35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
350 977
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FILOR - JURI-FISCAL
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Avocat : CABINET CBA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., aide-soignante, contestant le retrait de son placement provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) par l'EHPAD La Seigneurie, ainsi que la demande de remboursement des rémunérations perçues. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision de retrait était légale et que la pathologie de l'agent n'était pas imputable au service en raison d'une faute personnelle détachant le lien avec le service. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 relatifs à la protection sociale des fonctionnaires.
Avocat : CABINET MINIER-MAUGENDRE ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais réfugié, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de voyage pour bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a constaté que la demande de renouvellement du titre était devenue sans objet, le préfet ayant enregistré la demande et convoqué l'intéressé pour les démarches biométriques en vue de sa délivrance. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer, l'urgence et l'utilité de la mesure sollicitée ayant disparu en cours d'instance.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B... à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d’un visa long séjour « salarié » arrivé à expiration, justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en raison des dysfonctionnements persistants de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne. Le tribunal a considéré que l’administration doit, dans un délai raisonnable, recevoir l’étranger et enregistrer sa demande, et a fixé un délai de quinze jours pour la convocation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CABINET AK AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour "passeport talent". Le juge a écarté l'exception de non-lieu et la fin de non-recevoir soulevées par le préfet, considérant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne faisait pas obstacle à l'existence d'une décision implicite. Pour apprécier la condition d'urgence, le tribunal a relevé que le requérant avait démissionné de son emploi, ce qui faisait obstacle à la présomption d'urgence en matière de refus de renouvellement de titre de séjour. En l'absence de justification d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET SOPHIE MARECHAL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS NESSAH COIFFURE, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de travail. Le tribunal a jugé que l'employeur ne pouvait ignorer le caractère frauduleux du titre d'identité italien présenté, et que sa bonne foi alléguée n'était pas établie. La solution retenue confirme le bien-fondé des sanctions appliquées sur le fondement des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du maire de Clichy-la-Garenne de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. Le tribunal a jugé que cette décision constituait un non-renouvellement et non un licenciement, car l'agent, recrutée sur un emploi permanent en attente de recrutement d'un fonctionnaire, ne pouvait prétendre à un contrat à durée indéterminée. Il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du caractère disciplinaire, du harcèlement moral et de la qualité de lanceur d'alerte. La solution s'appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique territoriale.
Avocat : CABINET DRAI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., adjoint technique territorial, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Sarcelles le 28 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la mesure de suspension, fondée sur l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était légale car les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant une mesure conservatoire dans l'intérêt du service. Les conclusions indemnitaires de l'agent ont également été rejetées, faute pour lui de démontrer l'existence de préjudices directs et certains en lien avec une faute de la commune.
Avocat : CABINET WOOG & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de Sarcelles a prolongé la suspension de fonctions de M. B..., agent territorial. La juridiction a jugé que cette prolongation méconnaissait l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, car aucun élément, comme des poursuites pénales, ne justifiait de dépasser le délai de quatre mois suivant la suspension initiale. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. B. au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., agent territorial de la commune de Sarcelles, pour contester deux décisions de prolongation de sa suspension de fonctions. La première requête visait l'arrêté du 16 août 2022, la seconde un courrier du 22 décembre 2022. Le tribunal a jugé que le courrier du 22 décembre 2022 était un simple informatif et non une décision faisant grief, rendant cette seconde requête irrecevable. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés contre l'arrêté du 16 août 2022, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du contradictoire, et la méconnaissance des articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen, en raison d’une infection nosocomiale et de fautes dans sa prise en charge suite à une blessure à la main. Le requérant invoque un retard fautif dans l’intervention chirurgicale et l’absence d’antibiothérapie adaptée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de M. B, estimant que l’origine nosocomiale de l’infection n’était pas établie et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHU n’était caractérisée. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et des dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales.
Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de l’association Organisation Juive Européenne (OJE) demandant l’annulation de la délibération du 29 juin 2022 par laquelle le conseil municipal de Vitry-sur-Seine a attribué la citoyenneté d’honneur à M. A... B.... Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir, jugeant que l’association justifiait d’un intérêt à agir en raison de son objet de lutte contre l’antisémitisme et que la délibération, constituant un hommage public aux effets juridiques, était un acte décisoire. Sur le fond, le tribunal a annulé la délibération, considérant qu’elle méconnaissait l’article L. 1112-1 du code général des collectivités territoriales et était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, eu égard au passé judiciaire de M. B... pour appartenance à des organisations illégales et tentative d’assassinat.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du 20 mai 2022 par lequel le maire d'Iverny l'a affectée à un poste d'agent d'entretien à temps complet. Le tribunal a jugé que cette mesure de changement d'affectation, ne constituant pas une réorganisation générale des services, ne nécessitait pas la consultation préalable du comité technique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, dont celui tiré d'une discrimination liée à l'état de santé, et a rejeté la demande d'annulation. La commune d'Iverny a obtenu le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à sa demande de frais de justice.
Avocat : CABINET ATHON-PEREZ
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation, malgré la possession d'une carte de résident italienne. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application de la convention d'application de l'accord de Schengen. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : CABINET LM AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord constaté que le désistement initial du requérant avait été rétracté, rendant la requête recevable. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été rejeté comme inopérant, la décision ne reposant pas sur ce fondement.
Avocat : CABINET LEGRAND
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet du Val-de-Marne sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande d'assortir d'une astreinte l'injonction faite au maire de Vitry-sur-Seine de retirer une banderole aux couleurs palestiniennes apposée sur la façade de l'hôtel de ville. La commune a sollicité à titre principal la modification des mesures de suspension et d'injonction ordonnées par une précédente ordonnance du 29 août 2025, en invoquant des éléments nouveaux (reconnaissance d'un génocide par l'ONU et annonce de la reconnaissance de l'État palestinien par la France). Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que ces circonstances ne suppriment pas le caractère attentatoire au principe de neutralité des services publics, qui s'oppose à l'affichage de signes politiques sur les édifices publics, et ne constituent donc pas des éléments nouveaux au sens de l'article L. 521-4.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES