100 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
100
Décisions totales
383 581
Ordonnances
231 794
Avec résumé IA
Avocat : CHAMBERLAND POULIN
Avocat : CHAMBERLAND POULIN;LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que le refus de titre de séjour, fondé sur une menace à l'ordre public liée à l'usurpation d'identité, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien.
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral de janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur la falsification de documents universitaires, était régulière en matière de compétence du signataire et de motivation. Il a ainsi écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une demande d'exécution d'un jugement. Le sujet principal est la demande d'injonction adressée au préfet pour l'exécution d'une précédente décision annulant un rejet implicite de titre de séjour. La juridiction retient la solution du non-lieu à statuer, car le préfet a pris un arrêté de refus exprès, exécutant ainsi le jugement antérieur et privant la demande de son objet. Les textes appliqués sont l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence de lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Abdulbaki Cetin visant à annuler l'arrêté préfectoral de juin 2025 qui refusait son titre de séjour et ordonnait son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé ne justifiait pas d'un ancrage familial suffisant en France au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a également jugé légales les décisions connexes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Nouvelle-Aquitaine (CRPMEM NA) de lui attribuer une licence de pêche dans l'estuaire de la Gironde. Le juge a constaté que la décision de rejet, notifiée le 6 novembre 2024, n'avait été contestée que le 23 mars 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a été sanctionnée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'inviter le requérant à régulariser sa requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. Moustapha Gueye contre l'arrêté du 10 janvier 2025 du préfet de la Gironde. Le requérant contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans, invoquant notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des risques en cas de retour au Sénégal en raison de son homosexualité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation, et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 435-1, L. 542-3, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant canadien, contre l'arrêté du préfet de la Dordogne du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A... de recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du préfet de Lot-et-Garonne refusant de leur délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a fait droit à leurs demandes en leur délivrant une carte de séjour temporaire. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales, tout en maintenant leurs demandes de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 1 300 euros à leur avocate.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant britannique, qui demandait une injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née du silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête en annulation a été rejetée, ainsi que les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A... contre les arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 11 février 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'illégalité des décisions au regard des articles L.435-1, L.542-3, L.612-8, L.612-10 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les requêtes ont été enregistrées et instruites, avec une clôture d'instruction fixée au 22 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme A... contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 11 février 2025 leur refusant un titre de séjour, leur retirant leur attestation de demande d'asile, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), ainsi que la violation des articles L.435-1, L.542-3, L.612-8 et L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C..., qui estime avoir été victime d’un retard de diagnostic lors de sa prise en charge au centre hospitalier d’Auxerre le 15 janvier 2025 pour une chute. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la mesure utile pour déterminer les causes et l’étendue des préjudices allégués. L’expert, un chirurgien orthopédique, devra notamment évaluer la conformité des soins aux données acquises de la science et l’existence d’un éventuel retard de diagnostic ayant entraîné une perte de chance. Le centre hospitalier ne s’est pas opposé à la mesure, sous réserves.
Avocat : CABINET BERLAND SEVIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Dordogne de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que l'intéressé représentait une menace grave pour l'ordre public, était légale. Il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la révocation d’un agent du ministère de la justice. Le requérant invoquait l’urgence et plusieurs moyens de légalité (incompétence, défaut de motivation, vices de procédure, erreur d’appréciation et disproportion de la sanction). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés de révocation, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.