7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 705
Avec résumé IA
Avocat : BERTRAND HEBRARD
Avocat : CHABBERT MASSON
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait la condamnation de l'université Claude Bernard Lyon I au versement de 3 121,80 euros. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond. Aucune somme n’est allouée au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BERTIN & PETITJEAN DOMEC ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler deux décisions du centre hospitalier universitaire de la Martinique, l’une portant reclassement dans le corps des ingénieurs hospitaliers et l’autre concernant un avancement d’échelon. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 30 juin 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 3 juillet 2025. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SELARL BERTE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, ressortissant burundais, contestant la décision de l'OFII du 26 mai 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation, arguant que son état de santé l'avait empêché de se rendre à l'aéroport pour son transfert. Le tribunal a appliqué les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le règlement européen du 26 juin 2013. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le juge a examiné la légalité de la décision au regard de la motivation et de la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de transfert aux autorités italiennes et l'arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 13 juin 2025 à l'encontre de Mme A C, ressortissante camerounaise. La requérante, mère isolée d'un nourrisson de sept semaines et souffrant de troubles psychologiques, soutenait un défaut d'examen de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisamment approfondi de sa vulnérabilité exceptionnelle, notamment en ne s'assurant pas de l'accord des autorités italiennes pour la prise en charge de la mère et de son enfant. La solution retenue se fonde sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de l'Hérault a remis à l'intéressé le document sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En revanche, il a condamné l'État à verser 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Avocat : LAMBERT
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient la mise en demeure du maire de Murviel-lès-Béziers de régulariser une clôture édifiée sans autorisation. Le tribunal a jugé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais un simple rappel de la réglementation et des risques de poursuites, le rendant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, fondée sur l'absence d'acte administratif attaquable. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante avait bien reçu les informations prévues par le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et que l'entretien individuel avait été régulièrement mené. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré des défaillances systémiques en Croatie n'était pas établi. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'attribuer la licence "grande pêche" du lot n°11 du bassin de la Loire à M. A. La juridiction a jugé que la procédure de consultation de la commission de bassin pour la pêche professionnelle en eau douce était viciée, car l'avis des membres a été recueilli par courriel sans garantir un débat collégial, en méconnaissance des articles R. 435-8 et R. 435-15 du code de l'environnement et de l'arrêté du 31 mars 2005. La solution retenue est l'annulation pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : SELARL PALLIER - BARDOUL - SIEBERT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A pour contester le refus du SDIS du Gard d’indemniser ses jours épargnés sur son compte épargne-temps. Par un mémoire du 27 juin 2025, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 juillet 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions du SDIS tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme B demandant l’annulation de deux certificats d’urbanisme négatifs délivrés par le maire de Cavaillon pour la construction de maisons individuelles. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, en raison d’une délégation de signature régulière. Surtout, il a jugé que le classement de la parcelle en zone naturelle Nrf1 par le plan local d’urbanisme n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard des dispositions des articles R. 151-18 et R. 151-24 du code de l’urbanisme. Par conséquent, le motif de refus fondé sur la méconnaissance du règlement de cette zone était légal, et les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E, qui se présentait comme mineur isolé et demandait à être hébergé d'urgence par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, compte tenu des éléments du dossier et des diligences accomplies. La décision s'appuie notamment sur les articles 375 et suivants du code civil et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance.
Avocat : BERTAUX
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui se présentait comme mineur isolé étranger et demandait une injonction d'hébergement d'urgence et de prise en charge par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au regard des dispositions du code civil et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge estime que le requérant justifie de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son parcours professionnel stable dans un secteur en tension, de sa formation en apprentissage et de son intégration républicaine. La décision préfectorale est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BERT AVOCAT
Avocat : GOUTAL ALIBERT & Associés
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant le transfert et l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police a délivré une convocation pour retirer le titre de séjour, rendant les conclusions aux fins d'injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : BERTIN
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT