35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
373 001
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS COURRECH
Avocat : CABINET FIDAL
Avocat : CABINET WHITE & CASE
Avocat : CABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de police du 20 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Sans examiner les autres moyens, il a annulé l'arrêté attaqué au motif que le préfet n'a pas établi avoir saisi les autorités italiennes dans les délais impartis par le règlement (UE) n° 604/2013, ni que ces autorités ont accepté la reprise en charge. La décision s'appuie sur les règlements (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 21 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le défaut d'examen de la situation, et la violation du droit d'être entendu. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière au regard des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI des Cordières visant à l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2022 du maire de Vert-Saint-Denis ordonnant la fermeture d'établissements recevant du public pour des motifs de sécurité. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable n'était pas requise en raison de l'urgence, et que les infractions constatées (absence d'autorisations d'urbanisme et non-respect des règles de sécurité) n'étaient pas prescrites. Il a également estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fondant sa décision sur les pouvoirs de police générale des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, conseiller municipal de Drancy, contestant la légalité de plusieurs articles du règlement intérieur du conseil municipal. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, M. B ayant eu connaissance de la délibération du 11 juin 2020 adoptant le règlement dès cette date, sans avoir formé de recours dans le délai de deux mois. Les modifications ultérieures du règlement n'ont pas rouvert ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales et R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par les sociétés A TP et TPPL d’un litige en plein contentieux relatif au solde de deux lots d’un marché public de travaux (eau potable, eaux usées et eaux pluviales) conclu avec la communauté urbaine Angers Loire Métropole. Les requérantes réclamaient le paiement de diverses rémunérations complémentaires pour des travaux supplémentaires et des sujétions imprévues, tandis que la collectivité défenderesse contestait la plupart de ces demandes. Le tribunal a fixé le solde du décompte général à la somme de 3 948 654,67 euros HT, rejetant le surplus des prétentions des sociétés, et a mis à leur charge les frais irrépétibles. Cette décision s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations contractuelles, sans référence à des textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
Avocat : CABINET HENRION
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de la SCI Ebenezer visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel le maire d'Orléans s'est opposé à sa déclaration préalable de changement de destination d'un gymnase en salle de prière, ainsi que la décision de caducité de l'autorisation de travaux. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les frais d'entretien invoqués par la société requérante ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts pour justifier une suspension. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions en référé-suspension, désistement pur et simple auquel le juge a donné acte. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a rejeté la demande du préfet de Corse tendant à la suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Pietrosella pour l'extension d'une maison individuelle. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-16 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de la localisation du projet en zone urbanisée et de l'absence de risque avéré. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de l'Etat des frais de justice exposés par la commune.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Pietrosella à M. B pour la démolition-reconstruction d'une habitation et d'une piscine. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux, le projet étant situé dans la bande littorale des 100 mètres et constituant une nouvelle construction dans un espace non urbanisé. La condition d'urgence a été reconnue, le préfet ayant agi dans le délai légal d'un mois suivant la transmission de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante soudanaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle n'était pas entachée d'un défaut d'examen et que la procédure était régulière, l'entretien de vulnérabilité ayant été mené par un agent formé. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant les conditions matérielles d'accueil à une demanderesse de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur la requête de la SARL Contrôle Technique Plus Autovision contestant des rappels d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2014 à 2017. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les points ayant fait l’objet d’un dégrèvement partiel par l’administration, notamment concernant les produits financiers et l’amortissement comptabilisé hors délai. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions de la société, jugeant notamment que la procédure de taxation d’office pour 2017 était régulière et que les redressements étaient fondés sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il juge que le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence d'éléments suffisants établissant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 10 septembre 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant égyptien, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sans tenir compte de la durée et de la continuité de l'activité professionnelle de l'intéressé, employé en contrat à durée indéterminée depuis janvier 2020. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi ont été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 5 août 2024 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de présence en France de Mme B (plus de dix ans), de son intégration professionnelle et sociale, et de la gravité de sa pathologie (VIH) nécessitant un suivi médical spécialisé à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet de police le 5 août 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de défaut d'examen, jugeant que les erreurs matérielles relevées étaient sans incidence sur la légalité de la décision. S'agissant du moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas l'indisponibilité d'un traitement approprié pour son VIH et ses pathologies associées dans son pays d'origine, le Sénégal, conformément à l'avis du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.