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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

377 812

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300965

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que M. B, célibataire et sans charge de famille en France, n'était pas isolé en cas de retour au Maroc où réside sa famille.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

28 mars 2025• 1ère chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301185

Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL du domaine de Caranella et de son gérant, pour occupation sans titre du domaine public maritime par une terrasse de restauration de 230 m² sur la plage de Tramulimacchia. Les défendeurs contestaient l’appartenance du terrain au domaine public, invoquant l’illégalité de l’arrêté d’incorporation des lais et relais de la mer et un droit de propriété. Le tribunal a jugé que les installations étaient situées sur le domaine public maritime, constituant une contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, et a condamné les contrevenants au paiement d’une amende ainsi qu’à la remise en état des lieux sous astreinte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET D'AVOCATS GENTY

28 mars 2025• Magistrat statuant seul
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301259

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Corse concernant la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

28 mars 2025• 1ère chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501592

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé précontractuel par les sociétés Opsia, contestant la procédure de passation d'un marché public lancé par le SDEEG pour l'acquisition d'un plan corps de rue simplifié. Les requérantes soutenaient que le pouvoir adjudicateur avait modifié la pondération des critères d'attribution après l'analyse des offres, ce qui constituait un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le SDEEG n'avait pas modifié la pondération annoncée et que les sociétés Opsia ne justifiaient pas d'un intérêt lésé, leur offre n'étant pas classée en première position. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

28 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216769

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D, aide-soignante, qui contestait la sanction disciplinaire du blâme prononcée à son encontre le 22 septembre 2022 par la directrice adjointe de l'EHPAD Emile Gérard. Le tribunal a jugé que la délégation de signature à la directrice adjointe était régulière pour une sanction du premier groupe comme le blâme, relevant de la gestion courante du personnel en vertu des articles L. 315-17 et D. 315-67 du code de l'action sociale et des familles. Il a également écarté les autres moyens, notamment celui tiré de la méconnaissance du droit de se taire lors de l'entretien disciplinaire, jugé inopérant. La demande de Mme D a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET MINIER-MAUGENDRE ET ASSOCIÉS

28 mars 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502704

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite de la préfète de l'Essonne de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

28 mars 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404502

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par des riverains demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 7 décembre 2023 par le maire de Mantes-la-Ville à la société Nexity IR Programmes Domaines pour un ensemble de 95 logements. Après examen des nombreux moyens soulevés, le tribunal a retenu comme fondés ceux tirés de la méconnaissance de l'article 2.5.3.1 des dispositions communes du PLU (longueur excessive des lucarnes) et de l'article 4.2.1 du règlement de zone UAa (non-respect de la morphologie urbaine). En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis dans un délai de cinq mois, sans se prononcer sur les autres moyens.

Avocat : CABINET CLF LAURENT FRÖLICH

28 mars 2025• 3ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207465

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. et Mme E contestant la décision de la commune de Nézel d'exercer son droit de préemption urbain sur leur terrain. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'absence de projet réel. Il a jugé que la délégation de compétence de la communauté urbaine à la commune, puis du maire, était régulière et que la décision était suffisamment motivée par la réalisation d'un espace vert. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET VRIONI

28 mars 2025• 3ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401770

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. E de deux requêtes contestant des arrêtés du maire de Claye-Souilly mettant en recouvrement une astreinte de 22 500 euros pour non-respect d’une mise en demeure de déplacer des caravanes. Le tribunal a relevé d’office que l’arrêté du 30 mars 2022 (requête n°2205435) avait été retiré et remplacé par celui du 30 novembre 2022, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le premier acte. Pour la requête n°2300883, le tribunal a jugé que l’exception d’illégalité de l’arrêté du 9 juin 2021 était irrecevable, cet acte étant devenu définitif, et a rejeté les autres moyens comme infondés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête et rejeté la seconde, sans faire droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : CABINET ANDOTTE

28 mars 2025• 4ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300883

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. E contestant des arrêtés du maire de Claye-Souilly mettant en recouvrement une astreinte de 22 500 euros pour non-respect d'une mise en demeure de déplacer des caravanes. Le tribunal a relevé d'office que l'arrêté du 30 mars 2022 était devenu sans objet et que l'exception d'illégalité de l'arrêté du 9 juin 2021 était irrecevable car cet arrêté était devenu définitif. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur les articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET ANDOTTE

28 mars 2025• 4ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420100

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme C contestant le refus implicite puis exprès de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision expresse de rejet du 28 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite et était suffisamment motivée. Il a jugé que la commission de médiation avait légalement pu estimer que l'urgence n'était pas caractérisée, Mme C étant déjà locataire dans le parc social sans avoir démontré avoir sollicité une mutation auprès de son bailleur. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CABINET CAMILLE MIALOT AVOCAT (SELARL)

28 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502511

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Nord sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. M. B s’étant désisté de ses conclusions principales, le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 mars 2025. Il a par ailleurs admis l’intéressé à l’aide juridictionnelle provisoire en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502369

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des décisions implicites de rejet du préfet du Nord concernant ses demandes de titres de séjour. M. A s’est ensuite désisté de ses conclusions à fin de suspension. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500090

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 31 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement avait été respectée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Il a également estimé que le transfert ne méconnaissait ni l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du règlement relatives à la détermination de l'État responsable. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412840

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 12 décembre 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. D, ressortissant irakien demandeur d'asile, aux autorités belges. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, dit "Dublin III", car le préfet n'a pas prouvé que l'entretien individuel obligatoire avait été mené par une personne qualifiée en droit national. En effet, le cachet administratif apposé sur le résumé de l'entretien ne correspondait pas aux initiales de l'agent l'ayant conduit, ce qui a privé la procédure de garanties essentielles. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de transfert.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309102

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet du Nord refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors que Mme B a la charge exclusive de son enfant, de nationalité allemande, scolarisé en France et ayant vocation à demeurer dans l'Union européenne. L'arrêté a été annulé en toutes ses décisions (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination).

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025• 7ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306357

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 12 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant les décisions suffisamment précisées en droit et en fait. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025• 7ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306339

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions du 9 juin 2023 par lesquelles le préfet du Nord avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante centrafricaine, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de sa fille de nationalité française, âgée de sept ans, scolarisée et entourée de sa famille en France. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

28 mars 2025• 7ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108107

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA De La Couture et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2021 autorisant Mme E à exploiter des parcelles à Monchecourt. Le tribunal a jugé que l'argument d'un abus de droit lié à l'embauche fictive du fils de Mme E était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du code rural et du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA), ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : CABINET MEILLIER THUILLIEZ

28 mars 2025• 7ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494395

Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE

27 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:494395.20250327• 2ème chambre jugeant seule