1 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 551
Avec résumé IA
Avocat : SCP LESAGE - BERGUET - GOUARD-ROBERT
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 4 septembre 2025, du désistement pur et simple de la Fondation Perce-Neige. Cette dernière contestait un arrêté du 28 décembre 2022 autorisant l'Institut Le Val-Vandé à créer une plateforme d'accompagnement pour personnes autistes dans le Val-de-Marne. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a clos l'instance sans examiner le fond du litige. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : COCQUEBERT
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur une demande d'exécution du jugement n° 2203114 du 25 avril 2023. Ce jugement enjoignait au préfet de police de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de police avait, postérieurement à la demande d'exécution, rejeté la demande de titre de séjour par un arrêté du 18 mars 2025 et avait délivré une autorisation provisoire de séjour. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à des mesures d'exécution, celles-ci étant devenues sans objet.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SASU Mare E Petra et de Mme B A, qui demandaient leur relaxe d’une contravention de grande voirie. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au contrevenant, mais à l’autorité compétente (le préfet), de saisir le juge de la contravention de grande voirie. La décision est fondée sur les articles L. 774-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : ALBERTINI
Avocat : BERTHIER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement de M. A, qui avait contesté le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Gard ayant finalement accordé la carte de résident de dix ans sollicitée, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de l'instance.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Marseille. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : TSIKA-KAYA JEAN RIGOBERT
Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 1er septembre 2025, a constaté le désistement d'office de la requête de M. A D. Ce dernier contestait l'arrêté du maire de Champagnac-de-Belair du 12 février 2024 fermant le chemin de la muraille à tous véhicules. Saisi d'une demande de confirmation du maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL BARRET - BERTRANDON - JAMOT - MALBEC - TAILHADES
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler et à voyager. En cours d'instance, le préfet de police a délivré à l'intéressé une attestation de décision favorable à la délivrance d'un titre de séjour, valable jusqu'au 27 mars 2026 et l'autorisant à franchir les frontières de l'espace Schengen. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de l'instance.
Avocat : BERTIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car la demande de titre de séjour avait été présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité de forme empêche la naissance d'une décision administrative faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La solution est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, un aide-soignant, qui contestait sa réintégration sur un poste de jour après une suspension. Le requérant soutenait que ce changement d'affectation constituait une sanction disciplinaire déguisée. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, faute pour M. B d'avoir exposé des moyens de légalité précis, et a considéré que la décision, prise dans l'intérêt du service, était une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. La décision a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant un titre de recettes émis par la commune de Fontaine-le-Port pour des dommages causés au domaine public routier. Le juge a estimé que le litige relevait de la contravention à la police de conservation du domaine public routier, en application des articles L. 116-1 et R. 116-2 du code de la voirie routière. Il a donc déclaré la juridiction administrative incompétente, renvoyant l'affaire au juge judiciaire. La solution retenue est le rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Avocat : IMBERT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte, par ordonnance du 28 août 2025, du désistement pur et simple de la SAS Bureau Européen d'Assurance Hospitalière (BEAH) de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation solidaire des SCI CCI 30 et Campus CCI à lui verser 6 400 euros en réparation du préjudice lié à son éviction irrégulière de l'attribution d'un lot d'assurance pour le projet "Maison de l'Entreprise". Le désistement, accepté par les défenderesses, a été constaté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel la maire de Gordes s'est opposée à la déclaration préalable de travaux de M. B C. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en l'espèce. Bien que le bâtiment troglodyte présente un intérêt patrimonial remarquable et soit en mauvais état, les éléments fournis n'ont pas démontré un risque d'effondrement suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension avant le jugement au fond.
Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement de M. B, qui avait demandé l’annulation du refus implicite du maire de Villeneuve-les-Bordes d’abattre un arbre menaçant sa propriété. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que la commune a conclu au non-lieu, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le tribunal constate que le désistement est pur et simple et en donne acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette toutefois la demande au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y a pas lieu de condamner la commune aux dépens.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande de renouvellement ayant été déposée après l'expiration du titre précédent, elle est qualifiée de première demande et ne bénéficie pas de la présomption d'urgence. Les circonstances personnelles invoquées par la requérante, notamment le handicap de son enfant français, ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BERTAUX