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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 807 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 807

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 756

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BERTEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400333

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C... et Mme D..., ressortissants géorgiens, d’un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés du préfet de la Seine-Maritime refusant de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaires de la protection temporaire. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté les demandes d’annulation, estimant que les moyens invoqués, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des articles L. 581-1 et R. 581-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme le refus préfectoral, sans faire droit aux conclusions à fin d’injonction ou d’astreinte.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

22 janvier 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400339

Le Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D..., ressortissants géorgiens, qui contestaient le refus du préfet de la Seine-Maritime de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaires de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait, dès lors que le préfet justifiait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 581-1 et R. 581-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur l'absence de démonstration par les requérants de leur résidence habituelle en Ukraine avant leur fuite.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MARY-INQUIMBERT

22 janvier 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402502

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur un examen de la situation personnelle du requérant. Il a écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit constitutionnel d'asile et des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

22 janvier 2026• 3 ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505465

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant le refus du préfet de police d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable car la décision attaquée n'existait pas, la demande de titre de séjour relevant de l'article 6 de l'accord franco-algérien devant obligatoirement être effectuée via un téléservice conformément à l'arrêté du 22 juin 2023. En l'absence de dépôt par ce moyen, aucune décision administrative de refus d'enregistrement n'a été prise, rendant le recours sans objet. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, fondée sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERTRAND

22 janvier 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600364

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait les décisions de la préfète de l’Aisne portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le placement en rétention administrative de l'intéressé le 11 janvier 2026 ne révélait pas l'édiction d'une nouvelle mesure d'éloignement, mais constituait une simple mesure d'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise le 7 juin 2024, en application des articles L. 722-1, L. 740-1 et L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions dirigées contre une prétendue nouvelle décision ont été déclarées irrecevables.

Avocat : BERTHE

22 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403002

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV La Frette développement, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le maire de La Frette a refusé un permis de construire pour un immeuble de 10 logements. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur le dépassement du coefficient d’emprise au sol maximal de 0,3 fixé par l’article II.1.4 du règlement du PLUi de Bièvre Isère communauté, les rampes d’accès au sous-sol n’ayant pas été incluses dans le calcul de l’emprise. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation et celui fondé sur l’article R. 423-38 du code de l’urbanisme, qui n’impose pas à l’administration d’inviter le pétitionnaire à régulariser son projet. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP SAUL-GUIBERT CAPDEVILLE CANTELE LENUZZA TONNELLE

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510930

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. D... et Mme E... contestant les arrêtés du 25 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La préfète de la Drôme a retiré ces arrêtés le 18 novembre 2025, rendant sans objet les demandes d'annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, les requérants n'étant pas la partie perdante.

Avocat : ALBERTIN

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600791

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un hébergement d'urgence, au titre d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'intéressé a été hébergé à l'hôtel Braille, rendant sans objet ses conclusions principales. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance, tout en admettant provisoirement M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : GILBERT

22 janvier 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402175

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme A... B..., ressortissante comorienne. La requérante, mère de trois enfants français et titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, remplissait les conditions de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir ce titre de plein droit. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CHABBERT-MASSON

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516648

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision du 8 décembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire des Baumettes jusqu'au 9 mars 2026. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, du défaut de motivation ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 213-8 et R. 213-25) et du code de justice administrative.

Avocat : ALBERTINI

22 janvier 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401190

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du préfet du Gard du 14 février 2024 refusant le regroupement familial demandé par Mme D... pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en excluant le conjoint au motif qu'il résidait en France, alors que ce dernier, titulaire d'un titre de séjour "travailleur saisonnier", ne résidait pas habituellement sur le territoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-6 et L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : CHABBERT-MASSON

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416686

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision était fondée au regard des articles L. 423-22, L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.

Avocat : SCALBERT

21 janvier 2026• 11ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601174

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. C..., ressortissant néerlandais, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de circulation de 24 mois. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment détaillé. Il estime que le comportement de M. C..., signalé pour des violences avec arme par destination en raison de la religion, constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure sur le fondement des articles L. 251-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERT LAZLI

21 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2100570

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A..., agent public, contestant le refus de lui accorder un recul de la limite d'âge et son admission à la retraite. Le requérant invoquait notamment son droit en tant que parent de trois enfants et l'insuffisance de motivation des décisions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que l'administration pouvait légalement se fonder sur l'intérêt du service. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la substitution de motif sollicitée par la défense.

Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS

21 janvier 2026• 6ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507742

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 3 décembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "conjoint de ressortissant de l'Union européenne" à Mme A..., ressortissante russe mariée à un Bulgare. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu du risque d'impossibilité de retour en France, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation et une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La solution retenue est la suspension de la décision contestée.

Avocat : ROBERT ARNAUD

21 janvier 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600328

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration refusant à Mme A..., ressortissante guinéenne et mère d'un enfant reconnu réfugié, le bénéfice total des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la procédure spéciale prévue aux articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était exclusive de la procédure de référé suspension, rendant la requête irrecevable. Aucun texte n'a été appliqué au fond, la solution reposant sur un motif de procédure.

Avocat : GILBERT

21 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302064

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Lampe Studio contestant le refus de l’administration de lui accorder les aides du fonds de solidarité pour les mois d’avril et juillet 2021. Le tribunal a jugé que la société avait déposé ses demandes dans les délais impartis par le décret n° 2020-371, mais qu’elle avait commis une erreur dans le calcul de son chiffre d’affaires de référence, en utilisant des montants annuels ou mensuels spécifiques au lieu du chiffre d’affaires mensuel moyen de 2019. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, confirmant les décisions de rejet de l’administration.

Avocat : LAMBERT

20 janvier 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507538

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été écartés.

Avocat : IMBERT MINNI

20 janvier 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515094

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 21 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A... C..., un demandeur d'asile somalien. Le tribunal a jugé que l'OFII n'apportait pas la preuve que le requérant avait manqué à ses obligations, le numéro de téléphone utilisé pour le contacter s'étant révélé non attribué. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur une erreur de fait et une méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : IMBERT MINNI

20 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402293

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de l’association Citoyens à mobilité réduite contestant le refus implicite du maire d’Assas de communiquer le plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics (PAVE). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le maire était régulièrement habilité à défendre en justice. Il a annulé la décision de refus de communication, jugeant que l’association avait droit à l’accès à ce document administratif en vertu du code des relations entre le public et l’administration. En revanche, les conclusions de l’association visant à enjoindre à la commune d’élaborer un PAVE ont été déclarées irrecevables car présentées à titre principal, et non comme une mesure d’exécution. La décision s’appuie sur les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN

20 janvier 2026• Magistrat GOURSAUD