444 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
444
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 604
Avec résumé IA
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise le 1er juillet 2022 à l'encontre de M. D..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, formulée par le requérant sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du même code, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme A..., agent territorial, contestant la décision et l'arrêté du 11 juillet 2023 par lesquels le maire de Beaucaire a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 novembre 2022 et a abrogé son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que la lettre du 11 juillet 2023, qui se borne à informer l'agent, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure, de l'erreur de droit concernant le délai de retrait, et de l'erreur d'appréciation, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme A..., agent territorial, contestant la décision et l'arrêté du 11 juillet 2023 par lesquels le maire de Beaucaire a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 novembre 2022 et a abrogé son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que la lettre du 11 juillet 2023, simple courrier d'information, était insusceptible de recours et a rejeté les conclusions dirigées contre elle comme irrecevables. Sur le fond, il a considéré que la commune n'avait pas méconnu les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, et que les moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit et d'appréciation) n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la révocation de M. B..., adjoint technique territorial, prononcée par le maire d'Argenteuil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de rémunération et les difficultés financières invoquées étant inhérentes à toute mesure de révocation et ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'ancienneté de la décision. En conséquence, sans examiner les moyens soulevés, la requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Savoie refusant d'abroger une obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de cette décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande d'abrogation et de prendre une décision explicite dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 26 février 2024, qui enjoignait au préfet de police de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'inexécution du jugement était imputable au requérant, qui ne s'était pas présenté aux trois convocations fixées par la préfecture. La solution retenue est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 8 avril 2024 ayant annulé le refus implicite de titre de séjour de M. A..., constate que l’intéressé a changé de domicile pour l’Essonne. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint au préfet de l’Essonne, ou à tout préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois. La solution retenue transfère ainsi l’obligation d’exécution au préfet du nouveau département de résidence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet de la Seine-Saint-Denis un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une attestation de prolongation d’instruction le 18 juillet 2025. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 juillet 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'assignant à résidence pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. Le moyen tiré d'une atteinte excessive à la vie privée et familiale a été rejeté faute de précisions suffisantes. La décision a été prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord d'abroger un arrêté du 27 juin 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus d'abrogation du refus de titre de séjour, car cette décision ne produit plus d'effets directs. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a estimé que la promesse d'embauche produite par M. B..., déjà expirée à la date de sa demande, ne constituait pas un changement de circonstances de fait justifiant un recours. La requête a été rejetée en totalité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant notamment sur les articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que la décision était légalement justifiée par la situation personnelle de l’intéressée et son comportement constituant un trouble à l’ordre public.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 15 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment détaillé en droit et en fait. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ne s'étant pas fondé sur une menace pour l'ordre public. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'insertion professionnelle récente et discontinue de l'intéressé et de ses attaches familiales au Maroc.