES
Avocat : BENDJOUYA
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mars 2025 obligeant M. A B à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Paris. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Avocat : BENACHOUR
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C, aide médico-psychologique, contestant l'avertissement qui lui a été infligé le 21 mars 2023 par le directeur du centre hospitalier de la haute vallée de la Moselle. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir du centre hospitalier, jugeant que la requête n'était pas tardive car la demande d'aide juridictionnelle de Mme C, déposée dans le délai de recours, avait interrompu ce délai. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de sanction pour insuffisance de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : CABINET BENTZ-VIRY-PICARD-LIPP
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme E épouse D, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 23 avril 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et la délégation de signature régulière. Il estime également que la requérante n'a pas été privée de son droit d'être entendue et que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-tunisien de 1988, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.
Avocat : CABINET BENNOUNA ET MENZEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé précontractuel par la SARL GTP, a rejeté sa requête. La société contestait le rejet de son offre pour le lot n°3 (second œuvre) d’un marché de réhabilitation d’un centre municipal de santé à Stains, estimant que la commune avait commis des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Le juge a constaté que le marché avait été signé et notifié à l’attributaire le 4 mars 2025, soit avant l’introduction de la requête le 11 mars 2025, rendant le référé précontractuel irrecevable en application de l’article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENSOUSSAN
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une requête de Mme A contestant un arrêté du préfet de police l’obligeant à quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’intéressée résidait à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 24 mars 2025, le tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : BENVENUTO
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 19 décembre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer des visas de long séjour à M. B et Mme D, ressortissants algériens demandant à rejoindre leur fils en France en tant qu'ascendants à charge. Le tribunal relève un vice d'incompétence : en application de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, seul la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France était compétente pour examiner le recours administratif préalable obligatoire contre un refus de visa de long séjour, et non le sous-directeur des visas. La décision attaquée est donc annulée.
Avocat : BENHAMIDA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait été entendu par les services de police et n'avait pas été empêché de présenter ses observations. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence de violation des droits garantis par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BENOIT
Le Tribunal Administratif de Toulouse, dans sa décision du 1er novembre 2024, a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.