35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
368 168
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FIELDFISHER
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et à l'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 28 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, agent contractuel de la commune de Bondy, qui demandait le paiement de 1 575 euros pour 21 jours épargnés sur son compte épargne-temps (CET) non pris avant la fin de son contrat, ainsi qu'une indemnisation pour préjudice. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'instituait un droit à rémunération des jours épargnés sur un CET pour les agents non titulaires, en l'absence de délibération de la commune prévoyant une telle indemnisation. La solution s'appuie sur les articles L. 611-2 du code général de la fonction publique et les décrets n° 88-145 et n° 2004-878.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de police du 5 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 9 décembre 2024 par lequel le préfet de police a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'admettant pas l'intéressé au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté de son séjour en France depuis 2007 et de son activité professionnelle continue. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente. L'État est également condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant, malgré son engagement associatif et son contrat de travail. Enfin, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence a été rejeté. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet du Nord a fixé le pays d'éloignement de M. A, ressortissant tadjik condamné à une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen complet de la situation personnelle de l’intéressé, en ne consultant pas le fichier Eurodac malgré les déclarations répétées de M. A sur le dépôt d’une demande d’asile en Allemagne. Cette annulation est prononcée sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions à fin d’injonction et de frais d’instance sont rejetées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société 18 bis rue d'Anjou Paris VIII APS, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des suppléments de prélèvement sur les plus-values de cession immobilières pour les exercices 2015 à 2018. La société soutenait notamment que la réévaluation libre de son bilan lui était opposable et que l’amende prévue à l’article 1761 du code général des impôts était disproportionnée. Le tribunal a jugé que l’administration fiscale avait correctement appliqué les règles de calcul des plus-values et des amortissements, et que les amendes infligées n’étaient pas disproportionnées au regard des stipulations de la convention européenne des droits de l’homme. Les demandes de décharge et de sursis de paiement ont donc été rejetées.
Avocat : CABINET PIERRE BOUDRIOT (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société 130 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris VIII APS, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et de prélèvement spécial sur les plus-values immobilières (article 244 bis A du CGI) pour l'exercice 2018, ainsi que les pénalités et amendes correspondantes (article 1761 du CGI). La société invoquait notamment la méconnaissance de la garantie prévue à l'article L. 48 du LPF, l'opposabilité de la réévaluation libre de son bilan sur le fondement de l'article L. 80 A du LPF, et le caractère disproportionné de l'amende au regard de l'article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration fiscale.