7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
277 042
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par deux requérants d’un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour, ordonnant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale des requérants. Il a enjoint à l’administration de réexaminer leur situation dans un délai de deux mois.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination. La juridiction a jugé que l'époux italien de la requérante, en activité professionnelle stable, bénéficiait d'un droit au séjour en tant que citoyen de l'Union, conférant ainsi à son épouse, ressortissante sénégalaise, un droit dérivé au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante sénégalaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que les griefs tirés d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 423-23 du CESEDA, ainsi que d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. En conséquence, les autres mesures (fixation du pays de destination et interdiction de retour) découlant légalement de ce refus ont également été jugées régulières.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction (amende et interdiction de monter) infligée par la Société d'encouragement à l'élevage du trotteur français (SETF) à un jockey. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes sur la gravité de l'atteinte financière alléguée. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET BERTRAND (SCP)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un demandeur contestant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, présentée par voie postale alors que la procédure requérait une comparution personnelle en préfecture, était irrégulière. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours, rendant la requête manifestement irrecevable au regard des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident. La juridiction a estimé que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction, permettant au requérant de travailler, avait privé la requête de son objet urgent. L'Etat a néanmoins été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERTE
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête en excès de pouvoir d'une étrangère demandant l'annulation du refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la demande initiale, présentée par voie postale, n'a pas été effectuée selon la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence de l'administration sur une demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un prétendu refus implicite d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de sa comparution physique au guichet de la préfecture, condition posée par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable car dirigée contre une décision inexistante, et est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler un refus implicite d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas s'être présenté physiquement au guichet de la préfecture, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable car dirigée contre une décision inexistante, et est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERTRAND
Avocat : BERTAUX
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 13 octobre 2023, a constaté que le préfet du Val-de-Marne n’avait pas statué sur la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien, malgré une convocation en préfecture. Le tribunal a donc prononcé une astreinte de 10 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, à compter d’un délai d’un mois suivant la notification de la présente décision, pour assurer l’exécution de l’injonction de réexamen. En revanche, il a rejeté la demande de délivrance d’un certificat de résidence, le jugement initial n’impliquant pas une telle délivrance. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Melun a annulé le refus du préfet du Val-de-Marne de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant algérien. La décision a été jugée contraire à l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé à tout étranger admis à déposer une demande de titre. Le tribunal a toutefois rejeté l’injonction de délivrance, car une décision implicite de rejet de la demande de titre était intervenue entre-temps. L’État a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Toulon annule un permis de construire délivré le 21 mai 2024 par le maire de Cogolin à la SAS 200 GROUPE GGL pour la construction de 48 logements. Cette annulation intervient après un précédent jugement du 11 juillet 2025 qui avait sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, afin de permettre la régularisation d'une méconnaissance de l'article L. 153-11 du même code. La commune ayant informé le tribunal qu'aucun permis modificatif n'avait été déposé, la mesure de régularisation n'a pas été réalisée, justifiant l'annulation du permis initial. La commune est condamnée à verser 2 000 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Avocat : HUMBERT-SIMEONE
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var le 7 mai 2025. Le requérant invoquait notamment une erreur d'appréciation sur son état de santé et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de sa pathologie et son intégration en France, l'avis de l'OFII indiquait qu'un traitement approprié était disponible au Mali et que ses liens personnels et familiaux dans son pays d'origine n'étaient pas inexistants. La décision a donc été jugée légale au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant brésilien, contre un arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, retenant que la présence de M. B... constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses antécédents judiciaires (délit de fuite). La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BERTOLINO
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B..., ressortissante malienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment à sa scolarité en BTS. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné deux requêtes de M. C..., agent territorial, contestant le refus de reconnaissance de sa maladie professionnelle et son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'incompétence négative et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des décisions du maire de Saint-Étienne et les conclusions accessoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BERTRAND-HEBRARD
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante taïwanaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 9 janvier 2026 ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente, suffisamment motivés et fondés sur un examen complet de la situation, écartant les moyens tirés de la méconnaissance des règlements (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013 ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet du Doubs du 14 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, l'interdisant de retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la méconnaissance alléguée du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas établie, l'intéressé n'ayant pas démontré que des éléments qu'il n'avait pu présenter auraient pu modifier la décision. Les autres moyens, tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreurs d'appréciation, ont été rejetés, confirmant la légalité des mesures d'éloignement.
Avocat : BERTIN BRIGITTE