35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
359 075
Avec résumé IA
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Avocat : CABINET ACHILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. C, demandeur d'asile congolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que M. C n'avait pas été informé, avant la décision, que le refus d'une orientation en région ou d'une proposition d'hébergement pouvait entraîner ce refus, le privant ainsi d'une garantie prévue par les articles L. 551-9, L. 551-10 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Avocat : AARPI BARATA CHARBONNEL;CABINET VEIL JOURDE
Avocat : CABINET ARES
**Sujet principal :** Responsabilité médicale du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux pour erreur de diagnostic et prise en charge inadaptée d’un patient atteint d’un sarcome. **Juridiction :** Tribunal administratif de Bordeaux (5ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal retient la faute du CHU pour absence de biopsie préalable et de réunion pluridisciplinaire, engageant sa responsabilité. Il fixe le taux de perte de chance à 92 % et condamne l’établissement à indemniser M. B (préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux), son épouse et sa fille (préjudice d’affection), ainsi qu’à rembourser les débours de la CPAM de la Gironde et les prestations de la société Malakoff Humanis Prévoyance. **Textes appliqués :** Articles L. 761-1 du code de justice administrative (frais de justice) ; principes de responsabilité pour faute en matière médicale (perte de chance).
Avocat : SELARL CABINET AURELIE JOURNAUD
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué à Paris un passager marocain muni d'un titre de séjour italien contrefait. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, la communication d'une copie du document et d'une planche comparative étant suffisante pour permettre à la compagnie de présenter ses observations. Sur le fond, il a estimé que les irrégularités du titre de séjour étaient manifestes et auraient dû être décelées par un examen normalement attentif des agents d'Air France lors de l'embarquement, conformément aux articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B contestant le refus de permis d'aménager un lotissement par le maire de Vaux-en-Bugey. Le tribunal a jugé que la demande de complément de dossier, portant sur l'acceptation de communication électronique, était illégale car non prévue par le code de l'urbanisme (articles R. 441-1 et suivants). Par conséquent, cette demande n'a pu interrompre le délai d'instruction, et un permis d'aménager tacite est né à l'expiration de ce délai. Le refus du 5 août 2024 constitue donc un retrait irrégulier de ce permis tacite, faute de procédure contradictoire préalable. La décision de refus est annulée, et il est enjoint au maire de délivrer une attestation de permis tacite.
Avocat : CABINET AURAVOCATS
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C. Celui-ci demandait la suspension de l'autorisation implicite donnée par Nantes Métropole pour l'installation temporaire d'une œuvre d'art sur la colonne Louis XVI. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'installation étant provisoire, réversible et n'ayant pas d'impact suffisamment grave et immédiat sur la situation du requérant ou sur la protection du patrimoine. La requête a été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIEES
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A, ressortissant russe, pour contester le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, suite à sa demande de réexamen de l'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique le 1er juillet 2025.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, sapeur-pompier volontaire, contestant les décisions de résiliation de son engagement prises par le président du SDIS de la Gironde les 17 juillet et 30 octobre 2023. Le tribunal a constaté que la première décision du 17 juillet 2023 avait été retirée avant l’introduction du recours, entraînant un non-lieu à statuer sur ce point. Pour la seconde décision, le tribunal a jugé que la résiliation, fondée sur une condamnation pénale pour des faits graves, n’était pas disproportionnée et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, rejetant ainsi les moyens soulevés. Les requêtes ont été rejetées, et les conclusions indemnitaires du SDIS ont également été écartées.
Avocat : SCP CABINET LEXIA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A, sapeur-pompier volontaire, qui contestait son arrêté de suspension de fonctions pris par le SDIS de la Gironde. Le tribunal rappelle que la suspension est une mesure conservatoire et non une sanction disciplinaire, et qu'elle peut être fondée sur une infraction de droit commun, sans lien nécessaire avec les fonctions. Il estime que la condamnation pénale de M. A pour violences sur personnes vulnérables constitue une faute grave justifiant la suspension, et que le délai écoulé entre la condamnation et la décision n'affecte pas sa légalité. La solution est fondée sur l'article R. 723-39 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C, professeure, qui demandait l'annulation du refus du recteur de retirer un rapport de son dossier administratif. La requérante soutenait que ce rapport contenait des accusations inexactes et portait atteinte à sa carrière. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car la décision de refus de retrait d'une pièce du dossier n'est pas soumise à une obligation de motivation. Sur le fond, il a estimé que la présence du rapport dans le dossier n'était pas contraire aux dispositions des articles L. 137-1 et L. 137-2 du code général de la fonction publique, ni à celles du décret du 15 juin 2011, dès lors que ce document intéressait la situation administrative de l'agent.
Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 14 mai 2025 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a refusé de verser à la société Eneko une subvention de 1 891 340 euros pour l'installation de centrales photovoltaïques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou à un intérêt public. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de l'erreur de droit, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la collectivité.
Avocat : CABINET KPMG AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La requérante ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, car elle ne justifiait pas de trois ans de séjour continu sous couvert d'un titre "salarié". Par ailleurs, le tribunal a relevé que les titres de séjour "passeport talent" détenus par Mme B ne permettaient pas, en application des articles L. 421-12 et L. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de prétendre à la carte de résident de longue durée-UE sollicitée.
Avocat : CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU