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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

351 977

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406316

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère munie d'un passeport falsifié. Le tribunal a estimé que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu, la compagnie ayant pu consulter les éléments de comparaison. Il a également jugé que les anomalies du document (numéro imprimé sur la photo et erreur d'espacement) étaient décelables à l'œil nu, ce qui engageait la responsabilité du transporteur sur le fondement des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

23 septembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421325

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère gabonaise sans visa Schengen. La société soutenait que la passagère, munie d'un passeport de service gabonais, était exemptée de visa. Le tribunal a constaté qu'au moment du débarquement, la passagère avait présenté un passeport ordinaire sans visa, et non un passeport de service. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 6421-2 du code des transports.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

23 septembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526216

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du 20 juin 2025 par laquelle le préfet de Paris l'informait de la perte de son droit au relogement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il résultait de l'instruction que M. B s'était vu attribuer un logement social le 11 juillet 2025, solution de relogement effective qui faisait obstacle à l'urgence alléguée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

23 septembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501308

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni le 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien de 1968, compte tenu de la récence du mariage et de l’absence d’attaches familiales suffisamment établies en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A..., y compris celles relatives à l’obligation de quitter le territoire français et aux frais de justice.

Avocat : CABINET DAMY-RAYNAL-HERVE

23 septembre 2025• 1ère Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300260

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 6 janvier 2023 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations avait suspendu pour trois mois le référencement de la SAS MRM sur la plateforme "Mon Compte Formation". Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se bornait à des formules stéréotypées sans identifier précisément les manquements reprochés. Il a également retenu une irrégularité de procédure, la société n'ayant pas été mise en mesure de présenter utilement ses observations contradictoires, en violation de l'article L. 121-1 du même code.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

23 septembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2206805

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en plein contentieux par la société Amazon EU, a examiné sa demande de restitution partielle de la taxe sur les services numériques (TSN) acquittée pour 2019 par la société Amazon Online France, en sa qualité de redevable unique du groupe. La société requérante contestait l’inclusion dans l’assiette de la taxe de certains services (livraison, contenu numérique, stockage de photos, services logistiques) qu’elle estimait indépendants du service taxable d’intermédiation numérique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que seule la société Amazon Online France, en tant que redevable unique ayant déclaré et acquitté la taxe pour le groupe en application de l’article 1693 quater B du code général des impôts, avait qualité pour former une réclamation contentieuse, à l’exclusion des autres sociétés membres du groupe.

Avocat : CABINET BAKER & MCKENZIE

23 septembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300178

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Amazon Online France visant à obtenir la restitution partielle de la taxe sur les services numériques (TSN) acquittée au titre de 2019. La société soutenait que certains services inclus dans ses offres « Prime » et « Expédié par Amazon » (livraison, contenu numérique, stockage de photos, logistique et référencement) étaient indépendants du service taxable d’intermédiation numérique et devaient être exclus de l’assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la société requérante, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et que celle-ci n’apportait pas la démonstration que ces prestations constituaient des services distincts non soumis à la TSN définie à l’article 299 du code général des impôts. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 1er de son premier protocole additionnel a également été écarté.

Avocat : CABINET BAKER & MCKENZIE

23 septembre 2025• 2ème Chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01889

Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME

22 septembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502789

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Beauvais visant à prescrire une expertise. Cette mesure concerne les désordres affectant le pont OA 048 rue du Marais Saint-Quentin, présentant un risque d'effondrement pour les usagers et les immeubles attenants. L'expert désigné devra décrire les désordres, en rechercher l'origine et les causes, et proposer des mesures pour y remédier. La solution retenue est l'organisation d'une expertise judiciaire, jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige au fond.

Avocat : CABINET CBG

22 septembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515669

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’une requête en référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, visant à suspendre une décision du 23 juillet 2025 le réintégrant dans son corps d’origine et l’affectant à la direction départementale des finances publiques de la Seine-Saint-Denis. Le requérant a toutefois présenté un désistement pur et simple de sa requête. Le juge des référés a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte par une ordonnance du 22 septembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

22 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523251

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 25 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII refusait à M. A D, demandeur d'asile colombien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le motif initial de fraude n'était pas établi et que la substitution de motif invoquée par l'OFII (demande de réexamen) ne pouvait être retenue, faute pour l'administration d'avoir démontré que l'intéressé avait effectivement présenté une telle demande. La décision a été prise en application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

22 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523333

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par M. C, ressortissant afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 18 juillet 2025 refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil, annule cette décision. Le tribunal juge que l’OFII a méconnu l’article 20 de la directive 2013/33/UE, qui impose un examen au cas par cas, proportionné et motivé, en garantissant un niveau de vie digne, et que la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, interprétés à la lumière de la directive précitée.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

22 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523336

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, un ressortissant malien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

22 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525468

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant d'enjoindre au préfet de police de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet ayant délivré la convocation sollicitée, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales à fin d'injonction. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

22 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525848

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la délibération du jury de l'examen du diplôme de géomètre-expert foncier et de la décision du ministre de l'enseignement supérieur lui interdisant de se représenter. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la composition du jury et du non-respect du principe d'égalité de traitement, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.

Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)

22 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527007

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A C d’une demande tendant à la modification d’une précédente ordonnance afin d’obtenir sa convocation par le préfet de police sous astreinte, au motif que l’injonction initiale n’avait pas été exécutée. Postérieurement à l’introduction du recours, le préfet a convoqué l’intéressé pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour, rendant les conclusions fondées sur l’article L. 521-4 du code de justice administrative sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a admis M. A C au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

22 septembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209056

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la demande de la SA Siveco Group, qui contestait des retenues à la source mises à sa charge au titre des exercices 2015 et 2016 pour des prestations versées à sa filiale tunisienne. Le tribunal a d'abord jugé que l'imposition était valablement établie sur le fondement de l'article 182 B du code général des impôts, les prestations étant utilisées en France. Il a ensuite écarté l'argument de la société requérante tiré de la convention fiscale franco-tunisienne, estimant que la filiale Siveco TS ne pouvait être considérée comme résidente fiscale tunisienne au sens de cette convention, car elle bénéficiait d'une exonération totale d'impôt sur les sociétés en Tunisie. Par conséquent, la demande de décharge a été rejetée.

Avocat : CABINET SCM QUATRAIN

22 septembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400598

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Essonne d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de trois ans prise en 2020 et de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que les conclusions dirigées contre le refus d'abrogation de l'IRTF étaient devenues sans objet, car une nouvelle IRTF avait été prononcée en décembre 2023, abrogeant implicitement la précédente. Par ailleurs, les conclusions contre le refus d'enregistrer la demande de titre de séjour ont été jugées irrecevables, faute de demande préalable susceptible de faire naître une décision administrative. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET BOUDJELLAL SOHIL

22 septembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505195

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La décision a donc été confirmée.

Avocat : CABINET LANDAIS

22 septembre 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505682

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme D, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles 3 et 6 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison d'un recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal écarte ces moyens, jugeant que l'arrêté est régulièrement signé par délégation, suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET TUSHISHVILI

22 septembre 2025• 5ème chambre