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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

327 905

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507962

Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 15 août 2025 par lequel le préfet du Nord avait assigné à résidence M. B..., ressortissant turc sous le coup d'un arrêté d'expulsion de 2000. La juridiction a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'éloignement de l'intéressé, qui bénéficie toujours du statut de réfugié, ne constituait pas une perspective raisonnable. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence et le défaut de motivation, n'ont pas été examinés.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509501

Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 22 septembre 2025 par lequel le préfet du Nord avait assigné à résidence M. B..., ressortissant turc faisant l'objet d'un arrêté d'expulsion. Le tribunal juge que l'éloignement de l'intéressé, qui bénéficie toujours du statut de réfugié, ne constitue pas une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur d'appréciation entraîne l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance sont rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600048

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... et l'a obligée à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale, en raison de son mariage avec un ressortissant français et de la naissance de son enfant français, ainsi que l'urgence liée à la perte de revenus. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car la relation conjugale était récente et la naissance de l'enfant postérieure à l'arrêté attaqué. La décision s'appuie sur les articles L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 janvier 2026
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402838

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la commune d’Issoudun, qui demandait que les frais d’expertise judiciaire, liquidés à 37 142,76 euros, soient mis à la charge in solidum des sociétés TP Pineau, L. Lamy et fils et A... construction. Le tribunal a jugé que la commune, en tant que partie demanderesse à l’expertise ordonnée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, est tenue d’en supporter les frais, sans préjudice d’une éventuelle action au fond pour faire reconnaître les responsabilités contractuelles. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant la charge des frais d’expertise en référé, qui incombent à la partie qui a sollicité la mesure.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FLORENCE CHAUMETTE ET BRICE TAYON

20 janvier 2026• Chambre 3
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400920

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de la majoration de 40 % pour manquement délibéré appliquée à leur imposition supplémentaire d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2019. Les requérants contestaient l'intention d'éluder l'impôt, mais le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment établi cette intention, en se fondant sur l'importance des revenus fonciers omis (63 210 euros, soit 41 % des revenus totaux) et sur la récurrence de ces revenus, que les contribuables connaissaient et devaient déclarer. La décision s'appuie sur l'article 1729 du code général des impôts et l'article 195 A du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL CABINET JURIDIQUE ET FISCAL MOULINIER

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402562

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une mise en demeure de payer une majoration de 40 % et une pénalité de retard, au motif que leur réclamation préalable avec demande de sursis de paiement suspendait l’exigibilité. En défense, l’administration a fait valoir que la mise en demeure contestée avait été annulée le 18 janvier 2024. Le tribunal a constaté que cette annulation, intervenue avant l’introduction de la requête, privait d’objet les conclusions en décharge, et a donc rejeté la requête. Aucune somme n’a été accordée au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL CABINET JURIDIQUE ET FISCAL MOULINIER

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516396

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Totem France pour suspendre l'arrêté du maire de Lyon du 14 janvier 2025 s'opposant à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. La société invoquait une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU-H, estimant que le projet, situé dans un site inscrit mais sans protection particulière, n'altérait pas la perception de l'immeuble. Le juge a reconnu l'urgence présumée en application de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, la commune n'ayant pas apporté d'éléments pour la renverser. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la condition d'urgence étant satisfaite, l'examen du doute sérieux sur la légalité de la décision reste à déterminer.

Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME

20 janvier 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508792

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par M. C..., propriétaire voisin, pour demander la suspension d’un permis de construire délivré le 9 mai 2025 par le maire de Ploemeur à la société CMC pour un showroom de mobilier. M. C... invoquait notamment un vice de compétence, un défaut de consultations préalables, et une méconnaissance des articles Uia 3, 6, 7 et 11 du plan local d'urbanisme (PLU). En cours d'instance, M. C... s'est désisté de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant la charge de ses frais.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

20 janvier 2026
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506841

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d'une requête en omission de statuer par M. A... B..., a constaté que son précédent jugement du 6 novembre 2025 avait omis de se prononcer sur les conclusions de l'intéressé présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Pour remédier à cette omission matérielle, le tribunal a complété les motifs et le dispositif de ce jugement en mettant à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au profit de M. A... B.... Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R.741-11 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504702

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 août 2025 portant exécution d'un arrêté d'expulsion. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Elle a également estimé que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET D'AVOCATS JULIEN DARRAS

20 janvier 2026• 1ère chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01101

Avocat : CABINET MERSAOUI - MEDJATI

20 janvier 2026• 4ème chambre-formation à 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303940

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., infirmière au centre hospitalier Saint-Eloi de Sospel, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires et la réparation d'un préjudice pour défaut de repos compensateur. La requérante a été jugée irrecevable à demander réparation du préjudice lié à une "faute de gestion du personnel" car ce fait générateur n'avait pas été mentionné dans sa demande indemnitaire préalable. Ses conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées, le juge administratif ne pouvant adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les décrets relatifs au temps de travail dans la fonction publique hospitalière.

