415 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
415
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus d'une autorisation de travail. Le tribunal constate que l'administration a pris une décision expresse de clôture de la demande, et non un rejet implicite, en raison de son incomplétude, ce qui rend inopérants les moyens soulevés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code du travail.
Avocat : MUBIAYI NKASHAMA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait son état de santé (diabète) et l’impossibilité d’accéder à un traitement approprié au Maroc faute de ressources financières. Le tribunal a jugé que, selon les articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet n’a pas commis d’erreur en estimant que les conditions pour un titre de séjour pour raison médicale n’étaient pas remplies. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
Avocat : BIANCHI
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 512-1 et L. 512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a estimé que le requérant ne justifiait pas de risques réels de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Sri-Lanka, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GORCE FABIAN
Refus de carte de résident de dix ans. Tribunal administratif de Montreuil. Annulation de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis pour erreur d'appréciation, le requérant justifiant de ressources suffisantes, stables et régulières sur la période de référence. Application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Injonction de délivrer la carte et condamnation de l'État aux frais.
Avocat : TOBIASS
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SA Aéroports de la Côte d'Azur pour obtenir le paiement de redevances et charges impayées par la SAS Les cookies d'Emilie pour l'occupation d'une surface commerciale sur le domaine public aéroportuaire. La société requérante soutenait que sa créance, fondée sur la convention d'occupation et l'article L. 6325-3 du code des transports, n'était pas sérieusement contestable. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la société Aéroports de la Côte d'Azur ne justifiait pas avoir communiqué à l'occupant les éléments de calcul des redevances variables, rendant ainsi l'obligation contestable.
Avocat : SCP WALICKI-ALLOUCHE-BIANCHI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux est saisi par l’association Enseignement Catholique de Gironde et de nombreux organismes de gestion d’établissements privés sous contrat d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à vérifier la conformité du calcul du forfait d’externat fixé par le département de la Gironde pour 2025 aux articles L. 442-5 et L. 442-9 du code de l’éducation. Les requérants contestent la délibération du 31 mars 2025 et la notification du 16 avril 2025, estimant que les modalités de calcul sont arbitraires et ne respectent pas le principe de parité avec l’enseignement public. Le département de la Gironde oppose l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté de la requête au fond et l’inutilité de l’expertise, arguant que les données comptables nécessaires sont déjà disponibles et non contestées. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la demande d’expertise est examinée au regard de son utilité pour le litige au fond, en application des dispositions du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BIAIS ET ASSOCIES
Avocat : SCP FABIANI PINATEL;SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais, au motif que le préfet de police n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'Etat est condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : BIANGOUO-NGNIANDZIAN-KANZA