444 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
444
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 271
Avec résumé IA
Avocat : BERTRAND
Avocat : BERTRAND HEBRARD
Avocat : HMS AVOCATS;BERTRAND JACQUES
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la Ligue de Nouvelle Aquitaine de tennis, qui sollicitait la condamnation de la commune de Tartas à lui verser 120 000 euros en réparation du préjudice lié au non-versement d’une subvention de 100 000 euros, accordée par une délibération du conseil municipal du 28 octobre 2015. Le tribunal a jugé que la délibération conditionnait le versement de la subvention au respect d’un plan de financement et à la production d’engagements des financeurs, conditions non justifiées par la requérante. Il a également écarté les moyens relatifs à un défaut de transmission au contrôle de légalité et à une faute de la commune, estimant que la délibération avait bien été transmise et que la responsabilité de la commune n’était pas engagée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET BERTRAND & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de certificat de résidence. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement imposer le dépôt de la demande via un téléservice, en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant n'établissait pas l'absence d'alternative. La requête a été rejetée, les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étant pas fondés.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier de manière probante d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que M. A ne faisait valoir aucun motif exceptionnel ou considération humanitaire justifiant une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 10 mars 2025 par laquelle le conseil municipal de Romenay autorisait l'acquisition du "café des sports" aux enchères. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la délibération contestée ayant eu pour seul objet une vente aux enchères publique qui s'est tenue le 25 mars 2025, rendant la demande de suspension sans objet. La requête de Mme A a donc été rejetée.
Avocat : BOIRON-BERTRAND MAX
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, après lui avoir délivré une autorisation provisoire de séjour, et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 30 août 2023 par laquelle la ministre de la culture a refusé aux consorts H la consultation anticipée d’un procès-verbal d’audition de 2019, relatif à la tutelle de leur défunt père, conservé aux archives départementales des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d’un intérêt légitime à accéder à ce document, dans le cadre d’une action en responsabilité envisagée contre la tutrice pour des négligences ayant alourdi leur dette successorale. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 213-1 et L. 213-2 du code du patrimoine, ainsi que sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration relatives à la communication des documents administratifs.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, tiré de la jurisprudence du Conseil d'État (Mme B, 10 octobre 2024), selon laquelle le silence gardé sur une demande de titre irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture, ne fait pas naître une décision susceptible de recours. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et le refus explicite d'enregistrement de sa demande. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite, celle-ci étant inexistante faute d'enregistrement de la demande. S'agissant du refus d'enregistrement, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant le dossier incomplet, et que le moyen tiré du défaut d'examen particulier n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 12 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en exigeant un contrat de travail visé, conformément à l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune d'Argenteuil, qui demandait réparation pour divers préjudices (patrimonial, physique, moral et financier). La requérante invoquait un recours abusif aux contrats à durée déterminée, une absence de contrat écrit lors d’un changement d’affectation, et une sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. Cette décision s’appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête indemnitaire de l'association Football-club de Port-Vendres, qui contestait des sanctions disciplinaires et un refus d'intégration en championnat de futsal pris par le district de football des Pyrénées-Orientales. La juridiction a jugé que l'association n'apportait pas d'éléments précis et concordants permettant de présumer un traitement discriminatoire direct au sens de la loi du 27 mai 2008 et de l'article L. 100-2 du code du sport. En l'absence de précision sur le motif illégal de la discrimination alléguée, la faute de nature à engager la responsabilité du district n'a pas été établie. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SCP BERTRAND J-J
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié" fondée sur l'accord franco-marocain. Le tribunal juge que la demande, présentée par courrier et non par comparution personnelle en préfecture comme l'exige l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était irrégulière. Dès lors, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible d'être contestée. La requête est donc irrecevable.
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant marocain, par le préfet de police. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette solution est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse B, ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née le 3 décembre 2023, par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la décision, faute de réponse à sa demande de communication des motifs. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que l’administration n’avait pas communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A épouse B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un courrier du préfet de la Somme du 22 novembre 2023 l'invitant à prendre rendez-vous en ligne pour déposer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce courrier, ne statuant pas sur le fond de la demande, constituait un simple courrier d'information et non une décision administrative faisant grief, rendant la requête irrecevable en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.