Avocat : CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501074

**Résumé de la décision du Tribunal Administratif de Nice (4ème Chambre)** Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par l’association CCDH France d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du CHU de Nice de lui communiquer les feuilles du registre prévu à l’article L. 3212-11 du code de la santé publique pour l’année 2022. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, en application des articles R. 311-12, R. 311-13, R. 311-15 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a jugé que la saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) était tardive, car intervenue plus de deux mois après la naissance de la décision implicite de refus, ce qui empêchait la liaison du contentieux.

Avocat : CABINET CHAS

20 janvier 2026• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501268

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la société SAGEC Méditerranée contestant le refus du maire de Mouans-Sartoux de lui délivrer un permis de construire pour un immeuble de 46 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme et de l’article UC 3 du plan local d’urbanisme, concernant la qualité de l’enrobé de la voie d’accès, n’était pas fondé. Il a estimé que le dossier de demande n’avait pas à préciser la nature des matériaux de la voie et que la commune n’établissait pas de risque pour la sécurité publique. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté de refus du 27 janvier 2025, en application des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et UC 3 du PLU.

Avocat : CABINET SZEPETOWSKI

20 janvier 2026• 4ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502345

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 septembre 2025 par lequel la commune de Cayenne a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident déclaré par M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment grave pour compromettre ses besoins essentiels, malgré son placement à demi-traitement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation et de l'erreur de droit, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 822-18 du code général de la fonction publique.

Avocat : CABINET LHERITIER AVOCATS

20 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301943

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de l'association Soliha Métropole Nord, qui sollicitait la condamnation de Partenord Habitat à lui verser 207 109,33 euros pour la résiliation d'un contrat de mandat de gestion et le solde de prestations. Le tribunal a considéré que le contrat, conclu de gré à gré, était irrégulier car il aurait dû être précédé d'une procédure de publicité et de mise en concurrence, en application du code de la commande publique. Partenord Habitat pouvait donc légalement résilier unilatéralement le contrat. L'association n'a pas démontré de préjudice indemnisable, et la responsabilité a été partagée, limitant l'indemnité à 15 280,40 euros.

Avocat : CABINET MONTESQUIEU AVOCATS

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305889

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B..., détenu, qui demandait la condamnation du Groupe hospitalier de la Région de Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) pour une prise en charge médicale insuffisante lors de sa détention. Le tribunal estime que les soins prodigués, notamment des séances de kinésithérapie et un suivi médical régulier, étaient conformes aux prescriptions médicales et que les soins d’ergothérapie et de balnéothérapie relevaient du confort. Aucune faute de nature à engager la responsabilité du GHRMSA n’est retenue, sur le fondement des articles L. 115-2 du code pénitentiaire et L. 6111-1-2 du code de la santé publique. Les conclusions indemnitaires et les demandes de frais d’instance sont rejetées.

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

20 janvier 2026• 5e chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507573

Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A....

Avocat : CABINET CELIA LAMY

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600695

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune d’Ambérieu-en-Bugey sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment dangereux situé rue Reine Clotilde. La requête visait à faire constater l’état de l’immeuble, y compris des bâtiments mitoyens, et à proposer des mesures pour mettre fin au danger pour la sécurité publique. Le tribunal a fait droit à cette demande en désignant un expert, avec pour mission d’examiner les lieux, de se prononcer sur l’existence d’un danger imminent et de proposer des mesures nécessaires. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CABINET AURAVOCATS

20 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508879

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 4 mars 2025. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, le préfet s'étant fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que sa situation relève de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet ne pouvait légalement appliquer les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser un titre de séjour à un ressortissant tunisien, sans méconnaître les stipulations de l'accord bilatéral. La solution retenue est fondée sur l'article 11 de l'accord franco-tunisien, qui réserve aux ressortissants tunisiens l'application de leur accord spécifique pour les titres de séjour liés à l'activité salariée.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

20 janvier 2026• 2e Section - 1re Chambre