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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

355 227

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507186

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction et les conséquences sur le logement étudiant et l'emploi saisonnier de l'intéressé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de cinq jours, sous astreinte.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

12 août 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507264

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par une étudiante demandant la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, l'administration a délivré à la requérante un récépissé de demande de titre de séjour, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

12 août 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507490

Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de M. A E B contestant l'arrêté du préfet du Nord du 1er août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et un défaut d'information sur son statut de victime de traite des êtres humains. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions d'éloignement, sans application des textes relatifs à la protection des victimes de traite.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

12 août 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509339

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, en se fondant sur la délégation de signature et la motivation de l’arrêté. Il a également jugé que l’assignation était légale au regard de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, applicable immédiatement, dès lors que l’obligation de quitter le territoire datait de moins de trois ans.

Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU

12 août 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520815

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure de reprise en charge, la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que l'état de santé de la requérante ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en l'absence de défaillances systémiques en Belgique et de risque de détérioration irrémédiable de sa santé.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

11 août 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522229

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait la suspension de la décision du 2 juin 2025 par laquelle l'université Paris-Panthéon-Assas avait refusé son admission en master 1 droit des affaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de deux mois entre la notification de la décision et l'introduction du recours, et de l'admission de l'étudiant dans un autre master de la même université, sans qu'il justifie de l'impossibilité matérielle de suivre cette formation.

Avocat : CABINET BCTG AVOCATS

11 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513522

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de statuer sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ou de lui délivrer une attestation provisoire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, la demande étant toujours en cours d’instruction selon le préfet, et que l’urgence n’était pas établie. La décision s’appuie sur les articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET LÉO POLIN

11 août 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505281

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que l'entretien de vulnérabilité avait été mené par un agent habilité, conformément à l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal a considéré que le requérant avait été informé dans une langue qu'il comprend, en application des articles L. 141-3 et L. 551-10 du CESEDA.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

11 août 2025• Eloignement urgent
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302306

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SA Saint-Loup demandant le dégrèvement de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des biens situés à Albertville, pour les années 2010 à 2021. Le tribunal a jugé irrecevable la réclamation pour les années 2010 à 2019 car présentée hors délai, en application de l'article R*196-2 du livre des procédures fiscales. Pour les années 2020 et 2021, il a estimé que la société ne pouvait plus bénéficier de l'exonération de quinze ans prévue à l'article 1384 A du code général des impôts, celle-ci ayant déjà été appliquée pour la période antérieure. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET DS AVOCATS

11 août 2025• Juge unique 7
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303608

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Manolou, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2021 concernant un meublé de tourisme situé aux Gets. La juridiction a jugé que la taxe était due, car au 1er janvier 2021, le bien n'était pas encore proposé à la location saisonnière (le mandat de gestion ayant été signé en novembre 2021) et que la SCI en conservait la libre disposition. Les erreurs matérielles (année et adresse) dans la décision de rejet et l'avis d'imposition ont été considérées comme sans incidence sur le bien-fondé de l'impôt. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

Avocat : CABINET NEOLEXIS

11 août 2025• Juge unique 7
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324790

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à obtenir une provision de 60 000 euros de la part de l'ONIAM ou, à titre subsidiaire, de l'AP-HP. La requête portait sur l'indemnisation des préjudices résultant d'infections nosocomiales et de leur aggravation après une ostéosynthèse en 2017. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'ONIAM ou de l'AP-HP était sérieusement contestable, notamment en raison de l'incertitude sur le lien entre les infections successives et le taux de déficit fonctionnel permanent. Aucune provision n'a donc été accordée, et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET BIBAL (SELARLU)

11 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519090

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de convoquer M. A, ressortissant tunisien sous curatelle, afin d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a retenu que l'administration avait l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, et que l'urgence était caractérisée par l'expiration du titre de séjour et ses conséquences sur les droits sociaux et le risque d'éloignement. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

11 août 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504993

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société SAS SOGERES d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) visant à contester le rejet de sa candidature dans le cadre d’une concession de service public pour la restauration scolaire. En cours d’instance, le pouvoir adjudicateur (SIVOM du Haut-Médoc) a retiré sa décision de rejet et admis la candidature de la requérante. La société SOGERES s’est alors désistée purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a clos l’affaire sans examiner le fond du litige.

Avocat : SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

11 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520964

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de convoquer M. A, ressortissant marocain, pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction et de l'impossibilité pour le requérant de faire enregistrer sa demande via le téléservice de l'ANEF. Il a également écarté l'exception d'incompétence soulevée par le préfet, en jugeant que la demande relevait de la préfecture de police de Paris, l'intéressé justifiant d'une adresse parisienne. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET SELARL SMETH

11 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513062

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 5 juin 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision répondant à un objectif de sécurité publique et l'invalidation n'étant pas définitive, et qu'aucun moyen soulevé (défaut d'information préalable, usurpation d'identité) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 223-3, R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CABINET CHARLES CHAMBENOIS

11 août 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502485

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Yvelines de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la durée de traitement de sa demande, bien qu’importante, n’était pas spécifique à sa situation et ne caractérisait pas une nécessité prioritaire par rapport aux autres étrangers. M. B, en situation irrégulière depuis 2018, n’a pas justifié de circonstances particulières justifiant un traitement accéléré. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET BOUDJELLAL SOHIL

8 août 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402333

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la demande ne portant pas sur ce fondement. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

8 août 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303933

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Nord le 17 avril 2023. Le tribunal a notamment substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, par les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans priver le requérant de garanties. Il a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 6 et 7 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

8 août 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507061

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante irakienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 21 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (défaut d'information et d'entretien individuels conformes aux articles 4 et 5 du règlement Dublin III), un défaut de motivation, et un risque de refoulement en cas de transfert. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

8 août 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507063

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A B, ressortissant irakien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 21 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait notamment des vices de procédure (défaut d'information et d'entretien individuel), un risque de refoulement vers son pays d'origine, et une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision de transfert.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

8 août 2025• Reconduite à la frontière