7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
274 517
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a donné acte du désistement d'un ressortissant marocain qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision fait suite à la régularisation de sa situation par le préfet du Gard, qui a délivré une attestation de décision favorable après l'introduction du recours. Le juge a condamné l'État à verser 500 euros à l'intéressé au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge estime que la condition d'urgence, bien que présumée pour un refus de renouvellement, n'est pas caractérisée en l'espèce, et que les moyens soulevés (incompétence, erreur manifeste d'appréciation, atteinte à la vie privée et familiale) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. D..., ressortissant dominicain, afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 7 janvier 2026 qui enjoignait au préfet de l'Ariège de permettre son retour en France. Le préfet soutenait avoir effacé le signalement de l'intéressé au système d'information Schengen, mais n'avait pas restitué son titre de séjour, perdu lors de son éloignement, et estimait que la délivrance d'un visa de retour relevait des autorités consulaires. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que le préfet avait accompli les diligences nécessaires et qu'il n'appartenait pas à l'administration de solliciter un visa auprès du consulat, cette démarche incombant à l'étranger lui-même. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAUBERT JENNIFER
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., copropriétaire, qui demandait le sursis au paiement d’une somme due à la commune de Toulouse et des injonctions concernant des travaux. Le juge a rappelé qu’il ne peut accorder des délais de paiement ni adresser des injonctions à l’administration en l’absence de conclusions principales en annulation ou en indemnité. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait le sursis au paiement d’une somme due à la commune de Toulouse pour des travaux de copropriété et sollicitait des injonctions à l’encontre de la commune. Le juge a rappelé qu’il ne peut accorder des délais de paiement ni adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Faute de conclusions dirigées contre une décision administrative, la requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assortir d'une astreinte une injonction précédemment prononcée à l'encontre du préfet du Nord. Le juge a retenu l'existence d'un élément nouveau justifiant l'application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constatant la non-exécution de l'injonction de réexamen d'une demande de carte de résident. Il a en conséquence fixé une astreinte de 50 euros par jour de retard pour assurer l'exécution de la décision et a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BERTHE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la composition du collège de médecins de l'OFII et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité, constatant que l'avis du collège de médecins mentionnait l'identité et la signature des trois médecins, dont aucun n'était le médecin rapporteur, conformément aux articles R. 425-12 et R. 425-13 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... contestant le retrait de ses conditions matérielles d’accueil par l’OFII. La décision de retrait, fondée sur l’absence de présentation de la requérante aux autorités en vue de son transfert vers le Portugal, est jugée suffisamment motivée et exempte d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal écarte l’argument de vulnérabilité médicale, estimant que le certificat produit ne caractérise pas une situation d’urgence justifiant son absence. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance, n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, le juge considérant que les conditions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 n'étaient pas remplies.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par une étudiante, Mme B... A..., d’un recours pour excès de pouvoir contre des décisions du président de l’université Bourgogne Europe l’ajournant aux examens et refusant son redoublement. L’affaire a été tranchée par une ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation du maintien de ses conclusions par la requérante, malgré une invitation en ce sens, celle-ci est réputée s’être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’instance sans examiner le fond du litige.
Avocat : LAMBERT EMMANUEL
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022 présentée par une propriétaire. La juridiction a jugé que la requérante, disposant du logement meublé inoccupé au 1er janvier de chaque année d'imposition, restait redevable de la taxe. Elle a appliqué les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, estimant que les travaux invoqués n'empêchaient pas l'occupation du bien et que les mesures sanitaires liées au COVID-19 ne rendaient pas la location impossible.
Avocat : CABINET BERTHAULT, COSNARD (ASSOCIATION)
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté préfectoral du 18 avril 2025 obligeant M. B... à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire était entachée d'illégalité, notamment en raison d'une substitution de base légale incorrecte au regard des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des mesures attaquées, y compris l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision de l'OFII refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était fondé sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le requérant des exigences des autorités chargées de l'asile. Il a également estimé que la situation de M. B... ne révélait pas, à la date de la décision attaquée, une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la directive 2013/33/UE, compte tenu de l'absence d'éléments de vulnérabilité particulière établis.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 24 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et des articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'erreur d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public et les circonstances humanitaires. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du préfet de la Seine-Maritime du 31 octobre 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant comorien. Le juge a retenu que le préfet, en se bornant à constater qu'un précédent refus n'avait pas été annulé et sans procéder à un nouvel examen sérieux de la situation personnelle du requérant, avait pris une décision insuffisamment motivée. En application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour médical, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Seine-Maritime, considérant que le refus de titre de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à une appréciation suffisante de la situation médicale personnelle du requérant. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire français, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un agent territorial de la commune de Drancy qui demandait réparation pour divers préjudices liés à sa carrière et à une maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que l'agent n'apportait pas la preuve des fautes alléguées contre son employeur, notamment concernant une discrimination, un défaut d'avancement ou une méconnaissance de l'obligation de sécurité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT