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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

350 277

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414181

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. D..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour d’un an. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, en raison de l’ancienneté et de la stabilité de la présence en France du requérant (depuis 2018), de son activité professionnelle régulière et de sa vie familiale avec sa compagne et leur enfant né en 2025. La décision a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et l’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

29 septembre 2025• 5ème Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503355

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire et juge que la décision est suffisamment motivée, après examen de sa situation personnelle et familiale. Il estime que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’est pas applicable aux ressortissants algériens. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A....

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU

29 septembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304318

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A..., aide-soignante à l'AP-HP, contestant le refus de son placement en période de préparation au reclassement (PPR) et son placement en congé de formation professionnelle. La requérante invoquait la méconnaissance des articles L. 826-2 du code général de la fonction publique et du décret n°89-376 du 8 juin 1989. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision implicite de refus et l'arrêté de placement en congé de formation, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en ne plaçant pas l'agent en PPR.

Avocat : CABINET VL AVOCAT

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308117

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C..., praticien hospitalier, contestant deux titres de recettes émis par l’AP-HP pour le remboursement d’indus de salaire perçus en 2022. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur des titres, du défaut de motivation et de la prescription de la créance. Se fondant sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la santé publique, la juridiction a jugé que les titres étaient réguliers et que la créance n’était pas prescrite. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : CABINET EBC AVOCATS

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313309

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme C..., agent contractuel de l'AP-HP, contestant le refus implicite de la titulariser malgré la reconnaissance de son statut de travailleur handicapé. La juridiction a d'abord jugé recevables les conclusions indemnitaires, la requérante ayant régularisé sa demande par un courrier préalable. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision. En application des articles L. 352-1 et suivants du code général de la fonction publique, il a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la titularisation, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS (SELARL)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315068

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme A..., aide-soignante à l'AP-HP, contestant le refus de la placer en période de préparation au reclassement (PPR) et son placement en congé de formation professionnelle. La requérante invoquait la méconnaissance des articles L. 826-2 du code général de la fonction publique et du décret n°89-376 du 8 juin 1989. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET VL AVOCAT

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313699

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., aide-soignante à l’AP-HP, qui contestait le refus de prise en charge d’un examen IRM de l’épaule gauche consécutif à un accident de service. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que le lien direct entre les lésions à l’épaule et l’accident de service n’était pas établi, les douleurs n’étant apparues que plusieurs mois après l’accident et les examens médicaux ne révélant que des lésions mineures. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 822-24 du code général de la fonction publique, qui conditionne le remboursement des frais à un lien direct avec l’accident de service.

Avocat : CABINET BOURDON & FORESTIER (ASSOCIATION)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403567

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant sénégalais, au motif d’un défaut de motivation. Le préfet n’a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de trois mois et de saisir, le cas échéant, la commission du titre de séjour. L’État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET SASU SOCIETE D'AVOCAT NDIAYE

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410840

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., demandeur d'asile pakistanais, qui contestait la décision du directeur de l'OFII du 4 mars 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de présentation aux autorités les 23 et 30 novembre 2023. Bien que l'OFII, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a estimé que M. B... n'apportait pas la preuve d'une incapacité physique à se présenter à ces rendez-vous, ses documents médicaux (hépatite B, céphalées) étant insuffisants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, au motif que la décision de l'OFII n'est entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'une méconnaissance de la vulnérabilité du requérant, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET LOIRE, HENOCHSBERG (AARPI)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2220635

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a accordé à la SCI LF UK Office le remboursement d’un crédit de TVA de 17 005 euros pour août 2021. La société, assujettie à la TVA au Royaume-Uni pour une activité de location de locaux nus à usage de bureaux, a démontré que cette activité aurait pu être soumise à la TVA en France via une option. Le tribunal a appliqué l’article 271 du code général des impôts, considérant que les opérations ouvraient droit à déduction. L’Etat a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HERBERT SMITH FREEHILLS PARIS (LLP)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527018

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le préfet de police a refusé l’agrément en qualité d’agent de police municipale à M. C..., fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que les moyens invoqués, tirés du caractère disproportionné de la mesure et d’une erreur d’appréciation, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu d’une condamnation pénale pour violences conjugales. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions à fin d’injonction.

