35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 581
Ordonnances
376 663
Avec résumé IA
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Avocat : CABINET F. NAIM
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. La requérante invoquait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se prévalant d'une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que la simple existence d'une promesse d'embauche ne constitue pas, à elle seule, un motif exceptionnel justifiant une régularisation, et que l'autorité administrative n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance du titre. Par conséquent, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur dans l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour soins, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète s'était fondée à bon droit sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que Mme A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 lui retirant sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Maroc comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de faits ou de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée avant l'audience. Le tribunal a ainsi accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet du Nord.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, ressortissante bosnienne, contestant un arrêté du préfet du Nord du 20 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 7 janvier 2025. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 8 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes de M. A, concernant d'une part une assignation à résidence et d'autre part un retrait de carte de résident assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur, défaut de motivation, méconnaissance du droit d'être entendu, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les décisions s'appuient notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet du Nord a prolongé pour une troisième fois l'assignation à résidence de M. A, ressortissant congolais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet n'a pas démontré que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, condition posée par l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision est annulée et l'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par M. B, ressortissant malien, pour suspendre le refus implicite puis explicite du préfet du Nord de renouveler sa carte de séjour "travailleur temporaire". Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, réputée satisfaite en cas de refus de renouvellement de titre, et le moyen tiré de l'illégalité du refus d'autorisation de travail au regard de l'article R. 5221-20 du code du travail. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'instruction a été clôturée après l'audience, le juge ayant entendu les parties sur les moyens soulevés. Les textes appliqués incluent l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'article R. 5221-20 du code du travail, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a constaté que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, n'était plus remplie en l'espèce, dès lors que le préfet avait délivré à l'intéressé un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 17 juin 2025, régularisant ainsi provisoirement sa situation. Cette délivrance faisait obstacle à ce que la décision implicite de rejet produise des effets suffisamment graves et immédiats pour justifier une suspension.
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par M. A d'une demande d'annulation de la décision du directeur régional des finances publiques rejetant sa contestation d'une demande d'assistance administrative au recouvrement adressée à la Belgique. Le requérant soutenait que la procédure était irrégulière car elle portait sur le recouvrement de cotisations sociales, exclues du champ de l'assistance mutuelle prévue à l'article L. 283 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la demande d'assistance n'était pas détachable de la procédure de recouvrement et ne pouvait faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant togolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 25 mars 2025 refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a estimé que la demande d'asile de l'intéressé, fondée sur son orientation sexuelle et les risques de persécutions au Togo, était manifestement infondée en raison du caractère peu crédible et contradictoire de ses déclarations. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au ministre de refuser l'entrée en France lorsque la demande est manifestement dénuée de pertinence ou de crédibilité. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la violation de la confidentialité, des conditions de l'entretien, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles 33 de la convention de Genève et 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant les arrêtés du préfet de police du 24 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 36 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel. Il a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A pour contester la décision "48 SI" du 28 mars 2024 invalidant son permis de conduire, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions routières. Le ministre de l'intérieur a fait valoir que ces décisions avaient été retirées du dossier de l'intéressé et les points restitués. Constatant que le recours était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SELARL CABINET CHANGEUR
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme C, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 25 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance de référé du 19 décembre 2024, a enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la demande de carte de résident de M. C sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision fait suite à l’inexécution de l’injonction initiale de délivrance provisoire d’un titre de séjour, dont le caractère provisoire a été confirmé par le juge. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme C. Ces derniers contestaient la remise en cause de la réduction d'impôt sur le revenu dont ils avaient bénéficié au titre de l'année 2014 pour des investissements réalisés en Martinique via des SCI, au motif que le produit des souscriptions n'avait pas été investi dans le délai de dix-huit mois prévu par l'article 199 undecies C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la conclusion de conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée ne constituait pas un investissement au sens de ce texte, et que les requérants n'avaient pas justifié de l'emploi des fonds dans le délai imparti. La demande de décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, des pénalités et des intérêts de retard a donc été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCAT PHILIPPE HERY
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Massmark et Co, qui contestait le refus de l’administration de lui octroyer les aides du fonds de solidarité pour les mois de janvier à avril 2021. Le tribunal a jugé que la société, dont l’activité principale n’était pas interdite d’accueil du public au sens de l’article 3-19 du décret n°2020-371, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l’aide au titre de janvier 2021. Pour les mois de février à avril, le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas d’une perte de chiffre d’affaires suffisante pour être éligible aux aides prévues par les articles 3-22, 3-24 et 3-26 du même décret. Les autres moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des décisions et l’illégalité de la foire aux questions, ont été écartés comme infondés.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS MAYLIE LACLAU