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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

355 576

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520075

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 2 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas apporté la preuve que M. A avait dissimulé l'obtention d'une protection internationale en Grèce, se fondant sur un document insuffisant. Cette absence de preuve a conduit le tribunal à considérer que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

5 août 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501381

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur demande de l'association Anticor, a examiné la responsabilité de l'État pour l'illégalité de l'arrêté du 2 avril 2021 renouvelant son agrément pour se constituer partie civile, annulé pour erreur de droit. La solution retenue est que l'obligation de l'État de réparer les préjudices causés par cette faute n'est pas sérieusement contestable, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le tribunal a ainsi accordé une provision de 16 200 euros pour les frais d'instance engagés par l'association pour contester l'annulation de son agrément, considérant ce préjudice comme certain et en lien direct avec la faute. En revanche, les autres demandes de provision (frais de procédure pénale, surcroît de travail, préjudices extra-patrimoniaux) ont été rejetées, leur caractère certain ou le lien de causalité n'étant pas établi.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET FELTESSE, WARUSFEL, PASQUIER & ASSOCIES (SELARL)

5 août 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509462

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud maintenant M. B en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la privation de rémunération dure depuis 23 mois et le requérant a introduit son recours moins d'un mois avant l'expiration de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

5 août 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501069

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 juillet 2025 de la commission de l'académie de Corse confirmant le refus d'autoriser l'instruction en famille de l'enfant A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que la scolarisation en établissement porterait une atteinte grave et immédiate à leur situation ou à l'intérêt de l'enfant. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE FOYER DE COSTIL

5 août 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504859

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 juin 2025 par laquelle la maire de Lancieux a refusé d'accorder un droit d'expression à un élu d'opposition dans les supports de communication municipaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'absence de parution imminente du bulletin municipal et de l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate aux intérêts du requérant. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

5 août 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505118

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile, était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'évaluation de vulnérabilité, considérant que l'agent de l'OFII était présumé qualifié. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

5 août 2025• Eloignement urgent
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506371

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait la décision du préfet du Nord du 30 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision est régulièrement signée par un chef de bureau délégataire et qu'elle mentionne les éléments de fait et de droit requis. Il juge également que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 9-1 du règlement (CE) n° 1560/2003 est inopérant, le délai de six mois pour exécuter le transfert n'étant pas expiré. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 août 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519945

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait la décision du Directeur général de l'OFII du 3 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le requérant, en présentant une nouvelle demande d'asile après avoir été transféré vers la Croatie, n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant ainsi la cessation des conditions matérielles d'accueil.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

5 août 2025• 8e Section - MESD
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512498

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant ghanéen, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant contesté la décision litigieuse près de trois mois après sa notification, sans justifier de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

5 août 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 498068

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

4 août 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498068.20250804• 6ème chambre jugeant seule
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512432

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l’assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le juge a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, enregistrée le 5 juin 2025, était tardive car introduite après l’expiration du délai de recours de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, lequel court à compter de la notification de la décision intervenue le 28 mai 2025. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET REDILEX AVOCATS FERDI-MARTIN PREIRA

4 août 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512265

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er juillet 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a clôturé la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières, et a relevé que la décision contestée ne constituait pas un refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

4 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520052

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui sollicitait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance d'un document l'autorisant à séjourner et à travailler. Le juge a constaté que le préfet avait pris, le 18 juillet 2025, un arrêté refusant le titre de séjour et obligeant l'intéressée à quitter le territoire français. Cette décision administrative fait obstacle à la mesure sollicitée, en l'absence de péril grave justifiant de ne pas l'exécuter. La requête a donc été rejetée, après admission provisoire de Mme B à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520339

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le préfet de la région Île-de-France d’une demande de suspension de la délibération du Conseil de Paris autorisant la signature d’une concession de service pour l’hippodrome de Paris-Vincennes, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que le moyen tiré de l’illégalité de la procédure d’attribution, notamment le non-respect du montant minimal de redevance, n’était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. Il a considéré que ce montant ne constituait pas une caractéristique minimale essentielle au sens de l’article L. 3121-4 du code de la commande publique et que la suspension porterait une atteinte excessive à l’intérêt général, compte tenu de l’échéance imminente de la convention actuelle.

Avocat : CABINET FOUSSARD - FROGER (SCP)

4 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521117

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de suspension d'une sanction de trois ans de suspension ferme infligée à M. B, entraineur de football, par la Fédération française de football (FFF). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, car la sanction compromettait gravement et immédiatement la situation professionnelle et financière du requérant, en faisant obstacle à son recrutement pour la saison à venir. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.

Avocat : CABINET MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX (SCP)

4 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521118

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le refus privait l'intéressé des droits attachés à sa protection et de toute attestation de prolongation depuis le 17 mai 2025. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail sous 24 heures et de réexaminer la demande sous 15 jours.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

4 août 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301557

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Nice du 7 décembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour la création d'une véranda, en raison de l'avis défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) concernant la proximité de la Villa Arson, monument historique. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du préfet de région, conformément aux articles R. 424-14 du code de l'urbanisme et L. 621-30 et suivants du code du patrimoine. En application de ces textes, le maire était tenu de suivre l'avis de l'ABF, et le pétitionnaire devait d'abord contester cet avis devant le préfet avant tout recours contentieux. Par conséquent, la requête de M. A a été jugée irrecevable et rejetée.

Avocat : CABINET ESTEVE-RUA

4 août 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505068

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur le motif que Mme A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa vulnérabilité. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation au regard des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT

4 août 2025• Eloignement urgent
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502737

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre de l'aire de grand passage des gens du voyage à Dijon. La juridiction a retenu que l'occupation illicite, caractérisée par des branchements sauvages sur les réseaux d'eau et d'électricité, créait un danger pour la sécurité des occupants et faisait obstacle à l'accueil des voyageurs de passage, justifiant ainsi l'urgence et l'utilité de la mesure. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la propriété des personnes publiques et de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

4 août 2025
TA75Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521548

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. C G et M. D G d'une demande de suspension de la décision du 13 juin 2025 du proviseur du lycée français de Tananarive refusant la réinscription de quatre enfants, ainsi que des décisions de radiation du 19 juin 2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des actes, notamment en raison d'un défaut de procédure contradictoire, d'une erreur de droit et d'une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP)

4 août 2025