Avocat : CABINET LOUISE PARIS AVOCATE (EURL)

29 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300862

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la Fédération des entreprises de boulangerie, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet des Yvelines d’abroger l’arrêté du 21 avril 1995 imposant la fermeture hebdomadaire des points de vente de pain. Le tribunal a jugé que l’arrêté initial, fondé sur un accord professionnel, était légal à la date de son édiction et que la fédération n’apportait pas la preuve d’un changement de majorité indiscutable parmi les établissements concernés, condition nécessaire pour en demander l’abrogation sur le fondement de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue confirme la validité de l’arrêté préfectoral au regard de l’article L. 3132-29 du code du travail.

Avocat : CABINET DIXHUIT BOETIE

29 septembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506230

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Le tribunal a également jugé que la grossesse de la requérante, invoquée sur le fondement de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ne justifiait pas une dérogation au transfert, faute d'éléments sur son caractère pathologique ou sur l'insuffisance du système de santé espagnol. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

29 septembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506234

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine modifiant les modalités de son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la modification des jours de pointage ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

29 septembre 2025• Eloignement urgent
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404378

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d’expertise judiciaire présentée par la communauté de communes Ouest Aveyron Communauté sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait une mesure d’expertise pour déterminer l’origine et l’étendue des désordres affectant les sols de son bâtiment Interactis, après un nettoyage effectué par la société Verialis le 19 octobre 2022. Le tribunal a estimé que cette expertise n’était pas utile, car une expertise amiable contradictoire du 20 juillet 2023 avait déjà établi les causes, l’ampleur des dommages (568 m² de sols décolorés) et le coût des réparations (36 702 euros HT). Le litige persistant portait uniquement sur la répartition des responsabilités et l’application d’un coefficient de vétusté, questions juridiques ne relevant pas de la compétence d’un expert.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PORTALIS ASSOCIES - CAPA

29 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502909

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 juillet 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A. La condition d'urgence a été reconnue, car le refus exposait le requérant, agent de sécurité depuis 23 ans en CDI, à un risque direct et certain de licenciement et de perte de ses revenus. Le juge a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET NDIAYE

29 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2117635

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Tiburs, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour 2012. Le tribunal a jugé que la substitution de la proposition de rectification du 14 juin 2018 à celle du 21 décembre 2015, fondée sur l’abus de droit par fraude à la loi (article L. 64 du livre des procédures fiscales), était régulière et intervenue dans le délai de reprise. Il a estimé que le transfert du siège social au Luxembourg était artificiel et exclusivement motivé par un but d’évasion fiscale, sans justification économique réelle. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour abus de droit, en application de la convention fiscale franco-luxembourgeoise et du code général des impôts.

Avocat : CABINET GL CONSEILS & ASSOCIES

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305469

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B..., adjointe administrative au GHU Paris psychiatrie et neurosciences, qui contestait son affectation à la cellule régionale de régulation des lits. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle n'affectait pas ses droits statutaires, sa rémunération ou ses responsabilités. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions du GHU au titre des frais d'instance ont également été rejetées.

Avocat : CABINET SMITH D'ORIA

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316660

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la directrice des ressources humaines du GHU Paris psychiatrie et neurosciences de lui accorder des congés bonifiés pour 2023. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a finalement accordé le congé sollicité, ce qui a conduit la requérante à se désister purement et simplement de son instance. Par un jugement du 29 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément aux dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408594

Le Tribunal administratif de Paris a examiné le refus du préfet de police de délivrer une carte de séjour temporaire à un ressortissant tunisien. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour en qualité de salarié était régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et non par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui avait été retenu à tort par le préfet. Après avoir substitué cette base légale erronée par le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, le tribunal a examiné les moyens soulevés. Il a rejeté la requête de M. B..., estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de l'accord franco-tunisien.

Avocat : CABINET AEQUAE AVOCATS (SELARL)

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre