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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

372 399

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE00265

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES

6 mai 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2103675

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C E, major de police, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 547 807 euros en réparation des préjudices subis lors d’un accident de service survenu le 12 décembre 2012. Le requérant invoquait une faute de l’administration dans l’organisation du service et la responsabilité sans faute, estimant que l’indemnisation déjà accordée par la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) était insuffisante. Le tribunal a considéré que les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et de la loi du 13 juillet 1983 fixent un régime forfaitaire de réparation pour les pertes de revenus et l’incidence professionnelle, sans faire obstacle à une indemnisation complémentaire pour d’autres préjudices. En l’espèce, la solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n’ayant pas retenu de faute de nature à engager la responsabilité de l’administration ni de préjudice non couvert par le régime forfaitaire.

Avocat : CABINET ATHON-PEREZ

6 mai 2025
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
• 6ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304309

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Pas-de-Calais refusant de délivrer une carte nationale d'identité à l'enfant mineure C E, au motif que l'administration n'avait pas établi avec certitude le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité effectuée par le père français. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 2 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955, la carte nationale d'identité est délivrée à tout Français qui en fait la demande, et que seul un doute suffisant sur l'identité ou la nationalité peut justifier un refus. En l'espèce, les éléments invoqués par le préfet (absence de communauté de vie, défaut de participation à l'entretien de l'enfant) étaient insuffisants pour caractériser une fraude. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour erreur d'appréciation.

Avocat : CABINET QUENNEHEN - TOURBIER

6 mai 2025• 7ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303852

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de l'association Relais et Châteaux visant au remboursement de crédits d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre des années 2013 à 2015, pour un montant de 105 926 euros. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà partiellement fait droit à la demande pour les années 2015, 2017 et 2018 par une décision du 24 juillet 2024, mais que le litige persistait sur le surplus. La solution retenue par le tribunal est de rejeter les conclusions de l'association, en application des articles R. 196-1 du livre des procédures fiscales et 223 O du code général des impôts, au motif que la demande de remboursement pour les années 2013 et 2014 était tardive et que celle pour 2015 n'était pas fondée.

Avocat : CABINET EVERTAX SELARL

6 mai 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305210

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Ces impositions avaient été établies sur le fondement de l’article 111 c du code général des impôts, l’administration estimant que M. B avait appréhendé des sommes prélevées sur les sociétés CFC et CIPA, dont il était le maître de l’affaire. Le tribunal a fait droit à la demande, sans examiner les autres moyens, en retenant que l’administration avait méconnu l’article L. 76 du livre des procédures fiscales. En effet, bien que M. B ait demandé la communication des documents comptables et relevés bancaires des sociétés tiers sur lesquels l’administration s’était fondée, celle-ci ne les lui a pas fournis, alors que ces documents n’étaient pas directement et effectivement accessibles au contribuable dans les mêmes conditions qu’à l’administration.

Avocat : CABINET BREDIN PRAT SAS

6 mai 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1622667

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Somfy, qui demandait le remboursement de 178 815 euros de contribution au service public de l'électricité (CSPE) pour la période 2014-2015. La société soutenait que l'obligation d'achat d'énergies renouvelables et son financement par la CSPE constituaient des aides d'État illégales. Le tribunal a jugé que le produit de la CSPE n'influence pas directement le montant de ces aides, lesquelles ne sont pas accordées dans la limite des recettes de cette contribution, et a donc écarté ce moyen. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 121-6 et suivants et L. 314-1 et suivants du code de l'énergie, ainsi que sur la loi n° 2000-108 du 10 février 2000.

Avocat : CABINET FIDAL

6 mai 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301795

Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision du 2 juin 2023 par laquelle le préfet de la Charente avait suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois. Le tribunal juge que cette mesure de police, fondée sur l'article L. 224-7 du code de la route, était soumise à une procédure contradictoire préalable en vertu de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. En l'absence d'urgence caractérisée, le préfet ne pouvait légalement se dispenser de cette formalité. La décision est annulée et il est enjoint au ministre de l'intérieur d'effacer la mention de cette suspension du relevé d'information du permis de M. B.

Avocat : CABINET CHANGEUR

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204058

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, un ancien marin de la marine nationale, qui sollicitait 30 000 euros pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence liés à son exposition à l'amiante. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir à partir de la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l'amiante et de ses risques, sans que le requérant n'établisse avoir agi dans ce délai.

Avocat : CABINET TTLA PARIS

6 mai 2025• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204091

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 30 000 euros pour un préjudice d'anxiété et des troubles dans les conditions d'existence liés à son exposition à l'amiante durant sa carrière de marin. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que la créance de M. A était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir à compter de la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l'amiante et de ses droits, sans que des actes interruptifs valables n'aient été établis. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TTLA PARIS

6 mai 2025• 7ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT02934

Avocat : CABINET RACINE (PARIS)

6 mai 2025• 5ème chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02291

Avocat : CABINET AVOCATS EFFICIA

6 mai 2025• 3ème chambre (formation à 3)
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01103

Avocat : CABINET POLLONO

6 mai 2025• 5ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300534

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A, qui demandait réparation du préjudice moral subi en raison de conditions de détention indignes au centre de détention de Casabianda. Le tribunal a examiné la requête au regard des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code pénitentiaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre de la responsabilité pour faute de l'État en matière de conditions de détention.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

6 mai 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300535

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi lors de sa détention au centre de Casabianda (décembre 2019 à novembre 2020), en raison de conditions de détention qu’il estimait indignes. Le tribunal a examiné les manquements allégués au regard de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code pénitentiaire. La solution retenue n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais le tribunal a statué en plein contentieux sur la responsabilité de l’État pour faute.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

6 mai 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310113

Le Tribunal Administratif de Paris annule la cotisation supplémentaire de prélèvement forfaitaire non libératoire mise à la charge de la SARL MTM Consulting au titre de l'année 2019. La solution retenue est que l'administration a commis une erreur sur l'identité du redevable légal de cette imposition, prévue à l'article 117 quater du code général des impôts. Le tribunal juge que seuls les bénéficiaires des distributions (M. et Mme A) sont les redevables légaux, et non la société distributrice. En conséquence, la société est déchargée de cette imposition supplémentaire.

Avocat : CABINET LPA LAW (SELAS)

6 mai 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305984

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Bakynn, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et de taxes assises sur les salaires pour les années 2014 à 2016. La société invoquait notamment un défaut de motivation de la décision de rejet de sa réclamation et de la proposition de rectification, ainsi qu'une irrégularité dans la signature des avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de rejet était inopérant et que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET CHANDELLIER-CORBEL

6 mai 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1813115

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de la société Franprix Leader Price Holding visant au remboursement de 19 709 euros de contribution au service public de l'électricité (CSPE) pour les années 2011 à 2013. La société invoquait une méconnaissance des directives européennes 92/12 et 2008/118. Le tribunal estime que la requérante ne justifie pas, par des éléments probants comme des factures, avoir effectivement acquitté les montants dont elle réclame la restitution. La solution est fondée sur les articles L. 121-6 du code de l'énergie et les dispositions du décret n° 2004-90.

Avocat : CABINET PDGB (SCP)

6 mai 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301792

Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision du 15 mai 2023 par laquelle le préfet de la Charente avait suspendu le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge retient que cette mesure de police, fondée sur l'article L. 224-7 du code de la route, était soumise à une procédure contradictoire préalable en vertu de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. En l'absence d'urgence caractérisée, le préfet ne pouvait légalement s'en dispenser. Le tribunal enjoint à l'administration d'effacer la mention de cette suspension et condamne l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CHANGEUR

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503373

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par l’association « Collectif pour la défense des jardins et espaces naturels du Val-de-Marne » d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 autorisant l’abattage de 62 arbres d’alignement dans le cadre du projet d’infrastructure de transport « Altival » à Villiers-sur-Marne. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu de la nécessité de préparer l’accès à la future gare du Grand Paris Express devant ouvrir fin 2026 et du calendrier d’abattage prévu entre novembre 2025 et mars 2026. Les moyens soulevés, notamment l’absence de signature de l’arrêté, l’incompétence partielle et la méconnaissance de l’article L. 350-3 du code de l’environnement, n’ont pas été examinés au fond en raison de l’absence d’urgence caractérisée.

Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES

6 mai 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201092

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D et M. A demandant l'annulation de l'arrêté du 6 juin 2022 du maire de Dontreix interdisant l'arrêt et le stationnement sur un chemin rural. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 2212-2 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, était suffisamment motivé et précis. Il a estimé que la mesure était nécessaire et proportionnée aux risques pour la sécurité publique, compte tenu de l'étroitesse du chemin et du manque de visibilité. Les requérants n'ont pas démontré l'absence de places de stationnement alternatives sur leur propriété.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS

6 mai 2025• 2ème chambre