35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
356 869
Avec résumé IA
Avocat : CABINET MUNIER-APAIRE;CACHARD
Avocat : CABINET MUNIER-APAIRE
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : CABINET QOLUMN (SARL)
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 9 juillet 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant marocain, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été respectée, le préfet n'ayant pas accordé au requérant un délai suffisant pour présenter ses observations. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (retrait de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) a été annulé. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 9 juillet 2025 retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été respectée, le préfet n'ayant pas accordé au requérant un délai suffisant pour présenter ses observations. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (retrait de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) a été annulé.
Avocat : CABINET DOURDIN-ROBINET-FERAL
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 mai 2025 renouvelant son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'impliquait pas une obligation pour l'administration d'organiser un entretien préalable. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 732-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 21 mai 2025 par lequel le préfet du Nord avait renouvelé l'assignation à résidence de M. A pour une durée de quarante-cinq jours. Cette annulation est fondée sur l'erreur de droit commise par le préfet, l'arrêté attaqué étant fondé sur des décisions du 14 avril 2025 (obligation de quitter le territoire et assignation à résidence) qui avaient été annulées par un jugement du 23 mai 2025. La solution retenue applique les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant turc, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, pris par le préfet du Nord en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. A ayant été informé et invité à présenter ses observations lors d'une audition préalable. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné trois requêtes de M. E, agent public, concernant un refus de protection fonctionnelle pour harcèlement moral, une demande d'indemnisation pour préjudices subis, et un refus de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie. Saisi après renvoi de la cour administrative d'appel de Marseille, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. E. Pour le refus de protection fonctionnelle et la demande indemnitaire, il a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis, et pour le refus de reconnaissance de maladie professionnelle, il a jugé que la décision de l'administration n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation. Les décisions s'appuient notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CASSEL
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné trois requêtes de M. E, agent public, concernant le refus de protection fonctionnelle pour harcèlement moral, une demande d'indemnisation pour les préjudices subis, et le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la pathologie de M. E n'était pas imputable au service. Les décisions contestées ont été jugées conformes aux dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 5 juin 2021 de la maire des Echelles lui ordonnant de cesser des travaux. En cours d’instance, M. A a obtenu une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable le 19 septembre 2022, ce qui a conduit le tribunal à constater son désistement d’instance. Par ailleurs, la commune des Echelles, simple observateur dans la procédure, a vu ses conclusions rejetées comme irrecevables. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 480-2 du code de l’urbanisme et R. 611-7 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CCMC - CAPRON - MANIEUX - CHOPINEAUX
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la société MJU à verser une provision de 28 366,72 euros à la société d'exploitation de l'aéroport d'Annecy Meythet. Cette somme correspond à des redevances domaniales, taxes et charges impayées, ainsi qu'à des pénalités de retard contractuelles, dans le cadre d'une convention d'occupation temporaire du domaine public aéroportuaire. Le juge a estimé que l'obligation n'était pas sérieusement contestable, la société MJU n'ayant pas produit de défense. La décision applique le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET GUITTON-DADON
Avocat : CABINET THALAMAS MAYLIE
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. B, agent de l'université Lumière Lyon 2, contestant son placement en congé à titre conservatoire avec demi-traitement, son éviction de toutes fonctions, puis son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a constaté que l'arrêté initial du 18 avril 2023 et l'arrêté de retrait du 19 octobre 2023 avaient été retirés en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions dirigées contre ces actes. Il a également jugé que les courriels d'éviction invoqués ne constituaient pas des décisions faisant grief, les rendant irrecevables. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté le surplus des demandes, incluant les injonctions et les frais de justice.
Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 2 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités maltaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel la directrice du centre hospitalier de Saint-Brieuc-Paimpol-Tréguier avait exclu temporairement de ses fonctions pour un an un infirmier, M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la décision privant l'agent de tout traitement pendant un an et portant une atteinte grave à sa situation financière et personnelle. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la sanction, en raison notamment du défaut de notification du droit de se taire lors de l'audition préalable et du caractère potentiellement disproportionné de la mesure au regard des faits reprochés. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA
Sanction disciplinaire d'un an d'exclusion temporaire prononcée par la directrice du centre hospitalier de Saint-Brieuc-Paimpol-Tréguier à l'encontre d'un agent. Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de cette sanction. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge ayant estimé que la condition d'urgence était présumée et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'un possible défaut d'impartialité et d'une atteinte à la liberté syndicale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 4 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités finlandaises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux de sa situation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.