35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
337 077
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS ALMA MONCEAU
Avocat : CABINET DJIMI
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Avocat : CABINET A&E
Avocat : CABINET COUDERC DINH & ASSOCIES
Avocat : CABINET SANDRINE GAUDRE COEUR-UNI
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Ladignac-le-Long refusant d’user de ses pouvoirs de police pour contraindre un propriétaire voisin à entretenir un chemin rural. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la demande des requérants était suffisamment explicite pour faire naître une décision. Sur le fond, il a jugé que le maire n’avait pas commis d’illégalité en refusant de mettre en œuvre les dispositions de l’article D. 161-24 du code rural et de la pêche maritime, dès lors que l’entretien du chemin relève de la police de la conservation du domaine communal et non des pouvoirs de police générale. La requête a donc été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la Congrégation des sœurs du Sacré-Cœur de Jésus de Saint-Jacut-les-Pins, qui sollicitait la décharge de l'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2018 à 2020 pour les revenus locatifs de biens immobiliers situés à Rennes. La requérante soutenait que ces revenus étaient indissociables de son but non lucratif et donc exonérés d'impôt sur le fondement du 5 de l'article 206 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les revenus tirés de la location des immeubles à Rennes constituaient des revenus patrimoniaux imposables au taux réduit de 24 %, conformément aux dispositions des articles 206 et 219 bis du code général des impôts. La solution retenue confirme l'assujettissement à l'impôt sur les sociétés pour les revenus locatifs ne se rattachant pas directement à une activité non lucrative.
Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI Le Fleac, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre de l'année 2016. La société invoquait une compensation avec une TVA qu'elle estimait avoir déclarée et payée ultérieurement, en 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que cette compensation était impossible, car la TVA invoquée ne relevait pas de la même période que celle couverte par l'avis de mise en recouvrement (2016), en application des articles L. 203 et suivants du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Nova Vista, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices clos en 2015, 2016 et 2017. La société n'a pas justifié de la déductibilité de charges de loyers, faute de produire un contrat de location la concernant directement et de démontrer la réalité des prestations facturées. Le tribunal a appliqué les règles de preuve issues de l'article 39 du code général des impôts, rappelant qu'il incombe au contribuable de justifier de la nature et de la contrepartie des charges déduites. La requête a été rejetée, y compris la demande de sursis de paiement.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A... contestant deux arrêtés de la maire de Paris ayant opposé un sursis à statuer de deux ans sur des déclarations préalables de changement de destination de bureaux en hébergement hôtelier. Le tribunal a jugé que les projets, bien que de faible ampleur, étaient de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme en cours d'élaboration, conformément à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. La solution retenue confirme la légalité des sursis à statuer, écartant les moyens d'incompétence et de méconnaissance du champ d'application de la loi.
Avocat : CABINET ERNST & YOUNG
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du préfet de police du 2 octobre 2023 refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante arménienne. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la présence continue de l’intéressée en France depuis huit ans et de son insertion socio-professionnelle stable. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée.
Avocat : CABINET SELARL SMETH
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné deux requêtes (n° 2325514 et n° 2402525) visant à annuler des arrêtés de la maire de Paris ayant opposé un sursis à statuer de deux ans à des déclarations préalables pour le changement de destination de bureaux en hébergement hôtelier. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation, et l’illégalité du futur plan local d’urbanisme (PLU) sur lequel se fondait le sursis, invoquant des violations de la Constitution, de la directive 2006/123/CE et des libertés fondamentales. La ville de Paris a soulevé des fins de non-recevoir, dont l’irrecevabilité des requêtes pour défaut de qualité à agir ou tardiveté. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, confirmant la légalité des sursis à statuer fondés sur l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, et a mis à leur charge les frais de justice.
Avocat : CABINET HORUS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la SNC du 9 rue Notre Dame des Victoires et de M. B... contestant les arrêtés de la maire de Paris ayant opposé un sursis à statuer de deux ans à leurs déclarations préalables de changement de destination de bureaux en hébergement hôtelier. Le tribunal a jugé que les projets, situés dans un secteur où la révision du plan local d'urbanisme était en cours, étaient de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan, conformément à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation des libertés fondamentales, estimant que la réglementation contestée relevait de la compétence de la commune en matière d'urbanisme. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros chacun à la Ville de Paris au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 28 novembre 2023 du ministre de l'intérieur prononçant son expulsion pour nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État et la sécurité publique, sur le fondement de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la convocation devant la commission d'expulsion avait été régulièrement notifiée à l'intéressé.
Avocat : CABINET SCP D'AVOCATS CLEMANG & ASSOCIES
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, rendue en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme A..., agent hospitalier, afin d’évaluer les préjudices résultant de son accident de service du 16 juillet 2024. La solution retenue est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile pour préparer une éventuelle action en responsabilité contre l’AP-HP. L’expert désigné devra notamment déterminer l’origine du dommage, la date de consolidation, et chiffrer l’ensemble des préjudices selon la nomenclature Dintilhac. En revanche, la demande de frais irrépétibles présentée par la requérante est rejetée.
Avocat : CABINET BJMR AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 9 mai 2025 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant saoudien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de changement de statut sur le fondement des articles L. 421-5 et L. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux entrepreneurs et professions libérales. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : CABINET LGAVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de police du 10 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, l'intéressé ayant été informé de la procédure et n'ayant pas sollicité d'entretien. Enfin, la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de police du 23 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation, estimant que les décisions mentionnaient les textes applicables (notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et l’accord franco-algérien) et les circonstances de fait. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels ou familiaux stables en France. En l’absence de demande de titre de séjour, le moyen tiré de l’article 6-7° de l’accord franco-algérien relatif à l’état de santé a été écarté comme inopérant.